Kamala Surayya

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Kamala Surayya
Kamala das.jpg
Biographie
Naissance
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Punnayurkulam (en) (Inde)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 75 ans)
Pune (Inde)Voir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Palayam Juma Masjid (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Madhavi KuttyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Université de Manipal (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Mère
Autres informations
Religion
Genre artistique
Distinction
Sahitya Akademi Award in English (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Prononciation
Œuvres principales
My Story (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Kamala Surayya (), connue sous le nom de plume de Madhavikutty et Kamala Das, est une poétesse indienne et l'une des principales auteures de langue Malayalam (Kerala) en Inde. Sa popularité dans son État d'origine est basée sur ses histoires courtes et autobiographiques ainsi que pour son œuvre en anglais, écrit sous le nom de Kamala Das. Elle est aussi une chroniqueuse appréciée traitant de problématiques comme les droits des femmes et des enfants. Son traitement honnête et sans tabou de la sexualité féminine, libre de culpabilité est pleine d'espoir. Elle est considérée comme une iconoclaste de sa génération[1].

Le , Google India célèbre Kamala Das par un Doodle créé par l'artiste Manjit Thapp[2].

Enfance[modifier | modifier le code]

Kamala Surayya est née à Punnayurkulam, un village du district de Thrissur dans l'ancien royaume de Cochin (aujourd'hui l'État du Kerala en Inde), le . Elle est la fille de V. M. Nair, un ancien rédacteur en chef du Mathrbhumi et de Nalapat Balamani Amma, une poétesse de langue Malayalam. Elle passe son enfance entre Calcutta, où son père est officier supérieur dans la compagnie de transport Walford et les Nalapat, dans la maison ancestrale de Punnayurkulam.

À l'âge de 15 ans, elle est mariée à un agent de la banque Madhav Das, qui l'encourage à écrire et à publier à la fois en anglais et en malais. Calcutta dans les années 1960 est une période tumultueuse pour les arts et Kamala Das est l'une des voix qui continue d'apparaître dans les anthologies de poètes indiens de langue anglaise[3]. L'anglais reste la langue de l'ensemble de ses six recueils de poésie[4].

Carrière littéraire[modifier | modifier le code]

Elle est connue pour ses histoires courtes écrites en Malayalam ainsi que pour ses poèmes en anglais. Elle est également une éditorialiste très populaire dans son pays.

Son premier recueil de poèmes, Summer in Calcutta est considéré comme une bouffée d'air frais dans la poésie indienne de langue anglaise. Elle écrit sur l'amour et la trahison, dans un style très nouveau, face à des poètes indiens encore régis par les règles, la diction et le romantisme du XIXe siècle[5]. Son deuxième recueil, The Descendants, exhorte les femmes :

« Donne lui ce qui te rend femme, le parfum des
Longs cheveux, le musc de la sueur entre les seins,
La chaleur du sang menstruel, et toutes vos
Faims féminines sans fin... »

Cette franchise suscite des comparaisons avec Marguerite Duras et Sylvia Plath.

À l'âge de 42 ans, elle publie une autobiographie, My Story ; écrite à l'origine en malayalam (Ente Katha), elle le traduit en anglais. Plus tard, elle avoue qu'une grande partie des événements décrits sont fictifs[6].

« Certains m'ont dit que l'écriture d'une autobiographie comme ça, d'une honnêteté absolue, en ne gardant rien pour soi-même, c'est comme faire un strip-tease.
C'est peut-être vrai. Je vais, tout d'abord, m'entourer de vêtements et d'ornements. Ensuite, j'ai l'intention de décoller cette peau brune et de me briser les os.
Enfin, j'espère que vous serez en mesure de voir mon âme magnifique, orpheline, cachée sous les os, tout en dessous.
même la moelle, dans une quatrième dimension. »

Kamala Das écrit sur une variété de sujets, souvent disparates. Quelques-unes de ses meilleures histoires comprennent Pakshiyude Manam, Neypayasam, Thanuppu, et Chandana Marangal. Elle a écrit quelques romans, dont Neermathalam Pootha Kalam, qui a été reçu favorablement par le public et la critique.

