Karl Struss
| Naissance |
New York, État de New York États-Unis |
|---|---|
| Nationalité |
|
| Décès |
(à 95 ans) Santa Monica, Californie États-Unis |
| Profession | photographe, directeur de la photographie |
Karl Struss est un photographe et directeur de la photographie américain, né le à New York et mort le à Santa Monica.
Biographie
[modifier | modifier le code]Jeunesse et formation
[modifier | modifier le code]Karl F. Struss naît à New York en 1886, le plus jeune des six enfants de Henry W. Struss et de son épouse Marie. Après une maladie au lycée, son père, Henry, le retire de l'école en 1903 et le place comme ouvrier dans l'entreprise familiale, l'usine de bonnets métalliques Seybel & Struss[1]. Il s'intéresse à la photographie et expérimente avec un appareil photo 8x10 ; à partir de 1908, il suit les cours du soir de photographie artistique de Clarence Hudson White au Teachers College de l'université Columbia et termine ses études en 1912[2].
Photographe
[modifier | modifier le code]Son travail photographique est remarqué lorsque 12 de ses photographies sont sélectionnées par Alfred Stieglitz en 1910 pour l'exposition internationale de photographie picturale organisée per le groupe Photo-Secession dans l'Albright Art Gallery de Buffalo (état de New York)[3],[4],[5].
Struss participe à l'exposition What the Camera Does in the Hand of the Artist au Newark Art Museum en avril 1911 ; en avril 1912, Alfred Stieglitz lui consacre un numéro de la revue Camera Work[6]. Pendant l'été 1912, Struss assure le remplacement de Clarence H. White au Teacher's College à Struss et y organise une exposition de ses photographies de New York[7].
En 1914, il démissionne de son poste dans l'entreprise familiale et reprend à New York le studio de photographie de Clarence Hudson White en juin[8]. Il participe à de nombreuses expositions organisées par des clubs de photographie et des associations[9]. Il réalise également des photographies commerciales pour des magazines tels que Vogue, Vanity Fair ou Harper's Bazaar[5].
Lors de la Première Guerre mondiale, il s'enrôle en 1917, se forme à la photographie aérienne afin d'enseigner à la No. 1 School of Military Aeronautics, école d'aéronautique militaire fondée en 1915, mais ses origines familiales allemandes entraînent une enquête militaire ; il est transféré à Fort Leavenworth pour y servir comme gardien de prison, puis comme commis aux archives[7].
Directeur de la photographie à Hollywood
[modifier | modifier le code]Après la guerre, Karl F. Struss s'installe en Californie à Los Angeles et commence une carrière dans le cinéma comme directeur de la photographie ; il travaille notamment pour F. W. Murnau, Cecil B. DeMille ou Charlie Chaplin[6]. Lors de la 1re cérémonie des Oscars en 1929, il obtient avec Charles Rosher l'Oscar de la meilleure photographie pour L'Aurore de Murnau[10].
Archives et collections
[modifier | modifier le code]Les archives de Karl Struss sont conservées dans les collections de l'Amon Carter Museum of American Art à Fort Worth au Texas[11], qui lui consacre une exposition en 2024[12],[13].
Plusieurs musées conservent des photographies de Karl Struss :
- en France : Musée d'Orsay à Paris[14]
- aux États-Unis : Art Institute of Chicago[15] ; Museum of Modern Art (Moma) à New York[16] ; National Gallery of Art à Washington[17].
-
Hotel Excelsior à Sorrente, 1909.
-
Le Pont de Brooklyn la nuit, 1912.
-
Cecil B. DeMille dans son bureau, 1919.
-
Nu féminin, 1919.
-
Gloria Swanson dans le film Male and Female de Cecil B. DeMille, 1919.
Filmographie
[modifier | modifier le code]- 1920 : L'amour a-t-il un maître ? (Something to Think About), film muet de Cecil B. DeMille.
- 1921 :
- Le cœur nous trompe (The Affairs of Anatol), film muet de Cecil B. DeMille.
- Le Fruit défendu (Forbidden Fruit), film muet de Cecil B. DeMille.
