Karl Holz

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Karl Holz, né le 27 décembre 1895 à Nuremberg et mort le 19 avril 1945 dans cette même ville, est le Gauleiter de Franconie.

Karl Holz, dernier Gauleiter de Nuremberg

Vie politique[modifier | modifier le code]

Engagé durant la Grande Guerre, il adhère au parti de Julius Streicher en 1919, puis à la suite de ce dernier, rejoint le NSDAP en 1922. Il adhère à la SA en 1923 et encadre les SA de Nuremberg à partir de novembre 1923 . Il est élu au conseil municipal de Nuremberg en 1924 et au Landtag de Bavière en 1932.

Carrière durant le IIIe Reich[modifier | modifier le code]

Kreisleiter de Nuremberg-ville, il mène une carrière qui le conduit à la fonction de Gauleiter en novembre 1944.

Comme l'ensemble des responsables du NSDAP, il adresse régulièrement à Bormann des rapports sur la situation politique et militaire des secteurs dont il a la charge. En août 1944, il adresse à ce dernier et à Himmler un rapport sur la situation des troupes cantonnées en France à l'arrière du front : pour pallier la situation (troupes indisciplinées et défaitistes), Holz propose l'envoi auprès de ces unités des inspecteurs nazis, responsables de la bonne tenue des unités en cause[1]. Au mois d'avril 1945, le 17 plus précisément, il adresse un autre rapport sur l'état de la population de son Gau et du moral des unités combattantes[2].

Le 20 avril 1945, il envoie un dernier télégramme à Hitler pour le féliciter à l'occasion de son anniversaire[3].

Seconde Guerre Mondiale[modifier | modifier le code]

En 1939, il s'engage dans la Wehrmacht et est affecté dans une unité mécanisée.

Nommé Gauleiter assez tardivement dans le conflit, il fait partie des Gauleiter les plus brutaux, proposant de nazifier davantage encore les corps d'inspection de l'armée[1], ordonnant d’exécuter tous les hommes se rendant[3]. À la suite de l'ordre de Keitel de défendre les villes jusqu'au bout, sous peine d'exécution sommaire, il ajoute un codicille stipulant que toute personne arborant un drapeau blanc serait pendu et toute maison sur laquelle on trouverait un drapeau blanc serait dynamitée[4].

Lors de la prise de la ville par les troupes américaines en avril 1945, il résiste les armes à la main avec un peloton de la SS dans les décombres du siège de la police. Le 19 avril, il envoie un émissaire à Hitler, le chef des SA de la ville de Nuremberg, pour informer Hitler qu'il a résisté jusqu'au bout, ce qui lui vaut d'être décoré de la croix d'or de l'ordre allemand[3]. Il meurt le 19 avril 1945, dans les décombres du siège de la police, entouré d'un groupe de soldats qui continuaient à se battre[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b La Fin, p. 103
  2. La Fin, p. 411
  3. a, b, c et d La Fin, p. 412
  4. La Fin, p. 415

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]