Katharine Hepburn

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Katharine Hepburn
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Katharine Hepburn en 1940.

Nom de naissance Katharine Houghton Hepburn
Surnom Katharine of Arrogance[1]
First Lady of Cinema[réf. nécessaire]
Miss Kate[réf. nécessaire]
The Great Kate[réf. nécessaire]
Naissance
Hartford, Connecticut (États-Unis)
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Décès (à 96 ans)
Old Saybrook, Connecticut (États-Unis)
Profession Actrice
Films notables L'Impossible Monsieur Bébé
Indiscrétions
La Femme de l'année
L'Odyssée de l'African Queen
Soudain l'été dernier
La Maison du lac

Devine qui vient dîner ?

Katharine Hepburn est une actrice américaine, née le à Hartford (Connecticut) et morte le à Old Saybrook (Connecticut).

Surnommée « Miss Kate »[réf. nécessaire], Hepburn compte parmi les grandes légendes hollywoodiennes. Dotée d'un fort tempérament, elle refuse les conventions ; éclectique et prolifique, elle excelle dans le registre de jeunes femmes loufoques ou de vieilles filles aigries (notamment dans les comédies de George Cukor et Howard Hawks) avant d'endosser le costume de souveraines d'Écosse et d'Angleterre (pour John Ford et Anthony Harvey).

Elle a reçu l'Oscar de la meilleure actrice à quatre reprises, un record inégalé, mais elle ne vint en chercher aucun. En 1999, Katharine Hepburn est classée par l'American Film Institute comme la « plus grande actrice de légende du cinéma américain ». Elle n'a aucun lien de parenté avec l'actrice Audrey Hepburn, troisième de ce même classement[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

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Jeunesse et débuts au théâtre[modifier | modifier le code]

Fille d'un urologue, Thomas Norval Hepburn (1879–1962), et d'une militante féministe, Katharine Martha Houghton (1878–1951), elle est élevée dans une famille cultivée du New Jersey. Deuxième de six enfants, elle est d’une nature indépendante et affirme un caractère bien déterminé (« belle mais bêcheuse »[réf. nécessaire]). Très tôt, après des études à l’Oxford School et au Bryn Mawr College, elle s’intéresse aux cours d’art dramatique.

À l’âge de 19 ans, elle abandonne ses études et se rend à Baltimore dans une compagnie théâtrale, où elle commence par de petits rôles dans La Tsarine et The Cradle Snatchers puis part à New York pour monter The Big Pond mais sans grand succès.

À vingt ans, elle pose nue pour un peintre. Le poète Phelps Putman dit d'elle : « Elle était l'anarchie vivante du cœur. Elle était aussi impolie que la vie et la mort. »

« Garce » — selon ses propres termes —, elle épouse par commodité un richissime homme d'affaires pour se plonger sans souci dans sa seule passion, le théâtre ; elle est pourtant mauvaise et le sait. Après sa première représentation de The Lake à Broadway, la romancière et critique Dorothy Parker écrit : « Allez donc voir Miss Hepburn décliner toute la gamme des émotions de A à B ». À la suite de cet échec elle ne retrouve plus de rôle. Mais Kate décide de s'acharner.

En 1930, elle assiste à la conférence de Lee Strasberg au cours de laquelle ce dernier énonce le dogme de l'Actors Studio : « Nous jouerons toutes sortes de pièces. Nous serons tous égaux. Vedette une semaine. Simple figurant la suivante ». Kate qui possède un ego énorme et « cachetonne » depuis presque dix ans ne peut accepter et claque la porte du théâtre.

Elle obtient enfin ses premiers succès à Broadway dans Art and Mrs Bottle en 1931 et surtout dans The Warrior’s Husband (1932) dans le rôle d’Antiope, reine des Amazones où elle impressionne favorablement les critiques.

À la conquête de Hollywood[modifier | modifier le code]

Katharine Hepburn en 1932 dans la pièce de théâtre The Warrior's Husband.

