Karaman (province)

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Karaman (province)
Administration
Pays Drapeau de la Turquie Turquie
Région Région de l'Anatolie centrale
Capitale Karaman
Indicatif téléphonique international +(90)
Plaque minéralogique 70
Démographie
Population 246 672 hab. (2017[1])
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 37° 01′ 23″ nord, 33° 05′ 39″ est
Superficie 881 600 ha = 8 816 km2
Localisation
Localisation de Karaman (province)
Province de Karaman sur la carte de Turquie

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Karaman (province)

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Karaman (province)
Liens
Site de la province Karaman Valiliği
Sources
« Index Mundi/Turquie »

La province de Karaman est une des 81 provinces de la Turquie. Elle se situe dans l'Anatolie de centre. Au nord se trouve la province de Konya et au sud la province de Mersin.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

À l'époque de Byzance, la ville s’appela Larenda. Les Seldjoukides, la ville changea encore de nom pour devenir Larende. Ce n'est qu'à l'époque des beylicats, que les Karamanoğulları ont fait de la ville leur capitale. Le nom de la ville est donc issu du nom de la dynastie qui a régné dans cet espace.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de Karaman remonte à longtemps. Au VIe siècle av. J.-C., la province était dans les frontières de l'État d'Arzawa, un État soumis à l'empire hittite. Karaman était considéré comme un lieu saint pour les populations locales. Au Ve siècle av. J.-C., les Phrygiens, puis les Lydiens avaient contrôlé la ville. Malgré son développement sous le règne d'Alexandre le Grand, la province fut soumise à de nombreux pillages.
À la suite de la division de l'empire romain en 395 apr. J.-C., la province était soumise à l'empire romain d'orient devenu l'empire byzantin par la suite.
En 1071 à la suite de la bataille de Manzikert, les peuples turcs venus d’Asie centrale commencèrent leur domination sur tout l'espace anatolien. En 1165, la ville fut intégrée dans l’État des Seldjoukides sous le règne de Kılıç Arslan Ier. Avec les croisades, la ville était un réel enjeu pour les belligérants. La ville était un haut-lieu de pèlerinage sachant que saint Paul avait vécu dans la ville, de nos jours il existe encore des vestiges d'églises et de cathédrales et autre ruines de cette époque. La fin des Seldjoukides avait permis aux Karamanides de s'emparer de la ville puis d'y fonder leur beylicat. La ville fut la capitale de ce sultanat, c'était aussi un centre de commerce et un centre de culture et d'art. À l'apogée des Karamanides, c'était à partir de cette ville que toute l’Anatolie fut jadis administré. Le sultanat des Karamanides passa sous domination ottomane sous le règne de Mehmed II le Conquérant en 1467. Sous les Ottomans, cet ancien beylicat était devenu une province de l’État ottoman. C'est l'une des rares provinces ottomanes à ne pas avoir connu des désastres de la Première Guerre mondiale. Avec la proclamation de la République turque en octobre 1923 cette ancienne province est devenue un département de la province de Konya. Le 15 juin 1989 la ville acquiert le statut de province, c'est la 70e province de Turquie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Sa superficie est de 9 237 km2. La province se situe sur le plateau anatolien. La province est à son sud traversé par les Monts Taurus, dont le sommet culmine à 1 020 mètres au-dessus du niveau de la mer. Au nord-ouest, c'est la montagne Noire (Karadağ en turc), un ancien volcan éteint, son sommet se situe à 2 290 mètres. Il y a aussi d'autres montagnes comme Yuntdağı (2 227 m), Oyukludağı (2 427 m), Özyurt Dağı (2 481 m) et Kartaltepe (2 226 m). La province est traversée par de rares cours d'eau. Le plus important est la rivière Göksu qui se jette en mer Méditerranée au niveau de la ville de Silifke.

Économie[modifier | modifier le code]

L’économie est plus tôt orientée vers le secteur primaire. Avec 35 % des terres consacrées aux cultures, essentiellement axées sur les céréales. L'élevage est aussi un secteur clé, l'un des symboles de la ville est le mouton d'Akkaraman( ses caractéristiques : sa taille plus grande que les autres) La foret recouvre 30 % des territoires de la province. L'industrie est aussi fondé sur le secteur primaire, la transformation des céréales (biscuiterie, farine...) Le transport est assez peu développé, ainsi la ville est traversée par une route nationale, qui relie la capitale Ankara à la Méditerranée. Le transport ferroviaire permet de relier Adana à Konya. Karaman est à 365 km de la capitale, 103 à Konya et à 305 km.

Population[modifier | modifier le code]

Au recensement de 2010, la province était peuplée d'environ 283 210 habitants, soit une densité de population d'environ 31 hab./km2.

Évolution démographique de la province de Karaman
2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
214 461216 318217 902219 417221 026222 700224 409226 049230 145
2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017
231 872232 633234 005235 424237 939240 362242 196245 610246 672
Entre 2000 et 2006 les chiffres sont basés sur des estimations de l'Institut statistique de Turquie. Depuis 2007, les chiffres proviennent de l'ADNKS (système d'inscription au registre d'état civil basé sur l'adresse).
(Sources : [1])

Subdivisions[modifier | modifier le code]

La province est divisée en 6 districts) : Ayrancı, Başyayla, Ermenek, Karaman, Kazımkarabekir et Sarıveliler.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Un passé de plus de 7 000 années a permis à Karaman d'être un grand centre culturel depuis longtemps. On peut voir de nombreux châteaux issus des diverses dynasties ayant régné sur la province. En plus de nombreuses mosquées, il existe aussi de nombreux vestiges d'églises et cathédrales qui datent du début de notre ère. Ces vestiges datent des premières constructions de la chrétienté.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (tr) « Données démographiques », sur Le site de l'Institut statistique de Turquie (consulté le 24 juin 2018).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]