Kapò

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Kapò
Titre original Kapò
Réalisation Gillo Pontecorvo
Pays d’origine Drapeau de l'Italie Italie
Durée 1h52
Sortie 1961

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Kapò est un film italien réalisé par Gillo Pontecorvo en 1961.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Après avoir été déportée en Allemagne, Edith est la seule survivante de sa famille juive. Avec l’aide d’amis, elle change d’identité et se retrouve parmi les détenus de droit commun. D’abord indifférente à la souffrance qu’endurent les autres, elle se soumet à la loi du camp et devient kapo (gardienne auxiliaire). L’arrivée de Sacha, un prisonnier russe, va peu à peu changer sa vision des choses l’emmenant jusqu’au sacrifice...

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Réceptions critiques[modifier | modifier le code]

Gillo Pontecorvo souhaitait, à travers le personnage d'Edith/Nicole, brosser le portrait sans fard d'un héros négatif, englué, par manque de courage et de dignité, dans la plus abjecte trahison. Or, les producteurs ont exigé qu'une intrigue sentimentale soit noué entre Sasha, le prisonnier russe, et Nicole, jusqu'ici promise au rôle de kapo insoutenable. Celle-ci se rachetait, à la fin, en se sacrifiant. Pour Freddy Buache, un tel dénouement ne « gâche pas seulement la dernière partie de l'œuvre, il en altère l'ensemble par récurrence ». Pourtant, concède-t-il, « la reconstitution minutieuse de l'action (les portes des wagons tirées devant des groupes de déportés qu'on jette en troupeau sur la plaine boueuse, les appels dans le matin glacé, les projecteurs des miradors balayant la nuit, les réseaux de barbelés électrifiés, les travaux forcés, les douleurs, le désespoir) servie par une mise en scène rigoureuse et une photographie qui possède la sécheresse des actualités, confère à Kapo, par instants, l'hallucinante grandeur tragique de Nuit et brouillard ou de La Dernière Étape ». (in : Le cinéma italien 1945-1990, Éditions L'Âge d'Homme, Lausanne)

Dans le numéro 120 des Cahiers du cinéma (juin 1961), Jacques Rivette critiqua le film en des termes particulièrement durs. Dans son article, intitulé De l’abjection, le critique écrivait : « Dans Kapo, le plan où Emmanuelle Riva se suicide, en se jetant sur les barbelés électrifiés : l’homme qui décide, à ce moment-là, de faire un travelling avant pour recadrer le cadavre en contre-plongée, en prenant soin d’inscrire exactement la main levée dans un angle de son cadrage final, cet homme-là n'a droit qu'au plus profond mépris. »

Récompenses[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

(en) Kapò sur l’Internet Movie Database