Karine Tuil

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Karine Tuil
Nom de naissance Tuil
Naissance
Paris
Activité principale
Distinctions
  • Chevalier de l'ordre des arts et des lettres
  • Prix Landerneau des lecteurs
Auteur
Langue d’écriture français
Genres

Œuvres principales

  • Tout sur mon frère. (2003)
  • La domination. (2008)
  • Six mois, six jours. (2010)
  • L'Invention de nos vies (2013)
  • L'insouciance (2016)

Karine Tuil, née le à Paris, est une romancière française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après son baccalauréat, elle entreprend des études de droit, obtient un DEA à l'Université de Paris II (Panthéon Assas)[1]. Elle exerce la profession de juriste et prépare une thèse qu'elle ne soutient pas[2]. Elle décide alors de se consacrer à l'écriture. Ses deux premiers romans ne sont pas publiés.

Carrière[modifier | modifier le code]

Son troisième roman intitulé Pour le Pire est remarqué par Jean-Marie Rouart[2]. Il est édité en septembre 2000 aux éditions Plon qui inaugurent une collection "jeunes auteurs". Il relate la lente décomposition d'un couple. Ce roman est plébiscité par les libraires.

Son second roman publié, Interdit, (Plon 2001) - récit burlesque de la crise identitaire d'un vieux juif - qui connaît un succès critique et public. Sélectionné pour plusieurs prix dont le prix Goncourt, Interdit obtient le prix Wizo. Il est traduit en plusieurs langues et adapté au théâtre par Salomé Lelouch en 2014 sous le titre: "Le mariage de Mr Wessmann"[3],[4]. Il est joué au théâtre La Bruyère[5] d'octobre 2014 à juin 2015 et au festival d'Avignon en juillet 2015. Il est en cours d'adaptation cinématographique en Italie.

Le sens de l'ironie et de la tragi-comédie, l'humour juif se retrouvent encore dans Du sexe féminin en 2002 - une comédie acerbe sur les relations mère-fille, ce troisième roman concluant sa trilogie sur la famille juive.

En 2003, elle rejoint les Éditions Grasset où elle publie son quatrième roman Tout sur mon frère qui explore les effets pervers de l'autofiction (nommé pour les Prix des libraires et finaliste du prix France-Télévision).

En 2005, elle publie Quand j'étais drôle qui raconte les déboires d'un comique français à New-York.

En 2007, elle publie Douce France, un roman social qui dévoile le fonctionnement des centres de rétention administrative.

En 2008, sort son septième roman, La domination, pour lequel elle reçoit la Bourse Stendhal du ministère des Affaires étrangères. Il évoque les jeux de pouvoir dans le milieu de l'édition à travers les prismes de l'identité. Il a fait partie des premières sélections du prix Goncourt, prix Goncourt des lycéens et du prix de Flore.

En 2010, son roman Six mois, six jours fait partie de la première et deuxième sélection du prix Goncourt 2010, de la première sélection du prix Interallié et du prix Goncourt des lycéens. Il a obtenu en 2011, le prix littéraire du roman news.

Son neuvième roman intitulé L'Invention de nos vies[6],[7],[8],[9]paraît en septembre 2013 à l'occasion de la rentrée littéraire aux éditions Grasset. Il figure dans plusieurs sélections de prix littéraires parmi lesquels le prix Fémina, l'Interallié, le prix Goncourt, Goncourt des lycéens, le prix des libraires. Il est finaliste du prix Goncourt[10]. L'invention de nos vies est traduit dans plusieurs pays parmi lesquels la Grande-Bretagne, les États-Unis (sous le titre The age of reinvention[11],[12]), le Canada[13], l'Italie[14],[15], la Chine, la Grèce, les Pays-Bas[16], l'Allemagne[17].

L'Invention de nos vies est en cours d'adaptation pour le cinéma.

Prix et Distinctions[modifier | modifier le code]

Le mercredi 23 avril 2014, Karine Tuil reçoit les insignes de chevalier de l'ordre des arts et des lettres, décoration remise par Aurélie Filippetti, ministre de la culture et de la communication[18].

En août 2016, à l'occasion de la rentrée littéraire, paraît en librairie L'insouciance aux éditions Gallimard. Il est sélectionné pour le prix Goncourt, le grand prix de l'Académie française et l'Interallié et reçoit le prix Landerneau des lecteurs le 5 octobre 2016[19].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • participation à l'ouvrage collectif Qu'est-ce que la gauche ?, Fayard, 2017.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Karine Tuil », sur @lalettre.com
  2. a et b « Karine Tuil : “Un livre doit être dangereux” », sur Profondeur de champs,
  3. « Dans la veine de Woody Allen », sur leparisien.fr (consulté le 5 décembre 2015)
  4. « Le Mariage de M. Weissmann », sur Télérama Sortir (consulté le 5 décembre 2015)
  5. « Théâtre La Bruyère » – Le Mariage de M. Weissmann », sur www.theatrelabruyere.com (consulté le 5 décembre 2015)
  6. «L’Invention de nos vies» par Karine Tuil, terriblement efficace, RFI, 23 décembre 2013
  7. « Rentrée littéraire 2013 - Karine Tuil ou les grandes espérances », sur Le Point, https://plus.google.com/+LePointfr (consulté le 5 décembre 2015)
  8. « Karine Tuil : sexe, mensonges et trahisons », sur Le Figaro (consulté le 5 décembre 2015)
  9. « D'une identité à l'autre, Karine Tuil », sur Le Huffington Post (consulté le 5 décembre 2015)
  10. « Les quatre finalistes du Goncourt dévoilés », sur Le Huffington Post (consulté le 5 décembre 2015)
  11. (en) Ron Charles, « ‘The Age of Reinvention’ review: A novel of Islamophobia and deception », The Washington Post,‎ (ISSN 0190-8286, lire en ligne)
  12. « French novel 'The Age of Reinvention' spotlights the pitfalls of Islamophobia », sur chicagotribune.com (consulté le 23 décembre 2015)
  13. Elizabeth Warkentin, « Karine Tuil's "important" novel, a “scathing indictment of racism,” captured imaginations in her native France », The Toronto Star,‎ (ISSN 0319-0781, lire en ligne)
  14. « La nuova vita di Samuel piena di bugie - la Repubblica.it », sur Archivio - la Repubblica.it (consulté le 5 décembre 2015)
  15. « L'invenzione della vita », sur ufficiostampa.sperling.it (consulté le 5 décembre 2015)
  16. « Karine Tuil, Een verzonnen leven (voorpublicatie) - Athenaeum Boekhandel », sur www.athenaeum.nl (consulté le 5 décembre 2015)
  17. Christian Buß, « Aufsteigerroman "Die Gierigen": Das System ist böse? Ich bin böser! », Spiegel Online,‎ (lire en ligne)
  18. « Discours d'Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication, prononcé à l’occasion de la cérémonie de remise des insignes de Chevalier de l’ordre national du Mérite à Karine Gloanec-Maurin, de Chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres à Karine Tuil, le 23 avril à Paris. - Ministère de la Culture et de la Communication », sur www.culturecommunication.gouv.fr (consulté le 6 décembre 2015)
  19. Actualitté, « Karine Tuil lauréate du Prix Landerneau des Lecteurs 2016 », Actualitté,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]