- Le Paradis d'un fou (Fool's Paradise), film muet de Cecil B. DeMille.
- 1922 : The Law and the Woman (en), film muet de Penrhyn Stanlaws.
- Le Détour (Saturday Night), film muet de Cecil B. DeMille.
- Fools First, film muet de Marshall Neilan.
- Rich Men's Wives (en), film muet de Louis Gasnier.
- Minnie (en), film muet de Marshall Neilan et Frank Urson.
- Thorns and Orange Blossoms (en), film muet de Louis Gasnier.
- 1923 :
- Poor Men's Wives (en), film muet de Louis Gasnier.
- Amour dangereux (Daughters of the Rich), film muet de Louis Gasnier.
- Mothers-in-Law (en), film muet de Louis Gasnier.
- Maytime, film muet de Louis Gasnier.
- 1924 :
- Poisoned Paradise, film muet de Louis Gasnier.
- Legend of Hollywood, film muet de Renaud Hoffman.
- La Folie d'une femme (White Man), film muet de Louis Gasnier et premier film de Clark Gable.
- Idle Tongues (en), film muet de Lambert Hillyer.
- 1925 :
- The Winding Stair (en), film muet de John Griffith Wray.
- Ben-Hur: A Tale of the Christ, film muet de Fred Niblo.
- 1926 :
- Hell's Four Hundred (en), film muet de John Griffith Wray.
- Les Moineaux (Sparrows), film muet de William Beaudine et Tom McNamara.
- C'était un Prince! (en), film muet de Joseph Henabery.
- Forever After (en), film muet de F. Harmon Weight
- 1927 :
- Babe Comes Home (en), film muet de Ted Wilde.
- L'Aurore, film muet de Friedrich Wilhelm Murnau.
- 1928 :
- Jeunesse triomphante (Drums of Love), film muet de D. W. Griffith.
- Night Watch d'Alexander Korda.
- 1929 :
- Le Lys du faubourg (Lady of the Pavements), film muet de D. W. Griffith.
- Coquette de Sam Taylor.
- La Mégère apprivoisée (The Taming of the Shrew) de Sam Taylor.
- 1930 :
- Be Yourself! (en) de Thornton Freeland.
- Une nuit romanesque (One Romantic Night) de Paul L. Stein.
- The Bad One de George Fitzmaurice.
- Danger Lights de George B. Seitz.
- 1931 :
- Docteur Jekyll et M. Hyde de Rouben Mamoulian.
- Kiki de Sam Taylor.
- Skippy de Norman Taurog.
- Up Pops the Devil d'A. Edward Sutherland.
- Women Love Once (en) d'Edward Goodman.
- le cadran de la mort (en) d'Edward Sloman.
- Le Chemin du divorce (The Road to Reno) de Richard Wallace
- 1932 :
- L'Île du docteur Moreau (Island of Lost Souls) d'Erle C. Kenton[18].
- Two Kinds of Women de William C. de Mille.
- Les Danseurs dans la nuit (Dancers in the Dark) de David Burton.
- Le Monde et la Chair (The World and the Flesh) de John Cromwell.
- Forgotten Commandments (en) de Louis Gasnier et William Schorr.
- Le Revenant (The Man from Yesterday) de Berthold Viertel.
- Guilty as Hell (en) d'Erle C. Kenton.
- 1933 :
- Princesse Nadia (Tonight Is Ours) de Stuart Walker.
- Celle qu'on accuse (The Woman Accused) de Paul Sloane.
- : The Girl in 419 d'Alexander Hall et George Somnes (en).
- Disgraced! d'Erle C. Kenton.
- La Déchéance de miss Drake (The Story of Temple Drake) de Stephen Roberts.
- One Sunday Afternoon de Stephen Roberts.
- Chanteuse de cabaret (Torch Singer) d'Alexander Hall et George Somnes (en).
- 1934 :
- Four Frightened People de Cecil B. DeMille.
- Ce n'est pas un péché (Belle of the Nineties) de Leo McCarey.
- The Pursuit of Happiness d'Alexander Hall.
- La Grande-Duchesse et le Garçon d'étage (Here Is My Heart) de Frank Tuttle.
