Kazimierz Marcinkiewicz

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Kazimierz Marcinkiewicz
Kazimierz Marcinkiewicz, en 2006.
Kazimierz Marcinkiewicz, en 2006.
Fonctions
Maire de Varsovie
(intérim)

(4 mois et 12 jours)
Prédécesseur Mirosław Kochalski (intérim)
Lech Kaczyński
Successeur Hanna Gronkiewicz-Waltz
Président du Conseil des ministres de Pologne

(8 mois et 13 jours)
Président Aleksander Kwaśniewski
Lech Kaczyński
Gouvernement Marcinkiewicz
Législature Ve
Coalition PiS (2005-06)
PiS-SRP-LPR (2006)
Prédécesseur Marek Belka
Successeur Jarosław Kaczyński
Président du groupe PiS à la Diète

(3 mois)
Législature IVe
Prédécesseur Aucun
Successeur Jarosław Kaczyński
Député à la Diète

(8 ans 8 mois et 29 jours)
Élection
Réélection
25 septembre 2005
Législature IIIe, IVe et Ve
Groupe politique AWS (1997-2001)
PiS (2001-06)
Successeur Marek Ast
Biographie
Date de naissance (57 ans)
Lieu de naissance Gorzów Wielkopolski
(Pologne)
Parti politique PiS (2001-2007)
ZChN (1989-2001)
Diplômé de Université de Wrocław
Université Adam Mickiewicz
Profession Professeur

Kazimierz Marcinkiewicz
Présidents du Conseil des ministres de Pologne

Kazimierz Marcinkiewicz, né le à Gorzów Wielkopolski, est un homme d'État polonais.

Enseignant entre 1982 et 1989, il rejoint le syndicat Solidarność dès 1983. Il fonde l'Union chrétienne-nationale (ZChN) en 1989, occupant un poste de secrétaire d'État au ministère de l'Éducation entre 1992 et 1993.

Il se fait élire député à la Diète aux élections de 1997, occupe les fonctions de chef du cabinet politique du président du Conseil Jerzy Buzek entre 1999 et 2000, et participe à la création de Droit et justice (PiS) en 2001. Il en préside brièvement le groupe parlementaire.

À la suite de la victoire de PiS aux élections de 2005, il devient président du Conseil des ministres à la place de Jarosław Kaczyński et forme alors un gouvernement minoritaire soutenu par les populistes agrariens, les nationaux-conservateurs catholiques et les démocrates-chrétiens.

Il engage un remaniement ministériel le pour intégrer de nouveaux partis à son cabinet. Il remet toutefois sa démission dès le , au profit de J. Kaczyński. Il est nommé maire de Varsovie par intérim le , mais échoue à l'élection municipale de , la libérale Hanna Gronkiewicz-Waltz l'emportant au second tour.

Ayant rejoint le secteur privé, il quitte PiS en 2007. En 2013, il participe à la fondation du think tank Institut pour la pensée de l'État.

Vie professionnelle[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Il obtient un diplôme de chimie en 1984 à l'université de Wrocław, puis complète sa formation par un cursus d'administration publique à l'université Adam Mickiewicz de Poznań en 1992. Il a ensuite suivi diverses formations et entamé des études doctorales à l'université de Szczecin, sous la direction du professeur Teresa Lubińska, future ministre des Finances de son gouvernement.

Carrière[modifier | modifier le code]

Professeur de mathématiques et de physique dans une école secondaire de Gorzów Wielkopolski entre 1982 et 1989, il en a ensuite été directeur adjoint pendant un an, puis proviseur jusqu'en 1992. Il a ensuite suspendu sa carrière jusqu'en 1994 alors qu'il est secrétaire d'État, avant de devenir responsable de la formation des enseignants à Gorzów Wielkopolski durant trois ans.

Vie politique[modifier | modifier le code]

Les débuts[modifier | modifier le code]

Il adhère au syndicat libre Solidarność en 1983, alors que celui-ci est encore dans la clandestinité, et fonde deux ans plus tard le journal catholique Aspekty.Cette même année 1985, il entreprend d'éditer et de rédiger Pokolenie, la lettre de la société indépendante d'éducation.