Elle a beaucoup voyagé, lu de la poésie lors de conférences à l'Université de Duisbourg-Essen, à l'Université rhénane Frédéric-Guillaume de Bonn, au Festival des Écrivains d'Adélaïde, à la Foire du livre de Francfort et l'Université de Kingston en Jamaïque. Ses œuvres sont traduites en français, en espagnol, en russe, en allemand et en japonais. Elle a également occupé le poste de vice-présidente de la Kerala Sahitya Akademi, celui de présidente du Kerala Dorestry Board et du Kerala Children's Film Society. Elle est aussi éditeur pour le magazine Poet[7] et de le rubrique poésie du Illustrated Weekly of India.

Bien que considérée parfois comme ne voulant qu'attirer l'attention[8], elle est maintenant vue comme l'une des plus influentes poétesses indiennes de langue anglaise. En 2009, le journal The Times l'a appelée la « mère de la poésie indienne de langue anglaise moderne. »

Son dernier livre, The Kept Woman and Other Stories, traduisant ses histoires courtes en anglais est publié à titre posthume[9].

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Kamala Das a trois fils - M. D. Nalapat, Chinnen Das et Jayasurya Das[10]. Madhav Das Nalapat, l’aîné, est marié à la princesse Thiruvathira Thirunal Lakshmi Bayi de la maison royale des Travancore[11]. Il est récipiendaire de la Chaire de la Paix de l'UNESCO et professeur de géopolitique à l'Université de Manipal.

Elle meurt le à l'hôpital de Pune, à l'âge de 75 ans. Son corps est transporté à son domicile dans l'État du Kerala. Elle est enterrée au Palayam Jama Masjid à Thiruvananthapuram[12],[13].

Politique[modifier | modifier le code]

Bien qu'elle ne fut jamais politiquement active, elle lance un parti politique, le Lok Seva, pour offrir l'asile aux orphelins et pour promouvoir la laïcité. En 1984, elle a tenté de contester les élections du Parlement indien[14].

Conversion à l'islam[modifier | modifier le code]

Originaire d'une famille hindou d'ascendance royale, les Nair (Nalapat)[15], elle se convertit à l'Islam le , à l'âge de 65 ans et prend le nom de Kamala Surayya[16],[17].

Prix et reconnaissances[modifier | modifier le code]

Kamala Das a reçu de nombreux prix, y compris :

Œuvres[modifier | modifier le code]

En anglais[modifier | modifier le code]

Roman
  • 1976 : Alphabet of Lust
Autobiographie
  • 1976 : My Story (traduit en français en 1992 sous le titre L'Histoire de ma vie)
Histoires courtes
  • 1977 : A Doll for the Child Protitute
  • 1992 : Padmavati the Harlot and Other Stories
Poésie
  • 1964 : The Sirens
  • 1965 : Summer in Calcutta
  • 1967 : The Descendants
  • 1973 : The ld Playhouse and Other Poems
  • 1979 : Tonight, This avage Rite (avec Pritish Nandy)
  • 1984 : Collected Poems
  • 1985 : The Anamalai Poems
  • 1997 : Only the Soul Knows How to Sing
  • 1999 : My Mother at Sixty-Six
  • 2001 : Yaa Allah

En malayalam[modifier | modifier le code]