- 1935 :
- Mississippi de Wesley Ruggles et A. Edward Sutherland.
- Je veux être une lady (Goin' to Town) d'Alexander Hall.
- Two for Tonight de Frank Tuttle.
- 1936 :
- Transatlantic Follies (Anything Goes) de Lewis Milestone.
- L'Homme sans visage (The Preview Murder Mystery) de Robert Florey.
- Too Many Parents de Robert F. McGowan.
- Rhythm on the Range de Norman Taurog.
- Hollywood Boulevard de Robert Florey.
- Go West, Young Man de Henry Hathaway.
- Let's Make a Million (en) de Ray McCarey.
- 1937 :
- L'Amour à Waikiki (Waikiki Wedding), de Frank Tuttle
- Mountain Music (en) de Robert Florey.
- Double or Nothing (en) de Joseph Henabery.
- Thunder Trail (en) de Charles Barton.
- Fifi peau de pêche (Every Day's a Holiday ) d'A. Edward Sutherland.
- 1938 :
- Les Bébés turbulents (Sing You Sinners) de Wesley Ruggles.
- Thanks for the Memory de George Archainbaud.
- 1939 :
- Paris Honeymoon de Frank Tuttle.
- Deux Bons Copains (Zenobia) de Gordon Douglas.
- Some Like It Hot de George Archainbaud.
- Island of Lost Men de Kurt Neumann.
- Frou-frou de Broadway (The Star Maker) de Roy Del Ruth.
- 1940 : Le Dictateur (The Great Dictator) de Charlie Chaplin.
- 1941 :
- L'Engagé volontaire (Caught in the Draft) de David Butler.
- Aloma, princesse des îles (Aloma of the South Seas) d'Alfred Santell.
- 1943 :
- Happy Go Lucky (en) de Curtis Bernhardt.
- Voyage au pays de la peur (Journey Into Fear) de Norman Foster avec Joseph Cotten et Orson Welles.
- Riding High de George Marshall.
- 1944 :
- Quatre Flirts et un cœur (And the Angels Sing) de George Marshall.
- Lona la sauvageonne (Rainbow Island) de Ralph Murphy.
- 1945 : L'Or et les Femmes (Bring on the Girls) de Sidney Lanfield.
- 1946 :
- Tarzan et la Femme léopard (Tarzan and the Leopard Woman) de Kurt Neumann.
- Suspense de Frank Tuttle.
- Mr. Ace (en) de Edwin L. Marin.
- 1947 :
- L'Affaire Macomber (The Macomber Affair) de Zoltan Korda.
- Heaven Only Knows (en) d'Albert S. Rogell.
- 1948 : The Dude Goes West (en) de Kurt Neumann.
- 1949 :
- L'Atlantide (Siren of Atlantis) de Gregg Tallas.
- Hello Out There de James Whale.
- Tarzan's Magic Fountain (en) de Lee Sholem.
- Garçons en cage (Bad Boy) de Kurt Neumann.
- Call of the Forest (en) de John F. Link.
- 1950 :
- It's a Small World (en) de William Castle.
- Vingt-quatre Heures chez les Martiens (Rocketship X-M), film de science-fiction de Kurt Neumann.
- The Return of Jesse James (en) d'Arthur Hilton.
- The Texan Meets Calamity Jane (en), western de Ande Lamb (en).
- Father's Wild Game (en) de Herbert I. Leeds.
- 1951 : Tarzan's Peril (en) de Byron Haskin.
- 1952 :
- Lady Possessed (en) de William Spier et Roy Kellino.
- Vengeance indienne (en) (The Rose of Cimarron), western de Harry Keller.
- Tarzan's Savage Fury (en) de Cy Endfield.
- Les Feux de la rampe (Limelight) de Charlie Chaplin.
- Face to Face de de John Brahm et Bretaigne Windust.
- 1953 :
- Deux Nuits avec Cléopâtre (Due notti con Cleopatra), peplum comique de Mario Mattoli.
- Mesa of Lost Women (en), film de science-fiction de Herbert Tevos et Ron Ormond.
