Kazimierz Funk

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Kazimierz Funk
Casimir Funk 01.jpg
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Kazimierz Funk était un biochimiste polonais, né le et mort le .

Il est considéré comme le premier chercheur ayant isolé et formulé la vitamine B1, en 1912. C'est également à lui que l'on doit le terme « vitamine »[1].

Travaux[modifier | modifier le code]

Après avoir lu un article du Hollandais Christiaan Eijkman qui indiquait que les personnes qui mangeaient du riz brun étaient moins vulnérables au béribéri que celles qui ne mangeaient que du riz entièrement moulu, Funk tente avec succès d'isoler la substance responsable. Parce que cette substance contenait un groupe amine, il l'a appelé « vitamine ». La substance en question devait plus tard être connue sous le nom de vitamine B3 (niacine), bien qu'il pensait qu'il s'agissait de thiamine (vitamine B1). Il décrit alors la vitamine découverte comme un « facteur anti-beribéri ». En 1911, il publie son premier article en anglais sur la dihydroxyphénylalanine. Funk était alors sûr qu'il existât plus d'une substance comme la vitamine B1 et dans son article de 1912 pour le Journal of State Medicine, il propose l'existence d'au moins quatre vitamines : une prévenant le béribéri (« antiberiberi »); une prévenant le scorbut (« antiscorbutique »); une prévenant le pellagre (« antipellagrique »); et une prévenant le rachitisme (« antirachitique »). De là, Funk a publié un livre, The Vitamines, en 1912, et plus tard cette année a reçoit une bourse Beit pour poursuivre ses recherches.

Funk proposait l'hypothèse que d'autres maladies, telles que le rachitisme, la pellagre, la maladie cœliaque, et le scorbut puissent être également guéris grâce à la prise de vitamines[2].

Funk était un des premiers chercheurs s'intéressant à la pellagre. Il a notamment suggéré qu'un changement des méthode de mouture du maïs était responsable de l'éclosion de pellagre[3], mais aucune attention n'a été accordée à son article sur ce sujet[4].

Le « e » à la fin de « vitamine » a été retiré dans la langue anglaise plus tard, lorsqu'il a été réalisé que les vitamines ne contiennent pas que des amines avec de l'azote.

Funk a postulé l'existence d'autres nutriments essentiels, connus sous le nom de vitamines B1, B2, C et D.

En 1936, il a déterminé la structure moléculaire de la thiamine, bien qu'il ne fut pas le premier à l'isoler.

Funk a également mené des recherches sur les hormones, le diabète, les ulcères gastro-duodénaux et la biochimie du cancer.

Après son retour aux États-Unis, il devient en 1940 président de la Funk Foundation for Medical Research. Il a passé ses dernières années à étudier les causes des néoplasmes (« cancers »).

Umetaro Suzuki avait réussi en 1910 à extraire un complexe hydrosoluble de micronutriments du son de riz et l'avait appelé « acide abérique », mais la traduction allemande, contrairement à l'original japonais, n'avait pas noté qu'il s'agissait d'un nutriment nouvellement découvert.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Guillaume, Ils ont domestiqué plantes et animaux : Prélude à la civilisation, Éditions Quæ, , 456 p. (ISBN 978-2-7592-0892-0, lire en ligne), chap. 6 (« Quand la nutrition fait avancer les choses »).
  2. (en) Funk, Casimir, « The etiology of the deficiency diseases », J. State Med,‎ (lire en ligne)
  3. (en) Casimir Funk, « Studies on pellagra », The Journal of Physiology, vol. 47, nos 4-5,‎ , p. 389–392 (ISSN 1469-7793, DOI 10.1113/jphysiol.1913.sp001631, lire en ligne)
  4. A. J. Bollet, « Politics and pellagra: the epidemic of pellagra in the U.S. in the early twentieth century », The Yale Journal of Biology and Medicine, vol. 65, no 3,‎ , p. 211–221 (ISSN 0044-0086, PMID 1285449, PMCID PMC2589605, lire en ligne)

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