En 1989, il participe à la création de l'Union chrétienne-nationale (ZChN), et se voit nommé secrétaire d'État au ministère de l'Éducation nationale en 1992, dans le gouvernement de Hanna Suchocka. À ce poste, il s'oppose notamment à l'introduction de l'éducation sexuelle dans les établissements scolaires. Il quitte l'exécutif dès l'année suivante, puis est élu en 1994 président de la ZChN dans la région de Gorzów Wielkopolski.

Aux législatives de 1997, il entre à la Diète polonaise, et est choisi deux ans plus tard pour occuper le poste de chef du cabinet politique du président du Conseil des ministres Jerzy Buzek. Il démissionne dès l'année 2000, arguant de l'impossibilité de mettre en œuvre ses idées politiques.

Droit et justice[modifier | modifier le code]

Membre du groupe parlementaire de l'Alliance électorale Solidarité (AWS), il quitte en la ZChN et rejoint avec d'autres le nouveau parti conservateur et catholique Droit et justice (PiS) des frères jumeaux Jarosław et Lech Kaczyński. Il prend même la présidence du groupe à la Diète le 5 juillet suivant. Après le scrutin parlementaire du 23 septembre, il cède son poste à Jarosław Kaczyński.

Chef du gouvernement[modifier | modifier le code]

Kazimierz Marcinkiewicz (gauche) et le président Aleksander Kwaśniewski le , lors de la prestation de serment du gouvernement.

Lors des élections législatives du , le PiS s'impose en remportant 27 % des voix et 155 députés sur 460. Toutefois, afin de ne pas gêner son frère jumeau, candidat à l'élection présidentielle, Jarosław Kaczyński décide de ne pas briguer le poste de président du Conseil des ministres.

Le 27 septembre, le parti propose donc la candidature de Kazimierz Marcinkiewicz. Il est officiellement désigné pour ce poste par le président social-démocrate Aleksander Kwaśniewski le 19 octobre, et prête serment, avec son gouvernement douze jours plus tard. Il obtient la confiance de la Diète polonaise, grâce au soutien des populistes d'Autodéfense de la République de Pologne (SRP) et des nationalistes de la Ligue des familles polonaises (LPR), le 10 novembre, et prend alors la tête d'un gouvernement minoritaire.

Il occupe l'intérim du ministère du Trésor du 4 janvier au , à la suite de la démission d'Andrzej Mikosz. Le 5 mai, le PiS parvient à constituer une coalition gouvernementale avec le SRP et la LPR, ce qui donne au cabinet, désormais remanié afin d'inclure des ministres issus de ces deux formations, une majorité absolue de 245 députés et 59 sénateurs.

Il annonce le 7 juillet suivant au comité politique du parti son intention de démissionner. Immédiatement, la direction du PiS recommande qu'il soit remplacé par Jarosław Kaczyński. Le président Lech Kaczyński accepte sa démission trois jours plus tard, mais il doit attendre jusqu'au 14 juillet pour être effectivement remplacé par le frère jumeau du chef de l'État.

Maire de Varsovie[modifier | modifier le code]

Il est désigné quatre jours plus tard par le nouveau président du Conseil des ministres comme maire par intérim de Varsovie, sa nomination prenant effet le 20 juillet et mettant fin à son mandat de député. Il remplace alors Mirosław Kochalski, chargé de l'intérim depuis le 9 février, à la suite de l'accession à la présidence de la République de Lech Kaczyński le . Il se présente à sa succession dans le cadre des élections locales de . Il arrive en tête du premier tour en obtenant 38,4 % des voix, mais il doit s'incliner deux semaines plus tard avec 46,8 % des suffrages face à Hanna Gronkiewicz-Waltz, candidate de la Plate-forme civique (PO).

Fin de carrière[modifier | modifier le code]

Il remet ses pouvoirs à son adversaire le 2 décembre suivant, et se place en retrait de la vie politique. En 2007, il quitte Droit et justice, l'information restant secrète jusqu'au 21 octobre.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il épouse en 1981 Maria Marcinkiewicz. Ensemble, ils ont quatre enfants : Maciej, né en 1982, Urszula, venue au monde un an plus tard, Stanisław, arrivé en 1987, et Piotr, né en 1995. Il divorce en 2009 pour se remarier avec Izabela Olchowicz (avant de se séparer en 2015).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]