Katrín Jakobsdóttir

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Katrín Jakobsdóttir
Illustration.
Katrín Jakobsdóttir en 2012.
Fonctions
Première ministre d'Islande
En fonction depuis le
(1 an, 9 mois et 22 jours)
Président Guðni Th. Jóhannesson
Gouvernement Jakobsdóttir
Législature 50e
Coalition Vg-Sja-Fram
Prédécesseur Bjarni Benediktsson
Présidente du Mouvement des verts et de gauche
En fonction depuis le
(6 ans, 6 mois et 28 jours)
Prédécesseur Steingrímur J. Sigfússon
Ministre de l'Éducation, de la Culture et des Sciences

(4 ans, 3 mois et 22 jours)
Premier ministre Jóhanna Sigurðardóttir
Gouvernement Sigurðardóttir I et II
Prédécesseur Þorgerður Katrín Gunnarsdóttir
Successeur Illugi Gunnarsson
Biographie
Date de naissance (43 ans)
Lieu de naissance Reykjavik (Islande)
Nationalité islandaise
Parti politique Mouvement des verts et de gauche
Diplômé de université d'Islande

Katrín Jakobsdóttir
Premiers ministres d'Islande

Katrín Jakobsdóttir (/ˈkʰaːtʰrin ˈjaːkʰɔpstouhtɪr/), née le à Reykjavik, est une femme d'État islandaise écologiste, féministe et anti-militariste, et membre de l'Althing, le parlement islandais, depuis 2007. Depuis le , elle est Première ministre d'Islande.

Biographie[modifier | modifier le code]

Éducation et débuts professionnels[modifier | modifier le code]

Katrín Jakobsdóttir étudie l'islandais et le français à l'Université d'Islande. Après un master en art, elle y soutient en 2004 sa thèse de littérature sur l'écrivain islandais Arnaldur Indriðason[1].

En parallèle de ses études, entre 1999 et 2003, elle travaille à temps partiel en tant que conseillère en langues pour l'agence de presse et d'audiovisuel RÚV. Elle devient par la suite travailleuse indépendante dans l'information audiovisuelle et écrit pour plusieurs médias, entre 2004 et 2006[2].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Entrée en politique[modifier | modifier le code]

Présidente des jeunes du Mouvement des verts et de gauche durant la période 2002-2004, Katrín Jakobsdóttir devient vice-présidente du mouvement en 2007, lorsqu'elle est élue dans la circonscription nord de Reykjavik. Elle siège alors dans la commission du Parlement pour l'éducation et la culture, l'économie et les impôts.

Ministre de l'Éducation[modifier | modifier le code]

À la suite de la chute du gouvernement de centre droit dirigé par Geir Haarde en janvier 2009, après les manifestations consécutives à la crise financière, Katrín Jakobsdóttir rejoint le gouvernement intérimaire formé par une coalition entre son parti et l'Alliance social démocrate en tant que ministre de l'Éducation, de la Culture et des Sciences. Elle est confirmée à son poste par la Première ministre Jóhanna Sigurðardóttir après une victoire électorale de la coalition le .

Première ministre[modifier | modifier le code]

Le , peu après les élections législatives anticipées, le président Guðni Jóhannesson la charge de former un nouveau gouvernement, en vue de former une coalition majoritaire entre son parti le Mouvement des Verts de Gauche, le Parti du progrès (centre droit libéral et agrarien), l'Alliance (centre gauche), et le Parti pirate[3]. Cependant, les négociations échouent le 6 novembre[4]. Le 14 novembre, des pourparlers commencent entre le Parti de l'indépendance, le Mouvement des Verts de Gauche et le Parti du progrès[5]. Elle prend finalement la tête d'un gouvernement en coalition avec deux partis de droite : le Parti du progrès et le Parti de l'indépendance[6].

Avec son investiture, elle devient la seule écologiste à la tête d’un gouvernement dans le monde[7],[8]. Féministe et anti-militariste, elle est en outre la deuxième femme à occuper cette fonction après Jóhanna Sigurðardóttir, Première ministre de 2009 à 2013.

Congrès #MeToo Moving Forward[modifier | modifier le code]

À la suite du mouvement #MeToo qui a déferlé sur la planète suite à l'affaire Weistein en 2017, Katrín Jakobsdóttir prend l'initiative de tenir le premier congrès international dédié à l'analyse et la reconnaissance politique des violences et du harcèlement sexuel massifs perpétrés par les hommes sur les femmes dans le monde entier[9]. Le congrès, soutenu par l'Université d'Islande, se tient sur trois jours à Reykjavik, du 17 au 19 septembre 2019, et les pays nordiques s'y affirment comme têtes de proue mondiales dans l'éradication des violences sexuelles[10]. Participent à cette série de conférences des spécialistes des violences sexistes et de multiples discriminations, telles que la Dr. Purna Sen, Coordonnatrice générale d'ONU Femmes, et la militante des droits civiques et professeure de philosophie Angela Davis[11].

Vie privée et familiale[modifier | modifier le code]

Katrín Jakobsdóttir a pour mari Gunnar Örn Sigvaldason, avec qui elle a trois fils[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Katrín Jakobsdóttir », sur #Metoo Moving Forward (consulté le 21 septembre 2019)
  2. a et b « Katrín Jakobsdóttir », sur althing.is (consulté le 25 octobre 2018)
  3. « Islande : le principal parti de gauche chargé de former le gouvernement », TV5MONDE,‎ (lire en ligne, consulté le 5 novembre 2017).
  4. (en) « Elections ’17: Four-Party Coalition Talks Break Down », sur The Reykjavik Grapevine.
  5. (en) « Elections ’17: Iceland’s Next Coalition Government Is In The Cards », sur The Reykjavik Grapevine.
  6. Pascal Riché, « Nouveau gouvernement en Islande : c'est un peu comme si Mélenchon s'alliait avec Wauquiez », sur tempsreel.nouvelobs.com, (consulté le 30 novembre 2017).
  7. « L'Islande se dote d'un nouveau gouvernement », sur Le Point, (consulté le 30 novembre 2017).
  8. « Katrin Jakobsdottir, une nouvelle Première ministre en Islande », sur lesnouvellesnews.fr, (consulté le 30 novembre 2017).
  9. (en-GB) « #MeToo ráðstefna í Hörpunni 17.–19. september 2019 », sur Metoo (consulté le 21 septembre 2019)
  10. « #MeToo Moving forward: International conference on combatting sexual harassment | NIKK », sur www.nikk.no (consulté le 21 septembre 2019)
  11. (en-GB) Kate Connolly, « Iceland hosts first major international #MeToo conference », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le 21 septembre 2019)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]