- Tarzan et la Diablesse (Tarzan and the She-Devil) de Kurt Neumann.
- Un turco napoletano de Mario Mattoli.
- Il più comico spettacolo del mondo de Mario Mattoli.
- 1954 : Misère et noblesse (Miseria e nobiltà), comédie de Mario Mattoli.
- 1957 :
- Kronos, film de science-fiction de Kurt Neumann
- She Devil, film de science-fiction de Kurt Neumann.
- 1957 : The Deerslayer (en), western de Kurt Neumann.
- 1958 :
- The Rawhide Trail (en), western de Robert Gordon.
- La Mouche noire (The Fly), film d'horreur de Kurt Neumann.
- The Hot Angel (en) de Joe Parker.
- 1959 :
- The Sad Horse (en) de James B. Clark.
- The Rebel Set de Gene Fowler Jr..
- Here Come the Jets (en) de Gene Fowler Jr.
- The Alligator People (en), film de science-fiction et d'horreur de Roy Del Ruth.
- Counterplot (en) de Kurt Neumann.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Karl Struss » (voir la liste des auteurs).
- ↑ Barbara McCandless, Bonnie Yochelson et Richard Koszarski 1995, p. 14-17.
- ↑ Barbara McCandless, Bonnie Yochelson et Richard Koszarski 1995, p. 19.
- ↑ (en) « Through a Modernist Lens: Buffalo and the Photo-Secession », sur Galerie d'art Albright-Knox.
- ↑ « L'exposition de Buffalo », dans Julien Faure-Conorton, La photographie pictorialiste, Arles, Actes Sud, coll. « Photo poche » (no 181), (ISBN 9782330120108).
- Barbara McCandless, Bonnie Yochelson et Richard Koszarski 1995, p. 57-59.
- Julien Faure-Conorton 2025.
- Barbara McCandless, Bonnie Yochelson et Richard Koszarski 1995, p. 24-25.
- ↑ Barbara McCandless, Bonnie Yochelson et Richard Koszarski 1995, p. 30.
- ↑ Barbara McCandless, Bonnie Yochelson et Richard Koszarski 1995, p. 225-235.
- ↑ Olivier Gamble, « Aurore, L' », dans Jean Tulard (dir.), Guide des films, Paris, Éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins », (ISBN 9782221104514), p. 242.
- ↑ (en) « Karl Struss », sur Amon Carter Museum of American Art.
- ↑ Jonathan Frembling et Kristen Gaylord 2024.
- ↑ (en) « Karl Struss », sur Musée Amon Carter.
- ↑ « Karl Struss (1886 - 1981) », sur Musée d'Orsay.
- ↑ (en) « Karl struss », sur Art Institute of Chicago.
- ↑ (en) « Karl Struss », sur Museum of Modern Art.
- ↑ (en) « Karl Struss », sur National Gallery of Art.
- ↑ Jean de Baroncelli, « L'Île du docteur Moreau », Le Monde, (lire en ligne).
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- « Karl F. Struss », dans Julien Faure-Conorton, La photographie pictorialiste, Arles, Actes Sud, coll. « Photo poche » (no 181), (ISBN 9782330120108).
- (en) Jonathan Frembling (dir.) et Kristen Gaylord (dir.), Moving pictures : Karl Struss and the rise of Hollywood (catalogue d'exposition, Amon Carter Museum of American Art), Fort Worth / Munich, Amon Carter Museum of American Art / Hirmer, , 223 p. (ISBN 9783777442839).
- (en) William Innes Homer, « Karl Struss, photographer : unheralded genius », American art review, vol. 7, no 2, , p. 90-91.
- (en) Toby A. Jurovics, « Karl Struss. Composing New York », History of Photography, vol. 17, no 2, , p. 193-201 (présentation en ligne)
- (en) Barbara McCandless, Bonnie Yochelson et Richard Koszarski, New York to Hollywood : the photography of Karl Struss, Albuquerque, University of New Mexico Press. Amon Carter Museum, , VIII-247 p. (ISBN 9780826316370, lire en ligne
). - « Karl F. Struss (1886 – 1981) », sur lapetitemelancolie.net, .
Liens externes
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