Khedroob Thondup

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Khedroob Thondup
Khedroob Thondup in 2020.png
Khedroob Thondup en 2020
Fonction
Directeur
Tibetan Refugee Self Help Center
depuis
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (68 ans)
CalcuttaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
མཁས་གྲུབ་དོན་གྲུབVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Père
Mère
Zhu Dan (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Chow Mei-li (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Tenzin Khedup aussi écrit Tenzin Khedrub, aussi appelé Khedroob Thondup (tibétain : མཁས་གྲུབ་དོན་གྲུབ, Wylie : mkhas grub don grub), né le 24 juin 1952 à Calcutta[1],[2] en Inde est un homme politique tibétain, fils de Gyalo Thondup et neveu du dalaï-lama.

Biographie[modifier | modifier le code]

Tenzin Khedup a étudié au St Joseph's College, Darjeeling (en) , à l'université de Delhi[3] et a obtenu un MBA de l'université de San Francisco, États-Unis. Depuis 1986, il est directeur du Tibetan Refugee Self Help Center à Darjeeling[4].

Il a été élu député aux 12e, 13e et 14e assemblées tibétaines du Parlement tibétain en exil[4].

Tenzin Gyatso, le 14e dalaï-lama, avec Lobsang Phuntshok Lhalungpa, examinant un ouvrage tibétain à la bibliothèque du Congrès en 1979.
Khedroob Thondup, entouré de son épouse Meili Chow et de l'historien Chang Yen-hsien lors d'un symposium en 2012 à Taïwan en faveur des droits de l'homme et de la liberté religieuse au Tibet dédié à l'auto-immolation de Tibétains.

Khedroob Thondup était un assistant personnel du 14e dalaï-lama et l'a accompagné lors de son premier voyage en 1979 aux États-Unis. Il a été envoyé par le dalaï-lama à Pékin pour le dialogue tibéto-chinois de 1980 à 1993, et a interagi avec Xi Zhongxun et Hu Jintao[3]. Il a visité la Chine plus d'une dizaine de fois avec son père Gyalo Thondup[5]. Il a rencontré le 10e panchen-lama, et déclare : « nos nombreuses conversations ont souligné à plusieurs reprises qu'il était avant tout un Tibétain avec ses responsabilités envers le peuple tibétain et son soutien engagé envers le dalaï-lama dans ses efforts pour une résolution pacifique avec Pékin de la question du Tibet »[6].

En mai 2008, un dirigeant de République populaire de Chine l'a contacté à Taipei pour lui demander si le dalaï-lama accepterai d'assister aux Jeux olympiques d'été de 2008 pour apaiser les tensions au Tibet[7].

Il est l'auteur de deux livres : Dalai Lama My Son et Tibet in Turmoil[8]. Il vit actuellement à Taipei[3].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mary Craig, Kundun: une biographie du dalaï-lama et de sa famille, préface du 14e dalaï-lama, traduction François Vidonne, Presses du Châtelet, 1998, (ISBN 2911217330), p. 193
  2. Anne F. Thurston, Gyalo Thondup The Noodle Maker of Kalimpong: The Untold Story of My Struggle for Tibet, p. 138
  3. a b et c Why I am not afraid of Communist China, Tibet Sun, 3 juin 2019
  4. a et b (en) « "The Tibetan National Emblem" - International Network of Parliamentarians »
  5. Benjamin Kang Lim, Frank Jack Daniel, Insight: Does China's next leader have a soft spot for Tibet?, Reuters, 30 août 2012
  6. Benjamin Kang Lim, Thousands in China pay tribute to late Tibetan lama, Reuters, 11 février 2008
  7. Ralph Jennings, China floats inviting Dalai Lama to Olympics: Tibet MP, Reuters, 12 mai 2008
  8. India Trinley, Book Review: Tibet in Turmoil, News-Tibet, Volumes 13 à 21, Office of Tibet, 1986, p. 9-10

Liens externes[modifier | modifier le code]