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Kenning

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Les mots "ofer hron rade" écrits à la main à l'encre noire sur un parchemin.
Exemple de kenning dans le manuscrit du poème vieil anglais Beowulf : « hronrade », littéralement « la route de la baleine », c'est-à-dire « la mer »[note 1].

Une kenning (pluriel : kenningar ou kennings) est une figure de style qui consiste à remplacer un nom par une périphrase constitué de deux mots ou davantage, évoquant de manière métaphorique le terme d'origine. La kenning, dont l'origine précise demeure floue, est caractéristique de la poésie en vieux norrois et notamment de la poésie scaldique, dans la Scandinavie médiévale. Elle se retrouve néanmoins aussi dans d'autres langues, comme le vieil anglais ou le vieil irlandais.

La kenning repose sur le principe de la métaphore et se rapproche ainsi du heiti. Couvrant un nombre restreint de concepts, les kennings offrent cependant la possibilité d'un grand nombre de variations autour du terme d'origine. Le rôle exacte des kennings a suscité des interprétations diverses : technique esthétique, démonstration de virtuosité, langage secret ou outil mnémotechnique.

Carte de l'Europe avec des zones colorées
Extension du vieux norrois et des langues apparentées au début du Xe siècle :

Selon le linguiste Calvert Watkins, la kenning provient probablement de l'indo-européen[2]. La première attestation d'une kenning provient d'une inscription runique des années 700 en Norvège. On retrouve ensuite les kennings dans la poésie scaldique (à partir du VIIe siècle) et dans l'Edda poétique (compilation du XIIIe siècle de textes antérieurs)[3]. L'héritage irlandais des kennings scandinaves est quant à lui disputé[4].

L'origine de l'apparition des kennings dans la poésie scaldique fait l'objet de plusieurs hypothèses. Les chercheurs les considèrent comme étant issues de formules magiques, de mots désignant des tabous, d'énigmes, de l'imitation de l'art viking, ou de la nécessité de s'adapter au vers allitératif vieux norrois[5].

Les kennings apparaissent aussi notamment dans la poésie en vieil-anglais, comme dans l'épopée Beowulf (antérieur au XIe siècle)[3], et dans la poésie vieil irlandaise[4].

La première mention du mot « kenning » figure dans le Skáldskaparmál, la seconde partie de l'Edda de Snorri Stulurson (XIIIe siècle). Le terme peut signifier en vieux norrois « émotion », « sentiment », « connaissance » ou « enseignement »[6]. Il est apparenté au verbe kenna qui signifie « reconnaître », « savoir » ou « appeler [par un nom] »[7].

Description

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Définition générale

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La kenning est une circonlocution qui vient remplacer le terme (généralement un nom propre ou commun) auquel il fait référence. Une kenning est composée soit de deux noms (ou davantage) dont l'un est au génitif (indiquant la possession), soit d'un mot composé dont la première partie remplace le génitif. Le terme au génitif est appelé le déterminant, et l'autre terme qui correspond directement au mot référencé, le mot de base[8],[9].

Une kenning traditionnelle peut être soumises à des variations par le remplacement du déterminant ou plus rarement du mot de base par un synonyme ou un taxonomiquement proche. Par exemple, dans unnvigg (« cheval des vagues », soit un navire), le déterminant « vagues » peut être remplacé par « mer » ou « fleuve », tandis que le mot de base « cheval » peut être remplacé par « jument » ou même par d'autres quadrupèdes comme « élan » ou « ours »[9]. La création de nouvelles kennings repose sur des variations autour de thèmes traditionnels connus des scaldes[10].

Des constructions encore plus complexes peuvent exister. Le déterminant (et rarement le mot de base) peut être remplacé par une autre kenning. Par exemple, viðir bála elfar (« arbres des feux de la rivière ») est basé sur la kenning « arbres de l'or » (c'est-à-dire les hommes), où le déterminant « or » est remplacé par la kenning « feux de la rivière »[9].