Katharine Hepburn décide de tenter sa chance à Hollywood. À l'époque, les nababs des studios cherchent justement une Américaine capable de concurrencer la Suédoise Greta Garbo, avec une morphologie androgyne, un visage diaphane et une personnalité raffinée. Lorsque Kate se présente, sa sveltesse et son indépendance impressionnent le puissant David Selznick (un des directeurs de la RKO à ce moment) qui lui propose son premier film, Héritage aux côtés de John Barrymore, réalisé par George Cukor, qui deviendra son réalisateur préféré. Ils tourneront sept films ensemble et plusieurs téléfilms.

Forte de ses derniers succès au théâtre, l’actrice parvient à négocier un avantageux contrat. Arrivée en 1932 à Hollywood, l’actrice détonne dans cet univers très glamour par son physique, sa façon d’être et de s’habiller (pantalon et chemise désassortis).

Son tempérament est à l’opposé des stéréotypes féminins de l’époque, incarnés par Greta Garbo, la femme mythifiée, Marlene Dietrich la femme fatale inaccessible, à l’érotisme trouble, ou Mae West et Jean Harlow, stars à la sexualité agressive. Elle va incarner les nouvelles héroïnes de l’écran : indépendantes et actives, affirmant leur personnalité propre, non pas dans la sécurité du mariage, mais dans la volonté d’agir de façon égale, sinon supérieure, à celle d’un homme.

Elle campe une ambitieuse aviatrice prête à tout dans Le Phalène, son second film ; une jeune fille indépendante qui renonce à l’amour pour devenir écrivain dans Les Quatre filles du docteur March ; un garçon manqué travesti en homme dans Sylvia Scarlett ; la reine Marie Stuart pour John Ford ; une militante féministe qui assume sans honte sa condition de fille-mère dans La Rebelle

Très vite, tous les producteurs, réalisateurs et vedettes, vont tomber sous son charme et seront les victimes de son caractère. Dès ses premiers films, elle donne son avis sur tout et fait preuve d’un sens artistique inné.

Vedette attitrée de la RKO, elle obtient dès son troisième film l’Oscar de la meilleure actrice dans Morning Glory. Un an plus tard, en 1934, l’actrice divorcera de Ludlow Oggen Smith.

George Cukor, tout de suite fasciné par l’actrice, renouvelle leur collaboration pour Les Quatre filles du docteur March. Dès leur première rencontre naît une amitié qui durera tout au long de leur vie. Elle reçoit la toute première Coupe Volpi pour la meilleure interprétation féminine du Festival de Venise pour ce film. En 1936, elle retrouve pour la troisième fois le réalisateur George Cukor pour un film Sylvia Scarlett, où elle interprète le rôle d’un garçon manqué se transformant en jeune femme épanouie grâce à l’amour. Lourd échec critique et commercial, ce film inclassable est pourtant l'un des plus beaux films du Cukor des années trente.

Mais bien que le public commence à l'aduler, beaucoup de ses films sont des fiascos et on la surnomme « poison du box-office ». Peu à peu les portes des studios se ferment.

Elle renoue pourtant avec le succès pour son dernier film à la RKO dans l’extraordinaire comédie L'Impossible Monsieur Bébé d’Howard Hawks. Cette comédie loufoque, chef-d’œuvre de la « screwball comedy », restera un modèle du genre, notamment grâce au duo hors pair formé par Katharine Hepburn et Cary Grant. Après avoir racheté son contrat à la RKO, deux mille dollars, elle retrouve Cukor, son réalisateur fétiche, et Cary Grant, son partenaire de prédilection, pour une brillante comédie de la Columbia, Vacances. Ce fut un nouveau succès au box-office.

Sollicitée pour le rôle tant envié de Scarlett O'Hara et pourtant bien décidée à l’obtenir, elle refuse de tourner un bout d’essai et le rôle lui échappe.

