Kameleddine Djaït

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Kameleddine Djaït
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Fonctions
Mufti de la République
-
Député
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 90 ans)
Nationalité
Formation
Activités
Universitaire, enseignant, homme politiqueVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
Autres informations
Religion

Kameleddine Djaït (arabe : كمال الدين جعيط), de son nom complet Kameleddine Ben Mohamed Aziz Ben Youssef Djaït, né le à La Marsa[1] et mort le [2], est un théologienécrivain, intellectuel et universitaire tunisien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il étudie au kouttab de la demeure familiale puis à l'école primaire. Après un bref passage au Collège Sadiki, il intègre la Zitouna, d'où il sort diplômé. En octobre 1950, il entame une carrière d'enseignant (mudarris) à la Zitouna et dans certaines de ses annexes, tout en assumant la charge d'imam durant une cinquantaine d'années[1].

Après la dissolution de la Zitouna en 1958, il enseigne l'arabe et l'instruction civique et religieuse au collège de La Goulette[1]. Promu maître de conférences en 1970, il est recruté par la nouvelle faculté de théologie et de sciences religieuses et y enseigne durant quatorze ans[1]. Il collabore dans le même temps à quelques revues, notamment Al-Hidâya publiée par le Conseil islamique supérieur[1]. À sa mise à la retraite en 1984, il siège dans plusieurs congrès scientifiques et académies internationales[1]. Il est par ailleurs membre représentant à la Ligue arabe (1984-1998), membre du Conseil islamique supérieur (1989-1998), de l'Assemblée du Fiqh islamique rattachée à l'Organisation de la conférence islamique (1989-2008) et de la Chambre des députés (1994-1998)[1].

Kameleddine Djaït devient lui-même mufti de la République le 18 décembre 1998[1]. Dans ses multiples fatwas, il aborde des sujets tels que l'avortement, la fécondation in vitro, la transplantation d'organes, les malformations fœtales et le clonage[1]. De ce point de vue, Khaled Lasram l'apparente au milieu progressiste zitounien animé par une volonté de réformisme[1].

Il démissionne de ses fonctions en 2008 pour raisons de santé[1]. Peu avant sa mort, il fait don de l'ensemble de sa bibliothèque, composée de manuscrits, d'ouvrages rares, de brochures et de périodiques hérités de son père et de son grand-père à la Bibliothèque nationale[3],[4]. Mort le 22 décembre 2012, il est enterré le lendemain au cimetière du Djellaz à Tunis[5].

Le 28 janvier 2013, la Bibliothèque nationale de Tunisie organise une cérémonie d’hommage en son honneur[6].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Née dans une famille de lettrés et de magistrats de la bourgeoisie tunisoise, il est le fils de Mohamed Abdelaziz Djaït, ministre de la Justice de 1947 à 1950 et premier mufti de la République de 1957 à 1960, et petit-fils de Youssef Djaït[1], ministre de la Plume puis grand vizir[1]. Il appartient à une fratrie de cinq enfants[1].

Il est marié à Souad Agha durant 64 ans[1].

Décorations[modifier | modifier le code]

  • Grand-officier de l'Ordre de 7-novembre (2000)[7] ;
  • Grand-cordon de l'Ordre de 7-novembre (2008)[8].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h i j k l m n et o « Kamel Eddine Djaït, l'homme qui combattait l'hétérodoxie », sur turess.com, (consulté le 15 janvier 2018)
  2. « Kameleddine Djaït n'est plus », sur turess.com, (consulté le 15 janvier 2018)
  3. « Cheikh Kamel Djaït : son dernier acte était d'offrir sa bibliothèque », sur leaders.com.tn, (consulté le 15 janvier 2018)
  4. « Parution des index de la bibliothèque du Cheikh Kamel Djaïet offerte à la Bibliothèque nationale », sur leaders.com.tn, (consulté le 15 janvier 2018)
  5. « Décès de l'ancien Mufti de Tunisie, cheikh Kameleddine Djaït », sur leaders.com.tn, (consulté le 15 janvier 2018)
  6. « Hommage à l’ancien mufti de la République Kameleddine Djaït », sur directinfo.webmanagercenter.com, (consulté le 15 janvier 2018)
  7. « Décrets et arrêtés », Journal officiel de la République tunisienne, no 92,‎ , p. 2887 (ISSN 0330-7921, lire en ligne [PDF], consulté le 7 mars 2014)
  8. (ar) « Le président de la république décore Kameleddine Djaït », sur turess.com, (consulté le 15 janvier 2018)