Au début du XXe siècle, deux définition de la kenning s'opposent. En 1921, le philologue allemand Rudolf Meissner décrit la kenning comme la simple substitution d'un substantif par une paire de mots. Le philologue suisse Andreas Heusler s'oppose en 1922 à cette définition trop large et en propose une plus restrictive. La kenning est une métaphore où le mot de base est relié au référé par le déterminant. Par exemple, dans la kenning « serpent de l'arc » (la flèche), le serpent (mot de base) ne prend le sens de flèche (référé) qu'en étant associé à l'arc (déterminant)[11],[12]. Pour Heusler, une kenning sans métaphore est simplement un heiti à deux parties[12].

Aujourd'hui, les spécialistes de la littérature nordique tendent à adopter la définition extensive de Meissner tandis que les spécialistes de la littérature anglo-saxonne utilisent plutôt la définition restrictive de Heusler[13].

La kenning dans la poésie nordique

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Structure de la kenning

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Dans la poésie scaldique, les kennings sont utilisées fréquemment par le narrateur, et peuvent prendre des formes complexes. A l'opposé, dans l'Edda poétique, les kennings sont plus simples, leur usage est limité aux paroles rapportées des personnages, et le lien entre la kenning et le terme référé plus direct[14].

Les kennings peuvent être réparties en plusieurs catégories. Une première répartition possible est entre kennings tropiques (ou métaphoriques) et non-tropiques (reprenant la distinction entre les définitions de Meissner et Heusler). Une autre répartition possible est entre kennings appellatives, qui renvoient à un nom commun, et kennings personnelles, qui renvoient à une personne. Les kennings appellatives sont généralement tropiques, les kennings personnelles non-tropiques[12].

Les kennings tropiques ne reposent pas forcément sur des métaphores à proprement parler, mais aussi sur des métonymies ou des synecdoques. Un exemple de kenning métaphorique est hjól meyjar Hǫgna (« roue de la fille de Hogni », un bouclier), qui repose sur la métaphore entre le bouclier (référé) et la roue (mot de base). Dans la kenning synecdochique dǫgg hræva (« rosée des corps », le sang), le mot de base « rosée » et le référé « sang » font partie de l'ensemble des liquides. Dans la kenning métonymique vegr mána (« le chemin de la lune », le ciel), le mot de base « chemin » est une fonction du référé « ciel »[12].

Les kennings personnelles peuvent désigner une personne en particulier ou un type de personnes (les guerriers, les géants…). Elles peuvent faire référence à la personne ou au type référencé de plusieurs façons : par les actes du référé, par ses liens avec des objets, par ses relations avec d'autres personnes ou par ses liens familiaux[note 2],[12].

Le mot de base, qui est un nom, peut être un nom d'agent (un nom dérivé d'une action, par exemple : haussprengir Hrungnis, briseur d'os de Hrungnir, c'est-à-dire Thor) ; un nom de dieu ; ou un arbre, représentant métaphoriquement un être humain (par exemple : meiðr morðteins, « arbre à la branche mortelle », c'est-à-dire un guerrier)[12].

Système des kennings

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Les kennings sont principalement utilisées pour faire référence à des concepts guerriers (armes, blessures…), naturels (mer, or, soleil…) ou humains (personnes, parties du corps)[8]. Les dix catégories de concepts référés les plus courantes (homme, bataille, or et argent, navire, chef, épée, femme, mer, ciel, bouclier) composent 62% des kennings décomptées dans un corpus de poésie scaldique, les kennings se référant à des hommes représentant à elles seules 20% du total[15]. Au total, une centaine de concepts seulement sont référencés par les kennings[16],[17].

Une kenning composée de trois mots (donc de deux kennings simples imbriquées, comme viðir bála elfar c'est-à-dire « arbres de l'or », les hommes) est appelé un tvikennt, une kenning encore plus longue un rekit[18]. Il est possible de multiplier les kennings possibles de façon extensive : ainsi, 81% de toutes les kennings et 75% des kennings simples (composées de deux termes) présentent des occurrences uniques dans un corpus de poésie scaldique analysé en 2021[19]. La kenning la plus longue compte sept termes (soit six kennings simples imbriquées). Il s'agit d'un extrait d'une stance du scalde Þórðr Sjáreksson : nausta blakks mána gífrs drífu gim-slöngvir, en français « manieur de la gemme du blizzard de la géante de la lune du cheval du hangar à bateaux », c'est-à-dire un guerrier ou un homme[note 3],[20].

