Kaouther Ben Hania

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Kaouther Ben Hania
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Kaouther Ben Hania en 2018.
Biographie
Naissance
Nom dans la langue maternelle
كوثر بن هنيةVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Œuvres principales

Kaouther Ben Hania, également orthographié Kaouther Ben Henia (arabe : كوثر بن هنية), née le à Sidi Bouzid, est une réalisatrice et scénariste tunisienne.

Ses films ont été primés dans plusieurs festivals, dont le Festival international du film de femmes de Salé 2014, le Festival international du film francophone de Namur 2014, et les Journées cinématographiques de Carthage 2016. Ils ont également été sélectionnés pour la Mostra de Venise 2013, et le Festival de Cannes 2017 dans la catégorie Un certain regard, ou encore pour les Oscars 2021.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle étudie de 2002 à 2004 à l’École des arts et du cinéma de Tunis. Elle réalise durant cette formation plusieurs courts métrages, dont l'un, La Brèche, est remarqué. En 2003, elle participe également à un atelier d'écriture de long métrage financé par Euromed. En 2004, elle prolonge sa formation à La Femis, tout d'abord dans le cadre de l'université d'été puis en 2004-2005[1].

En 2006, elle réalise un autre court métrage, Moi, ma sœur et la chose, inspiré de la nouvelle Le Jeune homme, l'enfant et la question de Mohsen Ben Hania. Elle travaille ensuite pour Al Jazeera Documentary Channel (en), jusqu'en 2007[1].

Puis elle réalise plusieurs longs métrages, distingués dans divers festivals, en même temps qu'elle reprend des études, en 2007-2008, à l'université Sorbonne-Nouvelle. Le premier de ces trois longs métrages est Le Challat de Tunis, sorti en 2014, une satire sociale au ton ironique, tout en abordant comme les œuvres suivantes les rapports entre femmes et hommes. En 2017, son long métrage La Belle et la Meute est sélectionné dans la catégorie Un certain regard au Festival de Cannes 2017, et est ovationné lors de la projection[2],[3],[4]. En 2018, La Belle et la Meute est nommé pour le prix Lumières du meilleur film francophone[5]. En 2018, ce même film est sélectionné par le Centre national du cinéma et de l'image comme proposition pour représenter la Tunisie lors des Oscars 2019 dans la catégorie du meilleur film étranger[6] ; il n'est toutefois pas retenu parmi les nominations. Le film L'Homme qui a vendu sa peau l'est en 2021, ce qui en fait le premier film tunisien sélectionné aux Oscars[7].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Comme réalisatrice[modifier | modifier le code]

Courts métrages[modifier | modifier le code]

  • 2004 : La Brèche (14 minutes, film d'école)[8]
  • 2006 : Moi, ma sœur et la chose (14 minutes)[9]
  • 2013 : Peau de colle[1]
  • 2018 : Les Pastèques du cheikh

Longs métrages[modifier | modifier le code]

Documentaire[modifier | modifier le code]

  • 2010 : Les imams vont à l'école (75 minutes)[14],[1]

Comme actrice[modifier | modifier le code]

  • 2014 : Le Challat de Tunis

Distinctions[modifier | modifier le code]

Nominations et sélections[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Décoration[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e Kamel Bouaouina, « Peau de colle de Kaouther Ben Hania, au programme », Le Temps,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  2. a et b Guillemette Odicino, « Cannes 2017 : La Belle et la meute de Kaouther Ben Hania, thriller âpre et féministe », Télérama,‎ (ISSN 0040-2699, lire en ligne, consulté le ).
  3. a et b Benoît Delmas, « Cannes : première mondiale pour La Belle et la Meute », Le Point,‎ (ISSN 0242-6005, lire en ligne, consulté le ).
  4. a et b Férid Boughedir, « La Belle et la meute : un film tunisien secoue le Festival de Cannes », Jeune Afrique,‎ (ISSN 1950-1285, lire en ligne, consulté le ).
  5. « Le film tunisien La belle et la meute en lice pour le prix de l'Académie des Lumières du meilleur film francophone », sur huffpostmaghreb.com, (consulté le ).
  6. Yassine Bellamine, « La Belle et la meute présélectionné par la Tunisie dans la course à l'Oscar du meilleur film étranger 2019 », sur Al HuffPost Maghreb, (consulté le ).
  7. « Pour la première fois, un film tunisien sélectionné aux Oscars », Le Monde,‎ (ISSN 0395-2037, lire en ligne, consulté le ).
  8. Brèche (La) [réal: Kaouther Ben Hnia] sur Africultures.
  9. Moi, ma sœur et la chose sur Africultures.
  10. Renaud de Rochebrune, « Le Challat de Tunis : le balafreur de fesses, les Tunisiennes et les conservateurs », Jeune Afrique,‎ (ISSN 1950-1285, lire en ligne, consulté le ).
  11. Clémentine Gallot, « Le Challat de Tunis : est-ce que les gens fessent égaux en droit ? », Libération,‎ (ISSN 0335-1793, lire en ligne, consulté le ).
  12. Thomas Sotinel, « Le Challat de Tunis : coups de couteau sur les jupes des filles », Le Monde,‎ (ISSN 0395-2037, lire en ligne, consulté le ).
  13. a et b « Zaineb n'aime pas la neige de Kaouther Ben Hania décroche le Tanit d'or au Festival de Carthage », sur culturebox.francetvinfo.fr, (consulté le ).
  14. (it) « Les Imams vont à l'école di Kaouther Ben Hania (Francia) », sur rai.it, (consulté le ).
  15. Neila Driss, « Festival de Cannes – La Belle et la Meute remporte le Prix de la meilleure création sonore », sur webdo.tn, (consulté le ).
  16. « La belle et la meute primé "Prix spécial du jury" au Festival Cinéma méditerranéen de Bruxelles », sur huffpostmaghreb.com, (consulté le ).
  17. (en) « ‘Berlin Alexanderplatz’ wins two awards at Stockholm Film Festival », sur screendaily.com, (consulté le ).
  18. « Décrets et arrêtés », Journal officiel de la République tunisienne, no 94,‎ , p. 3389 (ISSN 0330-7921, lire en ligne [PDF], consulté le ).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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