Karl Landauer

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Karl Landauer
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Gedenktafel Karl Landauer am Sigmund-Freud-Institut in der Myliusstraße 20.jpg
plaque commémorative

Karl Landauer, né le à Munich et mort le au camp de concentration de Bergen-Belsen, est un psychiatre et psychanalyste allemand. Il est le fondateur de l'Institut psychanalytique de Francfort (1929).

Biographie[modifier | modifier le code]

Il fait des études de médecine dans la perspective de devenir pédiatre, puis s'oriente vers la psychiatrie[1], auprès de Julius Wagner-Jauregg. À l'incitation de Max Isserlin, il se forme à la psychanalyse avec Sigmund Freud en 1912, et est admis comme membre de la Société psychanalytique de Vienne en 1913[1]. Il est mobilisé comme médecin, durant la Première Guerre mondiale, une expérience qui le rend pacifiste[1]. Il poursuit sa formation psychiatrique à Francfort-sur-le-Main en 1919 et s'installe comme psychanalyste en 1923 dans cette ville, où il participe au développement des activités psychanalytiques, notamment à la création, en 1929, de l'Institut psychanalytique de Francfort, sur le modèle de l'Institut psychanalytique de Berlin[1]. L'institut de Francfort, fondé à la demande de Max Horkheimer, avec Erich Fromm, Frieda Fromm-Reichmann et Heinrich Meng[2], est relié à l'Institut de recherches sociales.

Il est très actif sur le plan de la diffusion de la psychanalyse, participe à l'organisation de plusieurs congrès de l'Association psychanalytique internationale, à Wurtzbourg (1924), Bad Homburg (1925) et Wiesbaden (1932)[1]. En 1933, il s'exile à Amsterdam, où il est le principal analyste didacticien, il donne notamment des conférences pour le quatre-vingtième anniversaire de Freud à la société néerlandaise de psychanalyse, ainsi qu'à la Société psychanalytique de Vienne. Il ne se décide pas à quitter les Pays-Bas à temps, et est arrêté en 1943, interné au camp de Westerbork, puis transféré à Bergen-Belsen, où il meurt d'inanition en [1].

Il est l'auteur de plusieurs publications, notamment Spontanheilung (1914), « Passive » Teknik (1924), Äquivalente der Trauer (1925, Zur psychosexuellen Genese der Dummheit (1929), Die Ich-Organisation in der Pubertât (1935), Die Affekte und Ihre Entwicklung (1936, Theorie der Affekte und andere Schriften zur Ich-Organisation (posthume, 1991)[1].

Il est l'auteur notamment d'une étude sur l'identification narcissique avec l'objet perdu et l'un des premiers à réaliser des thérapies analytiques d'enfants et d'adolescents[1].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h Rothe 2002, p. 909.
  2. Elisabeth Zimmermann, « Heinrich Meng », Dictionnaire historique de la Suisse, (consulté le 13 juin 2018).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]