On peut ainsi relier toutes les kennings connues entre elles dans un système cohérent. Par exemple, dans la kenning « arbres des feux de la mer » (les hommes), « homme » est relié à « arbre » et « or », qui est lui-même relié à « feu » et « mer ». Une fois la carte du système de l'ensemble des kennings connues dressée, il apparait que le concept « homme/guerrier » peut être utilisé comme référé pour toutes les kennings connues (comme « feu de la mer »), constituant donc le cœur du système de kennings[21]. L'étude de ce système montre également l'existence de clusters conceptuels, centrés par exemple sur les concepts de « guerre », de « navire » ou d'« or »[22].

Fonctions de la kenning

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Dans l'Edda poétique, Snorri insiste sur l'importance de la cohérence des kennings entre elles. Le nýgerving (nouvelle construction) désigne des kennings reprenant le même champ lexical de façon harmonieuse : ainsi, si un premier kenning compare une épée à un serpent, un second comparera le fourreau au terrier du serpent. Au contraire, le nykrat (monstruosité) caractérise des kennings incohérentes, comme le fait de comparer une épée à un serpent puis à un poisson[12].

La kenning ne dépend pas du contexte textuel pour avoir du sens. Au contraire, elle vient souligner un contraste avec le texte où elle est insérée. Elle assure une fonction ornementale, permettant de rehausser le texte tout en soulignant l'habilité du poète. La kenning est aussi une forme d'énigme, visant à obscurcir le sens du texte pour forcer le lecteur ou l'auditeur à le déchiffrer. Cette fonction peut être renforcée par l'usage de jeux de mots reposants sur des homonymies[12]. Le philologue John Lindow rapproche la structure de la kenning de celle de l'énigme telle que définie par les folkloristes Robert A. George et Alan Dundes. Selon lui, les kennings serviraient de langage secret de l'élite viking permettant d'exclure les non-initiés[23]. Selon Anthony Faulkes, cet hermétisme n'est pas à but ésotérique ou religieux, mais reflète simplement la préférence esthétique des Scandinaves pour la complexité, que l'on retrouve dans leurs arts visuels[24]. Les kennings peuvent être comparées aux gátur, les énigmes scandinaves (en), qui ne demandent pas de connaître la solution à l'avance mais d'être capable de la découvrir[25].

Même si elles n'ont pas besoin de contexte pour être comprises, les kennings peuvent faire référence au texte où elles s'insèrent pour l'enrichir. Par exemple, quand Fjölnir meure noyé dans un fur de bière, la kenning vindlauss vágr geira svigðis (« la vague sans vent de la lance du taureau », soit « le liquide de la corne », c'est-à-dire la bière), en mentionnant les vagues, se rattache au champ lexical de la noyade. Les kennings peuvent aussi, lorsqu'elles font référence à un dieu ou à un être mythologique, servir un but laudatif ou, lorsque le sujet référé est plus trivial, parodique[12].

Les références mythologiques des kennings peuvent avoir un caractère mélioratif ou péjoratif. La Vellekla, un poème scaldique de la fin du Xe siècle composé par le scalde islandais Einarr Helgason en l'honneur du jarl norvégien Hakon Sigurdsson, comporte une kenning désignant le jarl Hakon comme « l'elfe du meurtre qui descend du nord ». La comparaison de Hakon à un elfe (alf) est ambiguë. D'un point de vue païen, comme celui du scalde Einarr Helgason, les elfes sont des êtres supérieurs proches des dieux. En revanche, du point de vue des moines chrétiens qui ont mis par écrit le poème en le modifiant peut-être, les elfes sont des créatures maléfiques. La kenning, selon le point de vue, peut donc soit comparer le jarl Hakon à un être supérieur, soit le qualifier de créature inhumaine[26].

La kenning peut enfin avoir une fonction mnémotechnique. Quand une kenning évoque une image paradoxale comme celle du cheval de mer, elle capte l'attention de l'auditeur et se distingue du reste du texte. Parallèlement, la kenning fait référence à d'autres kennings connues des scaldes et de leur auditoire. Ces techniques permettent de faciliter la mémorisation du poème[27].