Star de la MGM[modifier | modifier le code]

Entre-temps, Katharine se laisse séduire par le très fantasque milliardaire Howard Hughes ; amants et associés, ils vont acheter les droits de la pièce The Philadelphia Story et l'infatigable Kate triomphe deux années durant sur les planches. Les studios s'intéressent de nouveau à elle, mais elle fait monter les enchères et négocie durement avec Samuel Goldwyn, les frères Warner et même Louis B. Mayer. Pour son retour, elle exige George Cukor comme réalisateur, James Stewart et Cary Grant comme partenaires (cf. Indiscrétions).

Louis B. Mayer, patron de la MGM, cède aux demandes de la star. En effet, la MGM a un grand besoin de renouveler ses stars féminines, en ce début de décennie. Greta Garbo et Norma Shearer sont sur le point de se retirer des écrans, Myrna Loy interrompt sa carrière pour travailler à la Croix-Rouge, Joan Crawford est sur la sellette et va quitter la MGM en 1943 pour la Warner. La firme du lion a absolument besoin d’une forte personnalité et Katharine Hepburn arrive à point nommé. Le film Indiscrétions est un énorme succès, elle obtient le prix de la critique new-yorkaise et une nomination aux Oscars, James Stewart recevra la précieuse statuette.

En 1940, elle fait son entrée parmi les stars de la firme Metro-Goldwyn-Mayer avec un contrat de longue durée assorti de privilèges dont celui de pouvoir choisir ses partenaires.

Spencer Tracy et Katharine Hepburn dans Madame porte la culotte (1949).

Après le succès d’Indiscrétions et une pause de quelques mois, elle reçoit un scénario de Ring Lardner Jr., Michael Kanin et Garson Kanin, La Femme de l'année. C’est la rencontre avec Spencer Tracy, celui qui allait devenir l’homme de sa vie. Ils formeront un des couples les plus célèbres de l’histoire du cinéma et tourneront neuf films ensemble. Les films MGM suivants seront plus conventionnels malgré de grands réalisateurs comme Vincente Minnelli, Elia Kazan, Clarence Brown, Frank Capra, mais deux brillantes comédies de George Cukor, Madame porte la culotte et Mademoiselle Gagne-Tout, écrites par Ruth Gordon et Garson Kanin (nommés les deux fois aux Oscars), donnent une nouvelle preuve de la merveilleuse complicité qu'exprimait le couple Tracy-Hepburn.

C’est aussi l’époque du Maccarthisme. Katharine, qui ne cachait pas ses opinions sur ce comité chargé d'enquêter sur les activités anti-américaines des artistes d’Hollywood, déclara notamment : « Depuis le commencement des temps, l’artiste a toujours exprimé les aspirations et les rêves du peuple. En imposant silence à un artiste, vous bâillonnez la voix la plus puissante qui soit[3]. »

Son contrat avec la MGM se termine en 1952 et Katharine retrouve son indépendance.

Une femme indépendante[modifier | modifier le code]

Katharine Hepburn et Humphrey Bogart dans L'Odyssée de l'African Queen (1951).

Après un retour à Broadway triomphal et une tournée pour une pièce de Shakespeare, Comme il vous plaira, John Huston lui propose de tourner un film avec Humphrey Bogart dans L'Odyssée de l'African Queen. Tourné en décors naturels à Biondo en République démocratique du Congo (alors Congo belge), le film fut éprouvant à cause des pénibles conditions climatiques, ce qui n’empêcha pas les deux acteurs de composer un duo haut en couleur qui fit la joie des spectateurs. Le film reçut quatre nominations aux Oscars pour John Huston, Katharine Hepburn, James Agee (scénario) et Humphrey Bogart qui obtint la précieuse statuette.

Elle retourne au théâtre dans une pièce de George Bernard Shaw, La Milliardaire puis au cinéma joue les vieilles filles dans Vacances à Venise (pour lequel elle aura sa sixième nomination aux Oscars) et Le Faiseur de pluie, retrouve Spencer Tracy pour une nouvelle comédie Une femme de tête et surtout interprète Mme Venable vieille milliardaire excentrique dans Soudain l'été dernier d’après un roman de Tennessee Williams. Le côté sulfureux du scénario et l’attitude du réalisateur, Joseph L. Mankiewicz, envers Montgomery Clift causa une atmosphère lourde durant le film. Malgré cela le film fut un triomphe, Elizabeth Taylor et Katharine Hepburn furent toutes deux citées aux Oscars.

