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Khentkaous II

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Khentkaous
Image illustrative de l’article Khentkaous II
Relevé d'un relief représentant la reine Khentkaous II trouvé dans son temple funéraire d'Abousir.
Nom en hiéroglyphe
W17
X1
D28
D28 D28
S29B7
Transcription Ḫnt-kȝ.w=s
Période Ancien Empire
Dynastie Ve dynastie
Fonction principale Reine d'Égypte
Famille
Père Sahourê (?)
Mère Méretnebty (?)
Conjoint Néferirkarê Kakaï
Enfant(s) Néferefrê
Niouserrê
Iryenrê (?)
Néferseshem (?)
Râhotep (?)
Nébouibnebty (?)
Sépulture
Nom Pyramide de Khentkaous II
Type Pyramide à faces lisses
Emplacement Abousir
Date de découverte 1976
Découvreur Miroslav Verner
Fouilles 1976 - 1986
Objets Fragments du sarcophage en granite de la reine
Archives du temple funéraire

La reine Khentkaous II est la femme du roi Néferirkarê Kakaï de la Ve dynastie. Elle est la mère des rois Néferefrê et Niouserrê.

Attestations

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La reine est attestée par plusieurs éléments[1] :

La tombe située à Abousir d'un personnage anonyme au beau nom Ptahmersetjef, « sous-directeur des serviteurs du ka de la mère du roi Khentkaous » ; un bloc provenant très probablement de la tombe mentionne la chapelle de la « mère du roi »[2]. Si Michel Baud attribuait cette attestation à Khentkaous II[2], le fait que la reine soit simplement qualifiée de « mère du roi » et non de « mère de deux rois » pourrait en fait renvoyer à la « mère du roi » Khentkaous III dont l'existence a été découverte après la publication de Michel Baud[3].

La reine porte les titres suivants[1],[4] :

  • « Épouse du Roi » (ḥm.t-nsw.t),
  • « Épouse du Roi sa bien-aimée » (ḥm.t-nsw.t mry.t=f),
  • « Aimée de Néférirkarê tous les jours » (mr.t Nfr-jr-kȝ-Rˁ rˁ nb),
  • « Mère du Roi » (mw.t-nsw.t),
  • « Mère de deux Rois de Haute et Basse-Égypte » (mw.t-nsw.t-bity-nsw.t-bity),
  • « Celle qui voit Horus et Seth » (mȝȝ.t Ḥrw Sts̆),
  • « Grande des louanges » (wr.t ḥs.t),
  • « Grande du sceptre-hétès » (wr.t ḥts),
  • « Suivant d'Horus » (ẖt-Ḥrw),
  • « Celle qui s'assoit avec Horus » (tjst-Ḥrw),
  • « Compagnon d'Horus » (smr.t-Ḥrw),
  • « Prêtresse de Bapef » (ḥm.t-nṯr Bȝ-pf),
  • « Prêtresse de Tjasépef » (ḥm.t-nṯr Ṯȝ-spf),
  • « Prêtresse de Thot » (ḥm.t-nṯr Ḏḥwty),
  • « Directrice des bouchers de la maison de l'acacia » (ḫrp.t ss̆mtiw jmȝt/s̆nḏt),
  • « Fille du dieu » (sȝ.t-nṯr),
  • « Celle pour qui toute chose qu'elle ordonne est accomplie » (ḏdt ḫt nb(.t) jr.tw n.s).

Comme la reine Khentkaous Ire, sa titulature, « mw.t-nsw.t-bity-nsw.t-bity », donne lieu à deux interprétations : « Mère de deux rois de Haute et Basse-Égypte » ou « Mère du roi de Haute et Basse-Égypte et roi de Haute et Basse-Égypte »[5]. De ce fait, elle fut assimilée à son ancêtre, mais les études récentes menées par l'équipe tchèque qui fouille le site d'Abousir, nécropole royale de la Ve dynastie, permettent clairement d'écarter cette hypothèse et donnent plus de sens à l'interprétation de cette titulature. Étant la mère de deux rois, c'est donc la première interprétation qui serait à retenir[5].

Aujourd'hui, on peut donc restituer la véritable place de cette reine qui, épouse d'un roi mort prématurément, assura la régence pendant la minorité de ses deux fils qui se succédèrent sur le trône de leur père. Elle devint de ce fait une personnalité révérée et à laquelle un culte fut rendu, homonyme de l'ancêtre dynastique Khentkaous Ire dont elle pourrait être une descendante[6].

Généalogie

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De part ses titres, Khentkaous II est assurément l'épouse du roi Néferirkarê Kakaï  dont il est d'ailleurs la seule connue  et la mère des rois Néferefrê et Niouserrê[7],[8],[9].

Aucun autre enfant n'est connu avec certitude[8], mais le « fils du roi » Iryenrê semble être son fils car il est représenté sur une scène du temple funéraire de la reine, et il est mentionné dans les archives d'Abousir avec elle[10]. Les « fils du roi » Néferseshem et Râhotep pourraient être des fils de Néferirkarê, bien que cela ne soit pas certain[10]. Enfin, la « fille du roi de sa chair » Nébouibnebty pourrait être une fille de Néferirkarê ou bien une fille de Niouserrê[10].

La reine a été considérée comme pouvant descendre de la reine Khentkaous Ire[11]. Elle a également été considérée comme pouvant être la fille de Sahourê, mais cela est réfutée par Vivienne Callender car elle ne porte jamais le titre de fille du roi[11].

Restitution en élévation des pyramides royales de Néferirkarê Kakaï et de Khentkaous II à Abousir

Ces fouilles ont ainsi révélé qu'elle se fit édifier un complexe pyramidal complet à Abousir, non loin des complexes funéraires de son époux et de son premier fils Néferefrê, comprenant une pyramide, un temple funéraire et une pyramide satellite.

Parmi les découvertes faites dans son complexe funéraire, il faut mentionner celle d'une partie des archives sur papyrus du temple qui démontrent que le culte de la reine fut actif pendant trois siècles au moins.

Notes et références

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  1. 1 2 Baud 2005, p. 553.
  2. 1 2 Baud 2005, p. 553 et 623.
  3. Verner 2017, p. 108.
  4. Callender 2011, p. 175-176.
  5. 1 2 Baud 2005, p. 552.
  6. Verner 2017, p. 91-108.
  7. Baud 2005, p. 553-554.
  8. 1 2 Callender 2011, p. 177.
  9. Verner 2014, p. 49.
  10. 1 2 3 Verner 2014, p. 52.
  11. 1 2 Callender 2011, p. 178.

Bibliographie

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  • Michel Baud, Famille royale et pouvoir sous l'Ancien Empire égyptien, Le Caire, Institut français d'archéologie orientale, , 2e éd. (1re éd. 1999), 678 p. (ISBN 2-7247-0250-6) ;
  • (en) Vivienne Gae Callender, In Hathor's Image : The Wives and Mothers from Egyptian Kings from Dynasties I-VI, vol. I, Prague, Czech Institute of Egyptology Charles University, , 406 p. (ISBN 978-80-7308-381-6) ;
  • (en) Miroslav Verner, Sons of the Sun : Rise and Decline of the Fifth Dynasty, Prague, Czech Institute of Egyptology Charles University, , 308 p. (ISBN 978-80-7308-541-4) ;
  • (en) Miroslav Verner, Abusir : The Necropolis of the Sons of the Sun, Le Caire, The American University of Cairo, , 2e éd. (1re éd. 2002), 420 p. (ISBN 978-977-416-790-4).

Liens externes

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