Khalid El Quandili

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Khalid El Quandili
Khalid El Quandili au siége de l'UNESCO à paris pour la remise de sa Legion d'Honneur.jpg
Khalid El Quandili au siége de l'UNESCO à Paris pour la remise de sa Legion d'Honneur
Biographie
Naissance
Nationalité
Activité
PDG Canal Atlas TV
Autres informations
Distinctions

Khalid El Quandili est une personnalité française d’origine marocaine[1].

Pendant plus de 30 ans, cet ancien champion du monde de Full-Contact, a essayé de participer à une meilleure connaissance de la banlieue et à trouver de nouveaux concepts pour valoriser les cités françaises.

Aujourd'hui[Quand ?], il dirige la télévision Canal Atlas et partage son temps entre la France, le Maroc et la Belgique son pays d'adoption. La vice-première ministre belge, Joëlle Milquet, témoigne de son action en Belgique à l'UNESCO [2]. À cette occasion le PDG du Point, Frantz-Olivier Giesbert, racontae une anecdote sur leur rencontre[3]. Depuis 2017, il est également le président de Radio Mercure[4].

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans un quartier pauvre de Rabat, il grandit en région parisienne à Nanterre[5]. Il découvre le karaté à douze ans. En 1978, le kick Boxing vient de faire son apparition en France. Il participe à un tournoi libre qu’il remporte[réf. nécessaire]. Daniel Renesson, président du Full Karaté Club, lui propose de venir s’entrainer gracieusement[réf. nécessaire] dans sa salle à Paris. Il a été plusieurs fois champion de France, d’Europe et enfin du Monde de 1986 à 1992[5].

En 1984, il créé l’association Sport Insertion Jeunes[6] afin de « Redonner des valeurs aux jeunes, et notamment le respect de l'autorité, en impliquant les parents »[5]. Il a été par la suite contacté par le ministre de la ville et ensuite par François Mitterrand. Le Président de la République a assisté en 1992 à la Nuit des Trophées de l’Insertion qui récompense des acteurs de la société civile œuvrant dans l’ombre dans les quartiers dits difficiles[6].

Avant de se retrouver dans la cité Pierre Collinet à Meaux, il a vécu une partie de son enfance dans le quartier des Bosquets à Montfermeil[5]. De 1991 à 1993, il est chargé de mission Ville auprès de la fédération des œuvres laïques de Seine-Saint-Denis[réf. souhaitée]. Il est, entre autres, à l'origine de l'existence des « Opérations Prévention Été » autour du sport dans des villes comme Montfermeil. Il a aussi mis en place dans ce département un diplôme d'animateur sportif et social au sein de l'UFOLEP[réf. souhaitée].

Il intègre le Conseil Économique et Social en 1992[5]. Il a été membre de plusieurs commissions ministérielles[réf. souhaitée]. Il a été à la tête d’une délégation composée de plusieurs fonctionnaires de différents ministères tels que celui de la Culture, de la Jeunesse et Sports ou encore de l’Intérieur en tant que Médiateur National à la Jeunesse[réf. nécessaire]. Il réalise en 1996 un rapport sur les banlieues pour l'équipe d'Alain Juppé[5]. En 1996, après accord du Jacques Chirac, le ministère de la ville lui propose de devenir le premier préfet « Beur »[réf. nécessaire]. Il refuse pour se lancer dans un projet de télévision citoyenne[réf. souhaitée]. Quatre ans plus tôt, il avait aussi décliné un secrétariat d’État proposé par Pierre Bérégovoy à la demande du Président de la République[6].

Khalid El Quandili a organisé des voyages autour de chantiers, telle la mise en place et l'installation d'équipements sportifs dans des quartiers populaires à l'étranger, et plus particulièrement dans les pays du Maghreb[5]Source insuffisante .

Il organise la journée « J'aime ma banlieue » à la suite des émeutes de 2005 dans les banlieues[7]. Il rassemble 5 000 responsables des cités françaises autour d’une manifestation d’échange sur la banlieue qui agit positivement[7]. Il dénonce à cette occasion l’inefficacité du gouvernement de Villepin sur les plateaux télés et au stade Pierre de Coubertin[7]Source insuffisante .

Son parcours a été l'objet d'un reportage diffusé à l'UNESCO à l'occasion de sa remise de Légion d'Honneur[8].

Le Réserviste de la République[modifier | modifier le code]

En 1992, François Mitterrand le fait nommer au Conseil Économique et Social à la Section « Cadre de Vie »[réf. nécessaire]. Il assume cette activité jusqu’en 2005 à travers différents ministères (Matignon, Ville, Équipement et Transport, Jeunesse et Sport, Culture, Intérieur et Défense), au cours de missions interministérielles et dans des institutions publiques (RATP et Croix Rouge Française).

Après demande de Michel Delebarre, ministre de la Ville en 1991, il est médiateur dans les quartiers[réf. nécessaire]. En 199[Quoi ?], il est membre du Comité National de Consultation pour la Jeunesse. Il a assuré par la suite, le suivi des propositions en direction des quartiers, auprès de Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la Jeunesse et des Sports. Il crée pour cela un centre de ressources des animateurs locaux[réf. nécessaire].