  • 1964 : Pakshiyude Manam (histoire courte)
  • 1966 : Naricheerukal Parakkumbol (histoire courte)
  • 1968 : Thanuppu (histoire courte)
  • 1982 : Ente Katha (autobiographie)
  • 1987 : Balyakala Smaranakal (souvenirs d'enfance)
  • 1989 : Varshangalkku Mumbu (roman)
  • 1990 : Palayan (roman)
  • 1991 : Neypayasam (histoire courte)
  • 1992 : Dayarikkurippukal (roman)
  • 1994 : Neermathalam Pootha Kalam (roman)
  • 1996 : Chekkerunna Pakshikal (histoire courte)
  • 1998 : Nashtapetta Neelambari (histoire courte)
  • 2005 : Chandana Marangal (roman)
  • 2005 : Madhavikkuttiyude Unmakkadhakal (histoire courte)
  • 2005 : Vandikkalakal (roman)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • The Ignited Soul par Shreekumar Varma
  • Manohar, D. Murali, Kamala Das: Treatment of Love in Her Poetry, indear kumar Gulbarga, Jiwe, 1999
  • Cheated and Exploited: Women in Kamala Das's Short Stories, in Mohan G Ramanan et P. Sailaja (eds.), English and the Indian Short Story, New Delhi, Orient Longman, 2000, p. 117-123
  • Man-Woman Relationship with Respect to the Treatment of Love in Kamala Das' Poetry, in Contemporary Literary Criticism, Vol. 191, Ed. Tom Burns et Jeffrey W. Hunter, Détroit, Thomson Gale, 2004, p. 44-60
  • Individuality in Kamala Das and in Her Poetry, in English Poetry in India: A Secular Viewpoint, Eds. PCK Prem et D. C. Chambial, Jaipur, Aavishkar, 2011, p. 65-73.
  • Meet the Writer: Kamala Das, in Poetcrit XVI: 1, , p. 83-98.

Références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Kamala Surayya » (voir la liste des auteurs).
  1. « The Rediff Interview/ Kamala Suraiya », Rediff.com, (consulté le ).
  2. (en) « Celebrating Kamala Das », sur www.google.com (consulté le ).
  3. http://www.cse.iitk.ac.in/users/amit/books/nandy-1977-strangertime-anthology-of.html
  4. (en-GB) Carol Rumens, « Poem of the week: Someone Else's Song by Kamala Das », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le )
  5. Jenny Booth, « Lalit shakya: Indian poet and writer », The Times, London,‎ (lire en ligne, consulté le )
  6. Shahnaz Habib, « Obituary : Kamala Das – Indian writer and poet who inspired women struggling to be free of domestic oppression », The Guardian, London,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  7. Love and longing.
  8. The histrionics of Kamala Das The Hindu, 6 février 2000.
  9. (en) Sangeeta Barooah Pisharoty, « Thus spake Das », The Hindu,‎ (ISSN 0971-751X, lire en ligne, consulté le ).
  10. Kamala Das passes away
  11. http://www.royalark.net/India/trava4.htm
  12. « Kerala pays tributes to Kamala Surayya », The Hindu, Chennai, India,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  13. « Tributes showered on Kamala Suraiya », The Hindu, Chennai, India,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  14. « Noted writer Kamala Das Suraiya passes away », Zee News,‎ (lire en ligne, consulté le )
  15. Untying and retying the text: an analysis of Kamala Das's My story, by Ikbala Kaura, 1990. p. 188.
  16. George Iype (December 14, 1999). "When the temptress dons the purdah". Rediff. Retrieved February 11, 2018.
  17. (en) « He asked me to become a Muslim », sur tehelka.com (consulté le ).
  18. « Literary Awards », sur kerala.gov.in, Government of Kerala (consulté le )
  19. Amar Nath Prasad, Rajiv K. Mallik, Indian English Poetry and Fiction : Critical Elucidations, New Delhi, Sarup & Sons, , 269 p. (ISBN 978-81-7625-730-5 et 81-7625-730-3, lire en ligne), p. 100
  20. « AKADEMI AWARDS (1955-2016) », sur sahitya-akademi.gov.in, Sahitya Akademi (consulté le )
  21. « Honorary degree by Calicut University »
  22. Literary Awards – official website of Onformation and Public Relation Department « https://web.archive.org/web/20070524212356/http://www.prd.kerala.gov.in/awards.htm »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?),
  23. « Writer Kamala Surayiya receives Ezhuthachan prize », The Times of India,‎ (lire en ligne, consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]