Karim Wade

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Karim Wade
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Karim Wade en 2008.
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Karim Meïssa Wade, né le à Paris, est un homme politique sénégalais.

Il est le fils du président de la République Abdoulaye Wade, qui le nomme en 2009 ministre d'État, de la Coopération et des Transports. Candidat malheureux aux élections municipales de Dakar en 2009, il est à un moment pressenti pour succéder à son père à la présidence. Il quitte le gouvernement après la défaite de celui-ci, en 2012.

En 2014, il est incarcéré pour enrichissement illicite et détournements de fonds. Gracié en 2016 par le président Macky Sall tout en restant condamné à payer une amende, il part en exil au Qatar.

Biographie[modifier | modifier le code]

Dans l'ombre : Paris, Londres[modifier | modifier le code]

Né à Paris, Karim Wade est le fils d'Abdoulaye Wade et de son épouse française, née Viviane Vert. Il a une sœur cadette prénommée Sindiély. À Dakar, le jeune garçon fréquente l'École franco-sénégalaise de Fann, puis le Cours Sainte-Marie de Hann[1]. Lorsqu'il entre en classe de seconde, il devient interne dans un établissement privé français, Saint Martin de France, à Pontoise. C'est là qu'il obtient son baccalauréat, dans une filière dédiée aux sciences économiques (B). Peu de publications témoignent de cette période et Abdoulaye Wade, dans sa volumineuse autobiographie[2], ne fait pratiquement aucune référence à son fils[3].

À la sortie du lycée, Karim Wade entreprend des études supérieures à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, où, après une maîtrise en sciences de gestion (MSG), il prépare un DESS en ingénierie financière qu'il obtient en 1995 avec un mémoire intitulé Utilités et perspectives de développement du corporate governance en France et coécrit avec sa sœur cadette[4]. C'est aussi à la Sorbonne qu'il fait la connaissance d'une jeune Française, Karine, qu'il épouse et avec laquelle il a trois filles (3, 5 et 7 ans en 2009). Karine Wade est morte le [5]. En marge de ses études, il s'implique dans le combat politique de son père et, à Paris, il participe à des réunions à la permanence du PDS, à des manifestations, et distribue des tracts avec sa sœur, également étudiante[6].

Dans le cadre de son DESS, il a effectué son stage de 6 mois à Paris, à la Société de banque suisse qui lui propose dans la foulée un poste de cadre au département fusion-acquisition qu'il occupe pendant un an, avant d'être recruté à Londres par la banque d'affaires UBS Warburg, une filiale de l'UBS (en 1998 la Société de banque suisse fusionne avec l'Union de banques suisses pour former l'UBS). Ses activités se situent dans le secteur des mines, dans le conseil à plusieurs gouvernements africains, mais aussi en relation avec des sociétés multinationales telles que De Beers (diamants), Anglo American (mines) ou Texaco (pétrole)[6].

Tournant de l'année 2000[modifier | modifier le code]

Après s'être présenté sans succès aux élections présidentielles de 1978, 1983, 1988 et 1993, Abdoulaye Wade décide de briguer à nouveau le mandat présidentiel en 2000. Fin 1999, Karim Wade rentre à Dakar et aurait participé activement à la campagne électorale. La victoire de son père à l'élection présidentielle de 2000 fait sortir Karim de l'anonymat[7] et la ressemblance physique avec son père, et se penchant sur ses goûts et sa personnalité. Le fils du nouveau président retourne néanmoins à Londres où il est promu directeur associé, avec de substantiels avantages, au sein de UBS Warburg[6].

Il effectue de fréquentes navettes entre Londres et Dakar, puis décide en 2002 de s'installer au Sénégal pour travailler dans l'administration de son père. Il est nommé conseiller personnel du président de la République, chargé de la mise en œuvre de grands projets, tels que le futur Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) prévu à Diass, la restructuration des Industries chimiques du Sénégal (ICS) ou la mise en place d'une zone économique spéciale intégrée dans la capitale, devenant ainsi son homme de confiance, son expert financier, son watchdog – selon la formule d'Abdoulaye Wade lui-même[6].