En , il est décoré pour ses 26 années d’activités au service de l’insertion des jeunes des banlieues. Au siège de l’Unesco, il est élevé au rang de chevalier de la Légion d’Honneur[9]Source insuffisante .

Le ministère de la Défense[modifier | modifier le code]

En juillet 2002, il rejoint le ministère de la défense pour s’occuper du volet jeunesse et citoyenneté, afin de permettre une meilleure intégration sociale des jeunes dans les armées[réf. nécessaire]. Il a travaillé sur ce qui existait déjà au sein de la défense pour l’adapter à cette mission. Dans ce cadre, il installe le 10 mai 2003 la première promotion des réservistes locaux à la jeunesse et à la citoyenneté[réf. nécessaire]. Ces derniers ont été recrutés pour leur compétence, leur action dans les quartiers et leur attachement aux valeurs citoyennes.

Il a par la suite réalisé une enquête en 2004 sur la perception de l’armée et de la gendarmerie par les jeunes issus de l’immigration[10],[11].

Actions au Maroc[modifier | modifier le code]

Khalid El Quandili crée à la suite de son championnat du monde à Rabat en 1989, la fédération royale marocaine de Kick Boxing avec le soutien du Prince Héritier Sidi Mohamed[réf. nécessaire]. Il organise à Rabat en 1993 une manifestation valorisant les jeunes issus de l'immigration. Le souverain marocain Hassan II le reçoit en présence des cameras de TF1 dans le cadre de l'émission Sacrée Soirée[réf. nécessaire]. À cette occasion, il présente les jeunes qui l’accompagnent dont l'humoriste Jamel Debbouze, l'universitaire Rachid Benzine, l'associatif Ahmed Ghayet... Il offre un katana au Roi symbole du combat pour préserver ses racines marocaines[12]. À la suite de cette rencontre en présence de toute la famille royale, l'émission Canal Atlas est née quelques mois plus tard sur la première chaine marocaine. La princesse Lalla Meryem fait appel à ses services pour l’observatoire des droits de l’enfant[réf. nécessaire]. Il lance à cette occasion les équipements sociaux-sportifs pour permettre aux enfants d’avoir des terrains de proximité gratuits dans leur quartier. Son idée est reprise et développée au niveau national. Le roi Hassan II lui décerne un ouissam[Quoi ?] pour son action au service de l’enfance[réf. nécessaire].

En 2010, la princesse le sollicite pour une nouvelle mission comme son Conseiller spécial. En 2009, à la demande du ministère de l’éducation nationale marocain, il a mis en place un nouveau profil d’agent de sécurité dans les établissements scolaires, les Agents Scolaires de Prévention et Sécurité[réf. nécessaire]. Les résultats sont encourageants puisque tous les établissements ont souhaité recruter des ASPS[13]. Malgré le travail reconnu[réf. nécessaire] de ces agents, dont certains reçurent les félicitations du roi Mohamed VI[réf. nécessaire], le dispositif fut victime de la corruption au sein du ministère de l’éducation nationale[réf. nécessaire]. La RATP gestionnaire du tramway de Casablanca, fait appel à ses services en 2012 pour la formation et le recrutement des chefs de zone sécurité et prévention. L’opération est lancée en présence du souverain marocain et du Premier ministre français[14]. Il soutient de nombreux jeunes à travers la Fondation Citoyenne Arryadia et notamment des bidonvilles[réf. nécessaire]. Il a créé la maison France-Maroc pour aider à des entrepreneurs marocains et français à s’installer au Maroc[15].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Khalid El Quandili, un cœur de velours dans un gant de fer », sur lematin.ma, (consulté le 6 décembre 2015)
  2. « Joëlle Milquet Légion d'Honneur Khalid El Quandili », sur youtube.com, (consulté le 6 décembre 2015)
  3. « Frantz-Olivier Giesbert Légion d'Honneur Khalid El Quandili », sur youtube.com, (consulté le 6 décembre 2015)
  4. Brulhatour, « Un nouveau président pour Radio Mercure », La Lettre Pro de la Radio & des Médias - La Puissance du Média Radio,‎ (lire en ligne, consulté le 1er novembre 2018)
  5. a b c d e f et g « Archives - Le Point.fr », sur Le Point.fr, https://plus.google.com/+LePointfr (consulté le 6 décembre 2015)
  6. a b et c « khalid el quandili », sur lenouvelobs.com
  7. a b et c « Une belle réussite », sur lepoint.fr, (consulté le 12 décembre 2015)
  8. « Parcours Khalid El Quandili Légion d'Honneur », sur youtube.com, (consulté le 6 décembre 2015)
  9. « Fadéla Amara Légion d'Honneur Khalid El Quandili », sur youtube.com, (consulté le 6 décembre 2015)
  10. « Les beurs boudent l'armée », sur lepoint.fr, (consulté le 6 décembre 2015)
  11. « l'armée mobilise les banlieues », sur lexpress.fr, (consulté le 6 décembre 2015)
  12. « J'agis pour les démunis », sur http://www.maghress.com/fr, (consulté le 7 décembre 2015)
  13. « ASPS », sur youtube.com, (consulté le 7 décembre 2015)
  14. « Casa Tram », sur youtube.com, (consulté le 7 décembre 2015)
  15. « La maison France-Maroc », sur youtube.com, (consulté le 7 décembre 2015)

Liens externes[modifier | modifier le code]