Évolution ultérieure

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Avec la christianisation de la Scandinavie, les références mythologiques disparaissent progressivement au XIe et XIIe siècles. En même temps, les poètes créent de nouvelles kennings pour exprimer des concepts chrétiens, par exemple en reprenant l'expression « roi des cieux » pour désigner Jésus-Christ[28]. Dans la poésie religieuse chrétienne islandaise, la kenning disparait du drápa (une forme de poème avec refrain visant à louer une personne) au XIVe siècle[29]. Toutefois, en Islande, une forme simplifiée de la kenning demeure dans les rimur, des poèmes narratifs en vers allitératifs rimés[30].

La kenning dans la poésie anglo-saxonne

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Comme dans la poésie eddique, les kennings sont plus simples et moins fréquentes dans la poésie vieil-anglaise (ou anglo-saxonne) que dans la poésie scaldique[31]. Les kennings composées de trois termes ou plus sont extrêmement rares[32]. Les thèmes diffèrent aussi entre les kennings scaldiques et anglo-saxonnes : les premières se réfèrent davantage aux animaux et au parties du corps que les secondes, alors que les kennings vieil-anglaises citent relativement plus les émotions. Les kennings anglo-saxonnes sont également moins conventionnelles et se réfèrent à une plus grande variété de concepts. De plus, les auteurs anglo-saxons font usage de kennings plus directes et moins obscures que celles des scaldes[33].

Certaines kennings anglo-saxonnes présentent des fortes similarités sémantiques avec des kennings de l'Edda poétique. Par exemple, on peut rapprocher les kennings noroises baugbroti et fólkvaldi des kennings de Beowulf, beaga brytta et Folcwalda (respectivement « briseur d'anneaux » et « gouverneur du peuple », c'est-à-dire « roi »)[34].

Les kennings vieil-anglaises peuvent être métaphoriques, métonymiques ou synecdochiques. Par exemple, dans Beowulf, la kenning sundwudu (« bois de mer », navire) est métaphorique (ou synecdochique[35]) et la kenning banhus (« maison des os », corps humain) est métonymique[36].

L'usage d'une kenning (en particulier métaphorique) permet de mettre en valeur certaines caractéristiques de l'objet ou de la personne référé, en soulignant ses points communs avec le concept utilisé comme mot de base. Par exemple, dans la kenning brimhengest (« étalon de mer », navire), l'accent est mis sur les traits communs aux étalons (mot de base) et aux navires (référé) : vitesse, élégance[37]… Les kennings permettent donc à l'auteur de changer la représentation du monde que se fait l'auditeur ou le lecteur[38].

Une hypothèse proposée dans le cadre de la linguistique cognitive soutient que les kennings, en soulignant certaines caractéristiques des concepts utilisés dans le poème, permettent de déduire le contexte à partir de l'expression et facilitent ainsi la mémorisation du poème[39]. Par exemple, dans Andreas, la kenning swanrad (« la route du cygne », la mer) associe au concept référé (la mer) les concepts de voyage et de navire (par association avec le concept de cygne). Or, cette kenning apparait au moment où le héros envisage un long voyage par la mer[40].

La kenning est également à la base de noms propres comme celui de Beowulf, le « loup des abeilles », une désignation indirecte de l'ours qui est la conséquence possible d'un tabou de chasse[41].

Hors du monde scandinave

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En vieil irlandais, les lettres de l'alphabet ogham portent des noms qui sont indiqués par des Bríatharogaim. Les Bríatharogaim sont des kennings qui se réfèrent à un nom, généralement d'arbre, associé à chaque lettre[42]. Par exemple, la première lettre de l'alphabet, Beithe (notée ᚁ), signifie « bouleau » ; son Bríatharogam dans la liste de Morainn mac Moín est féochos foltchain, « des pieds flétris avec de beaux cheveux »[43]. Quelques autres exemples existent dans la poésie celtique[4]. L'usage de la kenning dans la poésie scandinave est antérieur aux contacts avec la poésie irlandaise au IXe siècle[44], mais il a possiblement pu se développer dans la poésie scaldique sous l'influence des filid et des bardes[45].

Dans la poésie grecque antique figurent également des figures de style, de type métaphorique, qui peuvent être rapprochés des kennings[46]. On retrouve aussi des exemples de kennings en vieux frison, par exemple benetaburch (« forteresse des os », l'utérus)[47].