2008 : entrée en scène internationale[modifier | modifier le code]

Karim Wade en 2008.

Jusque-là chargé de dossiers plutôt techniques, Karim Wade franchit une étape[8] lorsqu'en , il est nommé président de l'Agence nationale de l'Organisation de la conférence islamique (ANOCI) avec pour mission de préparer et d'organiser le onzième sommet de l'OCI devant réunir quatre ans plus tard à Dakar les responsables de 57 pays musulmans. Pour le président Wade il s'agit d'attirer les investisseurs arabes afin de mieux prendre ses distances à l'égard de la France et des États-Unis. Sans doute voit-il aussi dans l'événement une remarquable « rampe de lancement politique »[9] pour son fils qui négocie les contrats, voyage et devient l'interlocuteur privilégié des pays du Moyen-Orient.

Les travaux gérés par l'ANOCI prennent du retard et leur gestion suscite des questions de la part des députés qui souhaitent auditer Karim Wade. La demande de la commission des finances de l'Assemblée nationale est validée par le président de l'Assemblée, Macky Sall en . Cette convocation déplait au président Abdoulaye Wade qui l'annule et s'en prend à Sall qui est destitué de ses fonctions l'année suivante[10].

Sur le terrain, les infrastructures promises ne sont pas toutes achevées à temps, mais le sommet de l'OCI a bien lieu les 13 et sans incident majeur et Karim Wade s'est trouvé sous les feux des médias : pour le seul mois de , 24 couvertures de périodiques et plus de 200 articles de presse lui avaient déjà été consacrés[11]. Néanmoins, avec le recul, la gestion de l'évènement apparaît opaque et incertaine. À la fin de l'année 2008, la France a dû consentir à l'État sénégalais un prêt de 125 millions d'euros – soit l'équivalent d'une année d'aide publique au développement[12].

2009 : élections à Dakar[modifier | modifier le code]

Le bilan officiel des élections régionales, municipales et rurales du indique une défaite du camp présidentiel. Karim Wade, qui est candidat à la mairie de Dakar, est battu dans son propre bureau de vote et perd la mairie d'arrondissement[13],[14].

Il est nommé ministre d'État par son père, en , malgré ses déboires électoraux. Le , il est nommé ministre de l'Énergie par son père, en remplacement de Samuel Sarr, qui occupait ce poste depuis 3 ans et ancien dirigeant de la Société nationale d'électricité (Sénélec).

Ministre d'État, ministre de la Coopération internationale, de l'Aménagement du territoire, des Transports aériens et des Infrastructures de 2009 à 2012, surnommé « ministre du Ciel et de la Terre », il fait l'objet d'une impopularité croissante et symbolise la dérive affairiste des années Wade[15].

Il figure parmi « les 100 personnalités qui feront l’Afrique en 2009 », selon l'hebdomadaire Jeune Afrique[16].

Ambitions présidentielles[modifier | modifier le code]

