Khadija Ismayilova

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Khadija Ismayilova
Хадиджа Исмаилова на заседании ОБСЕ в 2014 году.jpg
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (42 ans)
BakouVoir et modifier les données sur Wikidata
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Liste détaillée
Courage in Journalism Award ()
Gerd Bucerius Free Press of Eastern Europe Award ()
Global Shining Light Award (d) ()
PEN/Barbara Goldsmith Freedom to Write Award (en) ()
Prix Anna-Politkovskaïa ()
100 Women ()
Prix mondial de la liberté de la presse ()
Right Livelihood Award ()Voir et modifier les données sur Wikidata
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Khadija Ismayilova née le 27 mai 1976 est une journaliste d'investigation pour l'OCCRP et chroniqueuse radio azerbaïdjanaise.

Biographie[modifier | modifier le code]

Khadija Ismayilova est diplômée en philologie après des études à l'université de Bakou. Elle travaille d'abord pour le journal russophone Zerkalo, ainsi que pour le journal anglophone Caspian Business News et le média Voice of America[1]. Puis, de 2008 à 2010, Ismayilova est directrice du service azerbaïdjanais de Radio Free Europe. Après 2010, elle continue à y travailler en tant que journaliste indépendante. Elle signe une série d'articles sur la corruption au niveau de l'Etat en Azerbaïdjan visant explicitement le président Ilham Aliyev, son épouse Mehriban Aliyeva et leurs enfants[2].

Ismayilova a démontré une grande force de caractère en ignorant le harcèlement et le chantage qu'elle a subi de la part des autorités de son pays. Le 5 décembre 2014, elle est arrêtée sous l'inculpation farfelue d'incitation au suicide d'une de ses collègues[3]. Elle est placée en détention provisoire dans l'attente de son procès. Le 1er septembre 2015, elle est condamnée à 7 ans et demi de prison[4],[5].

Cette arrestation a suscité des protestations internationales dans de nombreux pays. Elle a été libérée le 26 mai 2016, à la suite d'un appel de la cour du Tribunal de Bakou. Au cours du processus, Ismailova a toujours rejeté les accusations, les qualifiant de politiquement motivées[6],[7].

Distinction[modifier | modifier le code]

Khadija Ismayilova est une des 4 récipiendaires du prix Right Livelihood en 2017 pour l'importance de sa contribution, le courage et la détermination qu'elle a démontré à dénoncer la corruption des liens qui existaient entre le gouvernement d'Azerbaijan et les hommes d'affaires européens[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Biography : Khadija Ismayilova »
  2. http://www.meydan.tv/en/site/politics/3965/The-case-of-Khadija-Ismayil-%E2%80%93-the-punishment-for-her-investigative-work-(infographic).htm
  3. Benoît Vitkine, « Bakou accentue la répression des voix indépendantes », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  4. (en) « Azerbaijan: Award-Winning Journalist Detained for Two Months », Reportingproject.net,‎ (lire en ligne)
  5. « Azerbaïdjan : Condamnation injuste de Khadija Ismayilova », Human Rights Watch,‎ (lire en ligne)
  6. « Azerbaïdjan. La journaliste Khadija Ismayilova est libre mais sa déclaration de culpabilité doit être annulée », sur www.amnesty.org (consulté le 26 mai 2016)
  7. (en) Shaun Walker, « Investigative journalist Khadija Ismayilova freed in Azerbaijan », The Guardian,‎ (lire en ligne)
  8. (en) « Khadija Ismayilova (2017, Azerbaijan) », sur www.rightlivelihoodaward.org, (consulté le 3 décembre 2017)