Au XXe siècle, le philologue et écrivain anglais J. R. R. Tolkien utilise des kennings dans Le Seigneur des Anneaux pour décrire le personnage de Baie-d'or : river-daughter et river-woman's daughter, soit « fille de la rivière »[48]. Le poète irlandais Seamus Heaney, prix Nobel de littérature en 1995, fait usage de kennings dans plusieurs de ses poèmes, notamment le recueil North (1975)[49]. Tolkien et Heaney sont tous les deux des auteurs de traductions de Beowulf[50]. Les kennings occupent également une place importante dans la pensée de l'écrivain argentin Jorge Luis Borges, qui leur a consacré plusieurs essais et articles[51].

Notes et références

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  1. La traduction exacte de hronrade, et notamment de hron, est discutée. Certains philologues, à la suite de J.R.R. Tolkien, soutiennent que hron est un terme générique désignant des cétacés de taille intermédiaire[1].
  2. Dans l'Edda de Snorri, une kenning désignant une personne par ses qualités ou son essence est appelée une sannkenning, une kenning désignant une personne par ses relations ou possessions est une viðkenning ; toutefois, ces définitions ne sont pas toujours cohérentes[6].
  3. Cette kenning peut être expliquée ainsi. Le cheval du hangar à bateaux est un navire ; la lune du navire est un bouclier ; la géante du bouclier est une hache ; le blizzard de la hache est une bataille ; la gemme de la bataille est une épée ; le manieur d'épée est un homme ou un guerrier[20].

Références

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  1. (en) Graham A. C. Scheper, « Ofer Hronrade—Defining the Long-Enigmatic “Hron” of Old English », English Studies, vol. 105, no 8,‎ , p. 1203–1216 (DOI 10.1080/0013838X.2024.2391669, lire en ligne)
  2. (en) Calvert Watkins, How to kill a dragon: aspects of Indo-European poetics, New York/Oxford, Oxford University Press, , 630 p. (ISBN 0-19-508595-7), p. 44-45
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  5. Gade 2018, p. 3.
  6. a et b (en) Edith Marold, « The terminology of Snorra Edda », dans Diana Whaley, Poetry from the Kings’ Sagas 1: From Mythical Times to c. 1035, Turnhout, Brepols, coll. « Skaldic Poetry of the Scandinavian Middle Ages » (no 1), (ISBN 978-2-503-51896-1, lire en ligne), p. LXXIII-LXXV
  7. Burrows 2021, p. 48.
  8. a et b Faulkes 1997, p. 9, 17.
  9. a b et c (en) Edith Marold, « A modern definition of the kenning », dans Diana Whaley, Poetry from the Kings’ Sagas 1: From Mythical Times to c. 1035, Turnhout, Brepols, coll. « Skaldic Poetry of the Scandinavian Middle Ages » (no 1), (ISBN 978-2-503-51896-1, lire en ligne), p. LXX-LXXII
  10. Gurevich 1994, p. 275.
  11. Fulk 2021, p. 69-71.
  12. a b c d e f g h et i (en) Edith Marold, « The aesthetic function of the kenning », dans Diana Whaley, Poetry from the Kings’ Sagas 1: From Mythical Times to c. 1035, Turnhout, Brepols, coll. « Skaldic Poetry of the Scandinavian Middle Ages » (no 1), (ISBN 978-2-503-51896-1, lire en ligne), p. LXXV-LXXXV
  13. Fulk 2021, p. 72-73.
  14. Quinn 2016, p. 289-290.
  15. Wills 2021, p. 13.
  16. Holland 2005, p. 138.
  17. Frank 1978, p. 42.
  18. Gurevich 1994, p. 280-282.
  19. Wills 2021, p. 22.
  20. a et b Sverdlov 2015, p. 20.
  21. Sverdlov 2015, p. 22-24.
  22. Sverdlov 2015, p. 25-27.
  23. Lindow 1975, p. 313-314, 322-323.
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  28. Ólason 2007, p. 43.
  29. Ólason 2007, p. 48.
  30. Ólason 2007, p. 57-58.
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  33. Fulk 2021, p. 82-83.
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Bibliographie

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Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Vieux norrois

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Vieil anglais

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Autres langues

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Liens externes

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