Même si Abdoulaye Wade, né en 1926, n'exclut pas de se représenter à l'élection de 2012 et met volontiers en avant la remarquable longévité des membres de sa famille (son propre père est décédé à 99 ans[17]), les spéculations sur sa succession vont bon train au Sénégal et ailleurs. Les anciens Premiers ministres Idrissa Seck et Macky Sall ont longtemps fait figure de successeurs potentiels, mais sont tombés en disgrâce, notamment à la suite d'incidents qui les ont opposés au fils du président[18]. L'« irrésistible ascension de Karim Wade »[19], les ambitions qu'on lui prête chaque jour davantage ne sont pas du goût de tous. Certains, comme le journaliste Abdou Latif Coulibaly ou l'ancien ministre et leader du PIT, Amath Dansokho, l'accusent d'affairisme, voire de détournements de fonds publics, et dès lors les procès en diffamation se sont succédé depuis quelques années. D'autres, notamment les milieux populaires, ne le jugent « pas assez sénégalais »[20]. On lui reproche en particulier d'avoir vécu la plus grande partie de sa vie à l'étranger et de ne maîtriser aucune des langues nationales du Sénégal, tout particulièrement le wolof, parlé par la majorité de la population. « Si Karim veut être président, il doit parler le wolof », titrait à la une L'Idéal, un journal populaire[21]. Selon le quotidien d'opposition Wal Fadjri, la mise en avant récente d'un second prénom Meïssa (celui de son arrière-grand-père paternel[22]) viserait à renforcer son identité sénégalaise aux yeux du peuple[23]. D'autres remarquent que le candidat potentiel ne ménage pas sa peine pour affirmer sa « sénégalité »[24] (tenues traditionnelles, goûts musicaux affichés, dévotion musulmane…). Après le décès de sa femme d'origine française, il prend une épouse sénégalaise le [25]. Selon le site d'information sénégalais Wadeukeubi, il aurait confié la gestion de son image au publicitaire marocain Richard Attias, spécialiste de communication événementielle et responsable depuis 1994 de l'organisation du Forum économique mondial de Davos[26][source insuffisante].

Dans le cadre des révélations de télégrammes de la diplomatie américaine par WikiLeaks, Abdoulaye et Karim Wade sont décrits comme plus occupés à « ouvrir la voie à une succession présidentielle dynastique » et à tirer les ficelles du « monde machiavélique de la politique sénégalaise » qu'à « s'attaquer aux problèmes urgents » que sont « le prix élevé des denrées de première nécessité, les coupures électriques fréquentes ou la périlleuse émigration des jeunes vers l'Espagne ». L'ambassadrice note que « Karim est aujourd'hui surnommé "Monsieur 15 %" alors qu'au début de 2007, on l'appelait "Monsieur 10 %" »[27].

Même après ses condamnations et son départ en exil au Qatar, Karim Wade reste le candidat du PDS, le parti de son père, pour l'élection présidentielle de 2019[28],[29]. Pour pouvoir se présenter à l'élection présidentielle, Karim Wade doit être inscrit sur les listes électorales sénégalaise. Toutefois, le code électoral sénégalais interdit à un Sénégalais condamné à une peine de 5 ans ou plus de s'inscrire sur les listes électorales. La demande de Karim Wade est refusée par la direction générale des élections début [30],[31].

Le , ses avocats introduisent une requête auprès de la Cour de justice de la Cedeao. Ils estiment en effet que le Sénégal n’a pas respecté ses engagements internationaux en l’empêchant de se porter candidat à la présidentielle[32].

Soutenu par son père, secrétaire général du PDS, Karim Wade et ses proches prennent de plus en plus d'importance dans la direction du parti. En avril 2019, Babacar Gaye, le porte-parole du parti est démis de ses fonctions. En août 2019, Abdoulaye Wade, remanie la direction du parti. Il écarte Oumar Sarr, secrétaire général adjoint au profit de Bara Gaye, un proche de Karim Wade. Karim Wade est aussi nommé secrétaire général adjoint « chargé de l'organisation, de la modernisation et de l'élaboration des stratégies politiques ». Mais ce contrôle accru de Karim Wade se fait au détriment d'autres hommes politiques libéraux (dont Oumar Sarr, Babacar Gaye et El Hadj Amadou Sall) qui finissent par s'éloigner du PDS et forment le parti Suqqali Sopi en juillet 2020[33],[34],[35].

