Karen Uhlenbeck

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Karen Keskulla Uhlenbeck
Uhlenbeck Karen 1982.jpg
Karen Uhlenbeck en 1982
Biographie
Naissance
Nom dans la langue maternelle
Karen UhlenbeckVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Karen KeskullaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Conjoint
Olke C. Uhlenbeck (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Chaire
Domaines
Membre de
Directeur de thèse
Richard Palais (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Influencée par
Vera Pless (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions

Karen Uhlenbeck, née Karen Keskulla le à Cleveland, est une mathématicienne américaine, professeure d'université et spécialiste des équations aux dérivées partielles.

Biographie[modifier | modifier le code]

Karen Uhlenbeck a grandi dans le New Jersey et a commencé par étudier la physique à l'université du Michigan, puis s'est réorientée vers les mathématiques et a passé son B.A. en 1964. Elle a continué ses études à l'Institut Courant de l'université de New York. En 1966, elle a passé son M.A. à l'université Brandeis, où elle a soutenu en 1968 un Ph.D. dirigé par Richard Palais (de)[1]. Elle a passé un an au MIT en 1968, puis deux à l'université de Berkeley, et cinq à l'université de l'Illinois à Urbana-Champaign. Elle est passée ensuite à l'université de Chicago, où elle a obtenu en 1983 un poste de professeur puis, en 1988, à l'université d'Austin, où elle a occupé la chaire de mathématiques de la Fondation Sid W. Richardson (en). Elle fait partie, avec Dan Freed, des fondateurs de l'Institut de mathématiques de Park City, où l'Institute for Advanced Study organise des séminaires.

Activités de recherches[modifier | modifier le code]

Karen Uhlenbeck a d'abord travaillé auprès de Palais sur le calcul des variations puis s'est fait connaître principalement par ses travaux sur les EDP non linéaires dans divers problèmes géométriques et physiques, sur lesquels elle a collaboré à l'université de Chicago avec Shing-Tung Yau. Elle a démontré l'existence de jauges de Coulomb pour les équations de Yang-Mills et a déduit, du fait que ces équations deviennent elliptiques pour une telle jauge, des propriétés analytiques de leurs solutions. En particulier, ses estimations sur les solutions (autoduales) instantons des équations de Yang-Mills ont constitué des travaux analytiques préalables importants pour la classification des structures différentiables sur les variétés de dimension 4 (en) par Donaldson, qui a reçu pour cela la médaille Fields. Elle a aussi travaillé sur les équations d'ondes non linéaires et sur les systèmes intégrables à une infinité de quantités conservées (solitons)[2].

Hommages et distinctions[modifier | modifier le code]

Elle a reçu en 1983 un prix MacArthur, une consécration en 1988 comme conférencière Noether, une invitation comme oratrice au Congrès international des mathématiciens de 1990 à Kyoto (conférence plénière sur les applications de l'analyse non linéaire à la topologie), à celui de Varsovie en 1983 (conférence sur les problèmes variationnels pour les champs de jauge) et au colloque de l'American Mathematical Society de 1985, la National Medal of Science en 2000 et, en 2007, un « prix Steele pour une contribution majeure dans la recherche »[3] et un doctorat honoris causa de l'université Harvard[4]. Elle a été élue à l'Académie américaine des arts et des sciences et, en 1986, elle devient la première femme élue à l'Académie nationale des sciences[5]. Elle est récipiendaire du prix Abel 2019[6],[7],[8].

Elle est mariée avec le biophysicien Olke Cornelis Uhlenbeck, fils de George Uhlenbeck.

Sélection de publications[modifier | modifier le code]

  • (en) (avec Daniel S. Freed), Instantons and Four-Manifolds, Springer, coll. « Mathematical Sciences Research Institute publications » (no 1), (ISBN 0-387-96036-8)
  • (en) « Removable Singularities in Yang Mills Fields », Comm. Math. Phys., vol. 83, no 1,‎ , p. 11-29 (lire en ligne)
  • (en) « Connections with Lp bounds on curvature », Comm. Math. Phys., vol. 83, no 1,‎ , p. 31-42 (lire en ligne)
  • (en) (avec Chuu-Lian Terng), « Geometry of Solitons », Notices Amer. Math. Soc., vol. 47, no 1,‎ , p. 17-25 (lire en ligne)

Notes et références[modifier | modifier le code]

(de) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en allemand intitulé « Karen Uhlenbeck » (voir la liste des auteurs).
  1. (en) « Karen Keskulla Uhlenbeck », sur le site du Mathematics Genealogy Project
  2. Philippe Pajot, « Karen Uhlenbeck : l'analyse au service de la géométrie », sur La Recherche, (consulté le 22 mars 2019).
  3. (en) 2007 Steele Prizes
  4. (en) « Honorary Degrees », sur Université Harvard (consulté le 15 mai 2019).
  5. « Karen Uhlenbeck, première femme lauréate du prix Abel de mathématiques », sur lemonde.fr, (consulté le 20 mars 2019).
  6. « Prix Abel de mathématiques. L'Américaine Karen Uhlenbeck, première femme lauréate », sur Ouest France, (consulté le 19 mars 2019).
  7. « Karen Uhlenbeck 1ère femme récompensée du prix Abel », sur Sciences et Avenir (consulté le 19 mars 2019).
  8. (en) Davide Castelvecchi, « Soap-bubble pioneer is first woman to win prestigious maths prize », Nature, vol. 567, no 7748,‎ , p. 295-296 (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]