Katharine Hepburn avec le danseur Robert Helpmann en 1955.

Après les années cinquante, ses apparitions pour le grand écran se font plus rares mais sont toujours saluées aussi bien par la critique, le public que par les professionnels comme le prouvent les louanges qu'elle reçoit pour le film de Sydney Lumet en 1962 : Long voyage vers la nuit, écrit par Eugene O'Neill, qui lui vaut le Prix d'interprétation à Cannes. Elle continuera de plus, toujours avec bonheur, les incursions au théâtre notamment dans des pièces de Shakespeare et même dans la comédie musicale avec Coco, sur la vie de la couturière Coco Chanel.

Elle recevra encore trois Oscars, à savoir deux consécutifs en 1968 et en 1969 et un en 1982. Ils ont distingué ses interprétations dans la comédie de mœurs Devine qui vient dîner ? de Stanley Kramer (son dernier film avec Spencer Tracy), Le Lion en hiver d'Anthony Harvey où elle joue Aliénor d'Aquitaine (elle obtint le prix ex æquo avec Barbra Streisand dans Funny Girl), puis enfin La Maison du lac de Mark Rydell, l'un de ses derniers rôles au cinéma, où elle et Henry Fonda campent un couple d'octogénaires qui voit débarquer dans sa maison de campagne sa fille, jouée par Jane Fonda, venue avec un nouveau compagnon et le fils de celui-ci.

Bien que les quatre Oscars de sa carrière, glanés sur une cinquantaine d'années et sur douze nominations, aient fait d'elle la comédienne la plus récompensée dans la catégorie de la meilleure actrice (par ailleurs, aucun homme n'a reçu davantage d'Oscars du meilleur acteur)[4], elle ne s'est jamais déplacée pour les accepter au cours des différentes cérémonies, davantage par désintérêt que par boycott[5]. Sa seule et unique apparition aux Oscars date de 1974 : elle y a remis le Prix Irving G. Thalberg au producteur Lawrence Weingarten[6],[5].

Elle tourne encore quelques films notamment dans un truculent duo avec John Wayne Une bible et un fusil et deux téléfilms avec son pygmalion George Cukor.

De comédies romantiques à des rôles de vieilles filles privées d'amour, elle a régné quatre décennies sur Hollywood avant de se retirer à New York. Katharine Hepburn est décédée le à l'âge de 96 ans pendant son sommeil. Elle a imposé au cinéma son inimitable style fait de désinvolture, de malice, d'indépendance, d'avant-garde, de provocation, d'impertinence, et son verbe émaillé de traits d'esprit.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Au début des années 1940, Kate rencontre le grand amour de sa vie, Spencer Tracy. Lors de leur première rencontre, elle s'écria : « Oh, Monsieur Tracy, mais je suis vraiment trop grande pour vous ! » À quoi Tracy répliqua : « Ce n’est pas grave, ma chère, j’aurai vite fait de vous rendre votre vraie dimension[7]. » Elle a dit également de lui qu'il était « bon comme une pomme de terre au four ». Une profonde intimité les unit tout de suite. Ils vécurent, clandestinement, vingt ans de passion adultère (Tracy n'ayant jamais voulu divorcer de sa femme) et elle tourna avec lui neuf films, dont La Femme de l'année, Madame porte la culotte et Devine qui vient dîner ?. Tracy meurt en 1967.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Katharine Hepburn en 1951 dans une pièce de Shakespeare, Comme il vous plaira (As You Like It)
Katharine Hepburn en 1958 dans une autre pièce de Shakespeare, Beaucoup de bruit pour rien (Much Ado About Nothing)

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis[modifier | modifier le code]

Katharine Hepburn est récompensée par l'oscar de la meilleure actrice à quatre reprises : en 1934 pour le rôle d'Eva Lovelace dans Morning Glory (1933) de Lowell Sherman ; en 1968 pour le rôle de Christina Drayton dans Devine qui vient dîner ? (1967) de Stanley Kramer ; en 1969 pour le rôle d'Aliénor d'Aquitaine dans Le Lion en hiver (1968) d'Anthony Harvey et en 1982 pour le rôle d'Ethel Thayer dans La Maison du lac (1981) de Mark Rydell. Ceci reste un record inégalé en 2016. Elle a par ailleurs été nommée à huit autres reprises[8], sans toutefois remporter la récompense.