Affaires judiciaires[modifier | modifier le code]

Accusé de détournements de deniers publics, de corruption et d'enrichissement illicite (on lui reprocha d'avoir une fortune de plus d'un milliard d'euros), Karim Wade, fut mis en demeure le . Après une audition par la commission d'instruction de la Cour de répression de l'enrichissement illicite (CREI), de justifier dans un délai d'un mois sa "fortune et ses biens", il est inculpé, pour les trois chefs d'accusation) et écroué avec sept autres personnes qui lui sont proches le mercredi à la prison de Rebeuss, dans le centre de Dakar[36]. Le , il est blanchi des accusations de détournements de deniers publics et de corruption mais reconnu coupable d’enrichissement illicite et condamné à une peine de 6 ans de prison ferme et 138 milliards de FCFA d'amende (210 millions d'euros) par la Cour de répression de l'enrichissement illicite. Au cours de sa détention et avant le verdict du tribunal il est désigné par les instances de son parti, le PDS, candidat à l'élection présidentielle de 2017, finalement reportée à 2019.

À la suite d'une plainte de ses avocats, le groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire, lors de sa session d' a qualifié la détention de Karim Wade d'arbitraire[37]. La Raddho a aussi dénoncé des manquements lors du procès de Karim Wade[38]. En février 2016, les avocats de Karim Wade déposent une plainte en France, pays dont Karim Wade est citoyen, pour détention arbitraire[39].

Dans la nuit du , Macky Sall, président de la République sénégalaise, par décret n° 2016-880, gracie Karim Wade après trente-huit mois passés en détention. Le président gracie également deux autres co-accusés, Ibrahima Aboukhalil dit « Bibo Bourgi » et Alioune Samba Diassé. Cette mesure ne concerne que la peine d'emprisonnement restant à courir, les sanctions financières demeurent[40]. Wade quitte alors le territoire sénégalais à bord de l'avion du procureur général du Qatar pour le Qatar, lequel négocie depuis plusieurs mois avec le Sénégal pour obtenir cette libération[41].

En , le Tribunal de grande instance de Paris s'oppose à la saisie de biens de Karim Wade (un appartement dans le 16e arrondissement et un compte bancaire) dans le cadre d'une demande d'entraide judiciaire entre le France et le Sénégal. Le TGI considère qu'il n'y a ni corruption, ni blanchiment et donc qu'il n'y a pas lieu de saisir les biens[42],[43]. Ce jugement est confirmé en appel le [31].

En juillet 2018, le tribunal correctionnel de Monaco s'oppose à la demande de la justice sénégalaise de saisir un compte de 2 millions d'euros détenu par Karim Wade dans l'affaire d'enrichissement illicite[44].

