Kawanishi H3K

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Kawanishi H3K
(caract. A.21/2 « Amphibian »)
Vue de l'avion.

Constructeur Drapeau de l'Empire du Japon Kawanishi Kokuki
Rôle Hydravion de patrouille maritime à long rayon d'action[1]
Statut Retiré du service
Premier vol
Mise en service
Date de retrait
Nombre construits 5 exemplaires
Motorisation
Moteur Rolls-Royce Buzzard (en)
Nombre 3
Type Moteurs V12 à refroidissement liquide
Puissance unitaire 955 ch, soit 712 kW
Dimensions
Envergure 31,05 m
Longueur 22,55 m
Hauteur 8,77 m
Surface alaire 214 m2
Masses
À vide 10 030 kg
Avec armement 15 000 kg
Performances
Vitesse de croisière 169 km/h
Vitesse maximale 225 km/h
Plafond 4 040 m
Endurance 9 heures
Charge alaire 46,87 kg/m2
Armement
Interne Mitrailleuses mobiles défensives de calibre 7,7 mm (montages jumelés dans le nez, deux positions dans la queue, et deux positions dorsales)
Externe Jusqu'à 1 000 kg de bombes

Le Kawanishi H3K, aussi désigné « Hydravion de marine Type 90-2 » (en japonais : « 九〇式二号飛行艇 »), était un hydravion biplan bimoteur japonais de l'Entre-deux-guerres.

Le H3K était en fait un développement du Short S.8/8 Rangoon. Le premier des cinq exemplaires produits fut construit par Short Brothers, en Irlande, et les quatre autres par Kawanishi Kokuki, au Japon.

Conception et développement[modifier | modifier le code]

En 1929, la marine impériale japonaise donna la responsabilité à Kawanishi de lui fournir un nouvel hydravion de reconnaissance à long rayon d'action. Kawanishi envoya alors une équipe au Royaume-Uni pour aller visiter les usines du constructeur Short Brothers, afin d'inspecter leurs conceptions et ensuite produire un avion correspondant bien aux besoins de la marine japonaise. Après avoir inspecté en détails le Singapore Mk.I et le Rangoon, lui-même une adaptation militaire du Calcutta, les équipes de Kawanishi choisirent de produire une version élargie du Rangoon, avec des moteurs Rolls-Royce Buzzard (en) à la place des Bristol Jupiter d'origine[2],[3].

Le concept de Short, le S.15 K.F.1, était un grand biplan tout en métal, avec trois moteurs Buzzard montés entre les ailes dans des nacelles aérodynamiques, dotées de radiateurs proéminents au-dessus des moteurs. Il avait deux cockpits côte-à-côte séparés pour les deux pilotes, avec des positions de mitrailleurs dans le nez, deux positions dorsales et deux dans la queue, avec l'ingénieur de vol et l'opérateur radio installés à l'intérieur de la coque, qui contenait également une cuisine et de quoi héberger huit membres d'équipage[4],[5].

Le prototype de K.F.1 effectua son premier vol le et, après de brefs essais, fut désassemblé et envoyé vers le Japon par bateau[6]. Quand il fut remonté après son arrivée au Japon, les tests effectués par les Japonais montrèrent qu'il avait de bonnes performances, et Kawanishi négocia alors l'obtention d'une licence de production pour le K.F.1, le premier exemplaire « entièrement japonais » étant achevé en . Quatre appareils furent produits au Japon, le dernier étant achevé en [7]. Ces avions différaient du prototype par l'ajout d'un cockpit fermé pour les pilotes et des cockpits arrière modifiés[8].

Carrière opérationnelle[modifier | modifier le code]

L'avion fut formellement accepté en service par la Marine japonaise en , sous la désignation officielle d'« Hydravion de marine Type 90-2 » (H3K1 pour le constructeur Short)[7]. Ils furent utilisés pour effectuer de la patrouille maritime à longue distance et des missions d'entraînement au-dessus du Pacifique, restant en service jusqu'à la fin de l'année 1936[8],[9].

Le , l'un des H3K s'écrasa lors de sa descente de nuit vers la base aérienne de Tateyama (en), lors d'un vol d'entraînement. La cause fut établie comme étant un altimètre trop lent à afficher les variations d'altitude. Le célèbre aviateur naval Lt. Cmdr. Shinzo Shin fut tué, ainsi que deux autres des cinq membres d'équipage[9].

Utilisateur[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Mikesh et Abe 1990, p. 136.
  2. (en) Mikesh et Abe 1990, p. 135.
  3. (en) Barnes 1967, p. 264.
  4. (en) Barnes 1967, p. 264–265.
  5. (en) London 2003, p. 128–129.
  6. (en) Barnes 1967, p. 265.
  7. a et b (en) Mikesh et Abe 1990, p. 135–136.
  8. a et b (en) Barnes 1967, p. 267.
  9. a et b (en) Mikesh et Abe 1990, p. 136.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Robert C. Mikesh et Shorzoe Abe, Japanese Aircraft 1910-1941., Londres, Putnam, (ISBN 0-85177-840-2)
  • (en) Christopher Henry Barnes, Shorts Aircraft Since 1900, Londres, The Book Service Ltd., , 560 p. (ISBN 0370000196, EAN 9780370000190, présentation en ligne)
  • (en) Peter London, British Flying Boats, Stroud, Gloucestershire, Royaume-Uni, Sutton Publishing, (ISBN 0-7509-2695-3)
  • (en) The Illustrated Encyclopedia of Aircraft (Part Work 1982–1985), Orbis Publishing,
  • (en) Francis Crosby, The World Encyclopedia of Naval Aircraft, Lorenz Books, (ISBN 978-0-7548-1670-6)
  • (en) Michael John Haddrick Taylor, Bill Gunston et al. (préf. John W.R. Taylor), Jane's encyclopedia of aviation, Londres, Studio Editions, , 948 p. (ISBN 978-1-851-70324-1, OCLC 28177024)