Katharine Hepburn est par ailleurs nommée à quatre reprises aux Golden Globe Awards, pour la distinction de meilleure actrice dans un film dramatique : en 1959 pour son interprétation de madame Valerie Venable dans Soudain l'été dernier (1958) de Joseph L. Mankiewicz ; en 1967 pour le rôle de de Christina Drayton dans Devine qui vient dîner ? (1967) de Stanley Kramer ; en 1968 pour le rôle d'Aliénor d'Aquitaine dans Le Lion en hiver (1968) d'Anthony Harvey et en 1981 pour son interprétation d'Ethel Thayer dans La Maison du lac (1981) de Mark Rydell. Elle n’a toutefois jamais remporté cette distinction.

En Europe[modifier | modifier le code]

La Mostra de Venise est le premier grand festival européen à distinguer Katharine Hepburn en lui décernant, en 1934, la Coupe Volpi de la meilleure actrice pour son interprétation du rôle de Josephine « Jo » March dans Les Quatre Filles du docteur March (1933) de George Cukor.

Katharine Hepburn est ensuite nommée à plusieurs reprises au Royaume-Uni pour le British Academy Film Award (BAFTA) de la meilleure actrice étrangère, sans obtenir la récompense : en 1953 pour le rôle de Pat Pemberton dans Mademoiselle Gagne-Tout (1951) de George Cukor ; en 1956 pour le rôle de Jane Hudson dans Vacances à Venise (1954) de David Lean et en 1958 pour le rôle de Lizzie Curry dans Le Faiseur de pluie (1956) de Joseph Anthony.

Elle est plus tard distinguée du BAFTA de la meilleure actrice[9] pour son interprétation dans trois rôles : ceux de Christina Drayton dans Devine qui vient dîner ? (1967) de Stanley Kramer et d'Aliénor d'Aquitaine dans Le Lion en hiver (1968) d'Anthony Harvey en 1969, puis celui d'Ethel Thayer dans La Maison du lac (1981) de Mark Rydell en 1983.

En France, c'est en 1962 que Katharine Hepburn reçoit le prix d'interprétation féminine du Festival de Cannes pour le rôle de Mary Tyrone dans Long voyage vers la nuit (1962) de Sidney Lumet.

Autres distinctions[modifier | modifier le code]

Katharine Hepburn a été nommée par l'American Film Institute « plus grande actrice de légende du cinéma américain » et a reçu le prix Geoffrey Beene du Conseil des créateurs de mode américains en 1985.

Citations[modifier | modifier le code]

« Je suis une personnalité tout autant qu’une actrice. Montrez-moi une actrice qui n’ait pas une personnalité et je vous montrerai une femme qui n’est pas une star. »

— Katharine Hepburn, Katharine Hepburn dans l'objectif[3]

« … On découvre chez Katharine Hepburn dans Sylvia Scarlett une spontanéité et une maîtrise incomparables et son jeu, qui n’a pas vieilli, annonce ce qui sera le style de jeu des actrices de la génération suivante : discrétion dans les effets, mise en place parfaite de la parole et du geste. Hepburn est, à la lettre, aérienne. Elle déploie une virtuosité qui est celle d’une grande danseuse de ballet… »

— George Cukor, George Cukor par Jean Domarchi[10]

« If you obey all rules, you miss all the fun (« Si vous respectez toutes les règles, vous passez à côté de tout le plaisir »). »

— Katharine Hepburn, [réf. nécessaire]

Hommages[modifier | modifier le code]

Plusieurs actrices ont incarné Katharine Hepburn à l'écran : après Marisa Berenson dans un film de Clint Eastwood évoquant le tournage de Chasseur blanc, cœur noir (1990), Cate Blanchett joua son rôle en 2004 dans Aviator de Martin Scorsese (The Aviator), qui lui permit d'obtenir le BAFTA et l'Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle en 2005.