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Jeune Afrique, n° 2454, du 20 au 26 janvier 2008, p. 26-27
  2. Une vie pour l'Afrique (entretiens avec Jean-Marc Kalflèche et Gilles Delafon), Michel Lafon, Neuilly-sur-Seine, 2008, 330 p. (ISBN 978-2-7499-0503-7)
  3. À l'exception d'un incident ayant opposé Karim Wade à trois journalistes en 2005, Une vie pour l'Afrique, op. cit., p. 303
  4. Fiche du catalogue SUDOC Catalogue SUDOC
  5. L'hommage à Karine Wade, Jeune Afrique, 20 avril 2009.
  6. a b c et d Jeune Afrique, n° 2454, loc.cit.
  7. « Enquête sur le fils du président : la face cachée de Karim Wade », article de L'As, en ligne sur Seneweb ENQUETE SUR LE FILS DU PRESIDENT : La face cachée de Karim Wade
  8. Philippe Bernard, « Promoteur des travaux de Dakar, le fils du président Wade entre en politique », Le Monde, 14 mars 2008
  9. Le Monde, loc. cit.
  10. « Les députés sénégalais ont destitué le président de l'Assemblée », Le Monde,
  11. Jeune Afrique, n° 2454, p. 25
  12. Ph. Bernard, Le Monde, 23 mars 2009
  13. Deux articles du 24 mars 2009 sur Sud Online : Madior Fall, « Les Urnes ont-elles levé l'hypothèque Karim ? » www.sudonline.sn ; Abou Abel Thiam, « Enseignements de la déroute des Wade » www.sudonline.sn
  14. Stéphane Ballong, « Elections au Sénégal: Karim Wade en route vers la défaite », Afrik,
  15. Tanguy Berthemet, « Karim Wade accusé d'avoir détourné 178 millions », Le Figaro, mercredi 6 août 2014, page 7.
  16. Jeune Afrique, n° 2502-2503, du 21 décembre 2008 au 3 janvier 2009, p. 43 Les 100 personnalités qui feront l'Afrique en 2009: Leaders et décideurs Continental, Politique: Jeuneafrique.com
  17. Une vie pour l'Afrique, op. cit., p. 19
  18. « Comment Karim Wade a barré la route à Idrissa Seck et Macky Sall », Wal Fadjri, n° 4745, 14 janvier 2008, p. 3
  19. Titre d'un article mis en ligne par Nettali Sénégal : L'irrésistible ascension de Karim Wade - Nettali | Le quotidien exclusivement sur le Net
  20. Jeune Afrique, n° 2502-2503, loc. cit.
  21. L'Idéal, n° 2, du 17 au 24 janvier 2008
  22. Une vie pour l'Afrique, op. cit., p. 15
  23. « Karim Wade a-t-il les moyens de prendre le pouvoir ? », Wal Fadjri, n° 4745, 14 janvier 2008, p. 3
  24. « L'irrésistible ascension de Karim Wade », loc. cit., Nettali Sénégal : L'irrésistible ascension de Karim Wade - Nettali | Le quotidien exclusivement sur le Net
  25. « Remariage de Wade fils : Karim trouve "chaussure sénégalaise" », article du Matin, en ligne sur Rewmi, 8 janvier 2010 Remariage de Wade fils : Karim trouve "chaussure sénégalaise"
  26. « À la conquête du pouvoir : Karim Wade confie son image à Richard Attias », Wadeukeubi, 4 mars 2008
  27. Philippe Bernard, « WikiLeaks : corruption et divisions à Dakar », Le Monde,
  28. Amadou Ndiaye, « Législatives au Sénégal : Abdoulaye Wade s’offre un bain de foule à Dakar », Le Monde,
  29. « Sénégal: libéré, Karim Wade sera-t-il candidat à la présidentielle de 2019? », Jeune Afrique,
  30. « L'inscription de Karim Wade sur les listes électorales rejetée », BBC News,
  31. a et b Salma Niasse et Matteo Maillard, « L’horizon électoral de Karim Wade au Sénégal s’obscurcit », Le Monde,
  32. « Sénégal : Karim Wade saisit la Cour de justice de la Cedeao pour pouvoir être candidat », sur JeuneAfrique.com, (consulté le 10 décembre 2018)
  33. « Sénégal : les instances du PDS remaniées au profit de Karim Wade », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne)
  34. Benjamin Roger, « Sénégal : la mainmise de Karim Wade sur le PDS fait fuir les caciques », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne)
  35. Manon Laplace, « Comment la montée en puissance de Karim Wade a provoqué l’implosion finale du PDS », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne)
  36. « Biens mal acquis : Karim Wade en garde à vue », Courrier international (reprise de Sud Quotidien),
  37. « Sénégal: l'ONU estime le procès de Karim Wade inéquitable », Radio France internationale,
  38. « Sénégal: la Raddho remet en cause le procès Karim Wade », RFI,
  39. « Une plainte déposée en France pour détention arbitraire de Karim Wade », RFI,
  40. Karim Wade libre !
  41. Benjamin Roger, « Sénégal : ce que l’on sait de la libération de Karim Wade », Jeune Afrique,
  42. « Karim Wade: le parquet français juge recevable la demande d'entraide de Dakar », RFI,
  43. « Sénégal: en France, la justice s’oppose à la saisie des biens de Karim Wade », RFI,
  44. Olivier Liffran, « Sénégal : le jugement « implacable » de Monaco dans l’affaire Karim Wade », Jeune Afrique,