Karl Otto Koch

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Karl Otto Koch ( à Darmstadt - à Buchenwald) est un un officier SS allemand et commandant de plusieurs camps de concentration nazis.

Biographie[modifier | modifier le code]

Premières années[modifier | modifier le code]

Koch perd son père à huit ans. Il termine l'école primaire en 1912 et travaille rapidement comme coursier et apprenti au service comptable d'une usine locale. Il rejoint l'armée volontairement en 1916 et combat sur le front occidental jusqu'à sa capture par les britanniques en 1918. Il finit la guerre comme prisonnier de guerre et revient en Allemagne en 1919. Il travaille comme comptable dans une banque, puis dans une compagnie d'assurances. Koch adhère au NSDAP et entre dans la SS en 1931.

Carrière dans la Schutzstaffel[modifier | modifier le code]

Koch est affecté dans différents régiments SS jusqu'au 13 juin 1935, lorsqu'il est nommé commandant du camp de concentration de Columbia à Berlin-Tempelhof. En avril 1936, il est affecté au camp d'Esterwegen et quatre mois plus tard à celui de Sachsenhausen. Le 1er août 1937, il devient commandant du camp de Buchenwald, qui vient d'ouvrir. Il y reste jusqu'en septembre 1941, lorsqu'il est transféré au camp de Majdanek. Cette mutation est due à l'enquête qui fait suite à des allégations de corruption, fraude, détournement de fonds, ivrognerie, atteintes sexuelles et homicide. Koch est alors commandant à Majdanek seulement depuis un an. Il est relevé de ses fonctions lorsque 86 prisonniers de guerre soviétiques parviennent à s'échapper du camp en août 1942. Koch est mis en accusation et transféré à Berlin.

Procès et condamnation à mort[modifier | modifier le code]

Les agissements de Koch à Buchenwald attirent l'attention du SS-Obergruppenführer Josias, prince de Waldeck and Pyrmont dès 1941. En parcourant la liste des morts à Buchenwald, Waldeck remarque le nom du Dr Walter Krämer, infirmier à l'hopital de Buchenwald, qui l'avait soigné avec succès dans le passé. Waldeck fait quelques recherches et découvre que Koch, commandant du camp de Buchenwald, a ordonné l'exécution, comme "prisonniers politiques", de Krämer et de Karl Peixof, un employé administratif de l'hôpital, parce qu'ils l'avaient soigné pour la syphilis et qu'il craignait d'être découvert. Waldeck ordonne un examen complet du camp par le Dr. Georg Konrad Morgen, un juge de cour d'appel membre du département juridique de la SS (Hauptamt SS-Gericht). De nombreux faits de détournements de fonds et de biens appartenant aux détenus sont découverts, et d'autres inculpations sont prononcées, y compris contre la femme de Koch, Ilse. À la suite du procès, Koch est condamné à mort et fusillé le 5 avril 1945, une semaine avant la libération de Buchenwald.

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Études[modifier | modifier le code]

  • (de) Arthur L. Jr. Smith, Die Hexe Von Buchenwald : Der Fall Ilse Koch, Bohlau Verlag GmbH & Cie,‎ (ISBN 978-3412033835)
  • Pierre Durand, La chienne de Buchewald, Temps actuels, coll. « La vérité vraie »,‎ , 203 p. (ISBN 978-2201015991)
  • (en) Tom Segev, Soldiers of Evil : The Commandants of the Nazi Concentration Camps, McGraw-Hill,‎ , 240 p. (ISBN 0070560587)
  • (de) Harry Naujoks, Meine Leben im KZ Sachsenhausen, Dietz,‎ , 352 p. (ISBN 978-3320013134)
  • (de) Harry Stein, Konzentrationslager Buchenwald 1937-1945, Gedenkstätte Buchenwald,‎ (ASIN B003FQD4X6)
  • (de) Kurt Schilde et Johannes Tuchel, Columbia-Haus : Berliner Konzentrationslager 1933-1936, Hentrich,‎ (ISBN 978-3926175960)
  • (de) Anke Schmeling, Josias Erbprinz zu Waldeck und Pyrmondt : Der politische Weg eines hohen SS-Führers, Universitätsbibliothek Kassel,‎ , 154 p. (ISBN 978-3881227711)
  • (en) David A Hackett, The Buchenwald Report, Westview Press Inc,‎ , 424 p. (ISBN 978-0813333632)
  • (de) Gudrun Schwarz, Eine Frau an seiner Seite : Ehefrauen in der "SS-Sippengemeinschaft", Aufbau Taschenbuch,‎ , 304 p. (ISBN 978-3746680507)

Fictions[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

  • (de) Karin Orth, The Concentration Camp SS as a Functional Elite, p. 306-336 dans National Socialist Extermination Policies : Contemporary German Perspectives and Controversies, Berghahn Books, Inc., coll. « War and Genocide »,‎ , 288 p. (ISBN 978-1571817501)
  • Benoît Cazenave, « L'Exemplarité du commandant SS Karl Otto Koch », Bulletin trimestriel de la Fondation Auschwitz, no 86,‎ , p. 7-58 (ISSN 0777-9127, lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]