Anecdotes[modifier | modifier le code]

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  • Katharine Hepburn a habité Manhattan dans un immeuble de la 2e avenue, où elle vivait avec Phyllis, sa dame de compagnie, sourde et dévouée. Elle passait ses week-ends dans sa propriété de Fenwick où elle plongeait quotidiennement dans le lac à l'eau glaciale.
  • Spencer Tracy la surnommait affectueusement le « sac d’os ».
  • Ce qu'elle aimait : les lys et les chocolats aux amandes, boire du whisky soda en dînant, manger du potage de betterave à l'aneth à midi, jouer au jeu de l'oie.
  • Outre son jeu d'actrice grandiose, Katharine est également connue pour son fort tempérament. Ainsi, lorsque Howard Hughes envoya des limousines au domicile de l'actrice pour lui permettre de rejoindre les studios plus confortablement, elle n'hésita pas une seconde à décliner, préférant utiliser son vélo.
  • Myrna Loy dira qu'elle aurait préféré gagner des prix remportés par Katharine Hepburn[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Litt. « Katherine d'Arrogance ». Cf. Scott A. Berg, op. cit., p. 111.
  2. Elles n'ont d'ailleurs pas la même nationalité : Audrey est anglaise alors que Katharine est américaine
  3. a et b Marie-Louise Navarro, Katharine Hepburn dans l'objectif, Librairie des Champs-Élysées (ISBN 2-7024-1145-2).
  4. « Oscars 2016 : les 6 chiffres à connaître sur la prestigieuse cérémonie », sur RTL.fr (consulté le 27 février 2016).
  5. a et b Caroline Besse, « De Marlon Brando à Woody Allen, les “anti-Oscars” à travers les âges », sur Télérama.fr,‎ (consulté le 27 février 2016).
  6. [vidéo] « Katharine Hepburn's only Academy Awards appearance » » sur YouTube (consulté le 20 juillet 2010).
  7. Peter Hay, Metro Goldwyn Mayer : Splendeur du cinéma américain, traduit par Paule Pagliano, Bordas, Paris (ISBN 2-04-019778-8).
  8. En 1936 pour Désirs secrets (1935), en 1941 pour Indiscrétions (1940), en 1943 pour La Femme de l'année (1942), en 1952 pour L'Odyssée de l'African Queen (1951), en 1956 pour Vacances à Venise (1955), en 1957 pour Le Faiseur de pluie (1956), en 1960 pour Soudain l'été dernier (1959) et en 1963 pour Long voyage vers la nuit (1962).
  9. Les distinctions de meilleure actrice et de meilleure actrice étrangère sont fusionnées à partir de 1969.
  10. George Cukor par Jean Domarchi, Collection cinéma d'aujourd'hui, Éditions Seghers (D. L. 4-1965)
  11. Emily W. Leider, Myrna Loy: The Only Good Girl in Hollywood, p. 166[réf. insuffisante].

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Scott A. Berg (trad. Bella Arman), Appelez-moi Kate : confidences de Katharine Hepburn [« Kate Remembered: Katharine Hepburn, a Personal Biography »], Paris, Robert Laffont, , 318 p. (ISBN 978-2-221-10147-6, OCLC 77098161)
  • Katharine Hepburn (trad. Françoise Cartano), Moi, Histoires de ma vie [« Me: Stories of My Life »], Presses Pocket, coll. « Best », (ISBN 2-266-05150-4 et 978-2-266-05150-7)
  • Katharine Hepburn (trad. Béatrice Vierne), African Queen ou Comment je suis allée en Afrique avec Bogart, Bacall et Huston et faillis perdre la raison [« The Making of The African Queen »], Paris, Flammarion, (ISBN 978-2-082-11401-1, OCLC 53740242)

Liens externes[modifier | modifier le code]