Karine Chemla

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Chemla.
Karine Chemla
Malet Chemla Knobloch.jpg

Karine Chemla, au Congrès d'histoire et philosophie des notations et du symbolisme mathématiques de 2009 à Oberwolfach, avec Antoni Malet (de) (à gauche) et Eberhard Knobloch (de) (à droite)[1].

Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (60 ans)
TunisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Membre de
Distinction

Karine Chemla (née le 8 février 1957 à Tunis[2]) est une mathématicienne française spécialiste d'histoire des mathématiques et de sinologie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Chemla a étudié les mathématiques de 1976 à 1982 à l'École normale supérieure de jeunes filles[3], où elle a obtenu l'agrégation de mathématiques en 1978 et un DEA en théorie ergodique en 1979. Elle s'est ensuite orientée vers l'histoire des mathématiques chinoises, recevant pour l'année 1980-81 une bourse d'étude de la Fondation Singer-Polignac, ce qui lui permit de faire des recherches à l'Institut pour l'histoire des sciences de l'Académie chinoise des sciences à Pékin. En 1982, elle a obtenu un doctorat de l'université Paris-XIII, sous la direction de Christian Houzel, pour son travail sur le traité Ceyuan haijing (en) (« Reflets des mesures du cercle sur la mer », 1248) de Li Ye (1192-1279).

Elle est depuis 1982 chercheuse au CNRS (CR2 en 1986, DR2 en 1997, DR1 en 2005). Elle dirige depuis 2001 le groupe REHSEIS (Recherches épistémologiques et historiques sur les sciences exactes et les institutions scientifiques) du CNRS et de l'université Paris-VII. Elle a été professeur sur chaire invitée en Chine : à l'université du Nord-Ouest (en) à Xi'an (2005) et aux universités Jiao-tong à Shanghai et du Nord Hebei (en) à Zhangjiakou (2010-2013). En 2010, elle a reçu une bourse de l'Académie chinoise des sciences. Elle était en 2007 à l'institut Max-Planck d'histoire des sciences à Berlin, en 1994-95 membre du Wissenschaftskolleg zu Berlin (de), en 2002 à l'université Columbia de New York, en 2006 à l'institut Dibner (en) du MIT et en 2010, Senior Fellow à l'Institute for the Study of the Ancient World (en) de l'université de New York.

Karine Chemla a surtout travaillé sur l'histoire des mathématiques chinoises et a produit, avec Guo Shuchun, une édition critique bilingue chinois/français d'un classique, Les Neuf Chapitres sur l'art mathématique. Les deux auteurs ont reçu pour cela en 2006 le prix Ikuo Hirayama de l'Académie des inscriptions et belles-lettres. Chemla est membre de la Commission Euler (de) de l'Académie suisse des sciences naturelles, dont le but est de publier toute l'œuvre scientifique de Leonhard Euler, sous le nom de Opera Omnia.

Depuis 2005, elle est membre de l'Académie Internationale d’Histoire des Sciences (de) (membre correspondant depuis 1997) et de la Leopoldina (elle parle aussi allemand). En 2008, elle a reçu une médaille d'argent du CNRS. Elle a été conférencière invitée au Congrès international des mathématiciens de 1998 à Berlin (History of Mathematics in China: a factor in world history and a source of new questions).

Sélection de publications[modifier | modifier le code]

(Pour une bibliographie complète, voir sa page personnelle dans les liens externes.)

  • (avec Guo Shuchun) Les neuf chapitres : Le classique mathématique de la Chine ancienne et ses commentaires [détail de l’édition].
  • (avec Paul Benoît et Jim Ritter) Histoire des fractions, fractions d'histoire, Birkhäuser, .
  • (avec F. Bray, Fu D., Huang Y. et G. Métailié) (it) « La scienza in Cina », dans Sandro Petruccioli, Storia della scienza, vol. 2, Rome, Enciclopedia Italiana, .
  • (éd.) (en) History of Science, History of Text, Springer, coll. « Boston Studies in the Philosophy of Science », .
  • (en) « Euler’s Work in Spherical Trigonometry : Contributions and Applications », dans Opera Omnia, troisième série, vol. 10 : Commentationes physicae ad theoriam caloris, electricitatis et magnetismi pertinentes, , p. CXXV-CLXXXVII.
  • (avec Florence Bretelle-Establet) (en) « Qu'était-ce qu'écrire une encyclopédie en Chine ? », dans K. Chemla et F. Bretelle-Establet (éd.), Qu'était-ce qu'écrire une encyclopédie en Chine ? – What did it mean to write an encyclopedia in China ?, coll. « Extrême-Orient, Extrême-Occident » (no hors-série), (lire en ligne), p. 7-18.

Notes et références[modifier | modifier le code]

(de) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en allemand intitulé « Karine Chemla » (voir la liste des auteurs).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Théorème de Pythagore, § Par le puzzle de Gougu

Liens externes[modifier | modifier le code]