Qamichli

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(ku) kurde : Qamişlo
(ar) arabe : القامشلي, Al Qāmišlī
Image illustrative de l'article Qamichli
Administration
Pays Drapeau de la Syrie Syrie
Qamichli Al-Hasaka
Démographie
Population 184 231 hab. (2013)
Géographie
Coordonnées 37° 03′ 00″ nord, 41° 13′ 00″ est
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Syrie

Voir sur la carte administrative de Syrie
City locator 14.svg
(ku) kurde : Qamişlo

Kamychli, Qamichli[1] ou Kameshli (kurde : Qamişlo, arabe : القامشلي Al Qāmišlī, syriaque : ܩܡܫܠܐ Qamišlo ou ܒܝܬ ܙܐܠܝ̈ܢ Beṯ Zālin, turc : Kamışlı) est la capitale de la région de facto autonome du Kurdistan syrien, située au nord-est de la Syrie. Elle est également le chef-lieu administratif du district du même nom, dans le gouvernorat d'Hassaké. Une part importante des habitants de la ville sont des chrétiens assyriens appartenant à l'église syriaque orthodoxe. Sa population était de 184 231 habitants en 2013 en comptant sa banlieue.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville se trouve au nord-est de la Syrie, à la frontière avec la Turquie, juste en face de la ville turque de Nusaybin et à proximité du Kurdistan irakien.

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville est fondée en 1926 comme arrêt, puis gare importante du chemin de fer menant à Tartous sur la côte. Elle a pour origine des campements de réfugiés chrétiens provenant de Turquie pour échapper au génocide assyrien auxquels se sont agrégés des réfugiés kurdes.

Aujourd'hui, avec ceux du gouvernorat de Lattaquié, le poste-frontière de Qamichli, est le seul de la frontière turco-syrienne qui soit encore tenue par les forces armées gouvernementales. Le gouvernement de Damas contrôle également l'aéroport et certains bâtiments publics mais, en fait, toute la ville est aux mains de milices kurdes ou chrétiennes assyriennes (ce qui ne va pas sans heurts et rivalités, puisqu'une quinzaine de miliciens chrétiens ont été assassinés dans un attentat à la bombe fin décembre 2015[2] et que d'autres milices ont été accusées), la plupart étant affiliées aux Unités de protection du peuple et au Conseil militaire syriaque (chrétiens)[3]. Ponctuellement, des affrontements éclatent entre les forces du régime syrien et les Kurdes des YPG[4].

30 avril 2016 : un kamikaze actionne sa ceinture explosive à un barrage tenu par les Assayech
14 mai 2016 : explosion d'un véhicule piégé
21 mai 2016 : deux kamikazes font détonner leur ceinture d'explosifs
19 juin 2016 : un kamikaze se fait exploser
27 juillet 2016 :Attentat terroriste de l'État islamique.

Transports[modifier | modifier le code]

La ville est desservie par les Chemins de Fer Syriens et dispose d'un aéroport international, l'aéroport de Kameshli.

Population[modifier | modifier le code]

La population de la ville elle-même compte environ 90 000 habitants (et près de 200 000 habitants avec la banlieue). Comme elle se trouve à la frontière turque, sa population s'est rapidement agrandie avec l'arrivée d'Assyriens (chrétiens orthodoxes) fuyant le génocide perpétré par les Turcs, ainsi que des réfugiés arméniens, kurdes ou encore des Lakhloukhs (partis dans les années 1950), etc. Les Kurdes sont aujourd'hui largement majoritaires, suivis des Assyriens, des Arabes, puis des Arméniens (aujourd'hui au nombre de 8 500 dont 2 000 catholiques). Toutes ces populations vivent en relative bonne intelligence, jusqu'à un grave affrontement en 2004 après un match de football qui oppose Arabes et Kurdes et aboutit à la mort de trente Kurdes, considérés depuis comme « martyrs ». Lors de la guerre civile syrienne, le contrôle de la ville est partagé depuis juillet 2012 par l'armée syrienne et les Kurdes des YPG.

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Orthographe la plus fréquente dans la presse francophone, cf article du Monde, 1er mars 2013
  2. (de) Tagesschau, Article du 31 décembre 2015
  3. (en) Article du Middle East Eye
  4. Syrie: combats meurtriers pro régime/Kurdes, Le Figaro avec AFP, 20 avril 2016.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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