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Kama Sywor Kamanda

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Kama Sywor Kamanda
Kamanda.11.jpg
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (67 ans)
Luebo (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Distinctions
Œuvres principales
  • Livres :
    • La Somme du néant, 1989
    • Lointaines sont les rives du destin, 1994
    • Les myriades des temps vécus, 1999
    • Les contes du Griot, 2006
    • La traversée des mirages, 2006
    • La Joueuse de Kora, 2006
    • L'Insondable destin des hommes, 2013
    • Les Contes de Kamanda, 2018
    • L'éternité des jours, 2019
  • Théâtre :
    • Candace 1ère
    • RAMSES II
    • Akhenaton
    • Toutankhamon

Kama Sywor Kamanda (né le à Luebo)[1] est un écrivain, poète, romancier, essayiste, dramaturge, nouvelliste, conteur et philosophe congolais de langue française.

Biographie

Kama Sywor Kamanda est né le 11 novembre 1952 à Luebo (Congo belge)[2]. Il grandit à Kinshasa (à l'époque dénommée Léopoldville), et entre en 1968 dans un collège jésuite[3]. À l'âge de 15 ans, il rédige un premier recueil de contes[2].

Après avoir étudié le journalisme, les sciences politiques et la philosophie, il devient journaliste au Zaïre, mais quitte le pays en 1977 pour des raisons politiques. Il s'installe alors en Belgique, et suit des cours de droit à Liège de 1981 à 1984, puis participe à la fondation de l'Association des écrivains africains en 1985, qu'il préside. À partir de 1998, il s'installe au Luxembourg[3].

Il a écrit des dizaines d’ouvrages, traduits en plusieurs langues[2]. Sa production littéraire est surtout composée de prose et de poèmes. La tradition des conteurs africains influence ses romans, contes et fables, dans lesquels il évoque les croyances et les réalités de l'Afrique. Ses intrigues sont souvent caractérisées par « la quête de liberté individuelle, l'initiation au savoir mystique des ancêtres ainsi que la perturbation et le rétablissement de l'ordre social »[3].

Dans ses poèmes, écrits dans un registre soutenu, Kama Sywor Kamanda s'inspire de différentes cultures et de son expérience de l'exil, exprimant des sentiments tels que la nostalgie, l'exclusion ou la solitude. Il dénonce également, à travers sa poésie, les injustices politiques et sociales de l'Afrique, estimant que les poètes ont un rôle à jouer dans la reconnaissance de la dignité africaine au sein de l'histoire. Il est d'ailleurs un partisan de la thèse afro-centriste de Cheikh Anta Diop, qui estime que la civilisation de l'Égypte antique aurait été originellement africaine, ce qui aurait été ignoré par les « envahisseurs arabes et européens »[3].

Son œuvre poétique lui a permit de recevoir plusieurs prix, dont trois prix de l’Académie française (prix Paul-Verlaine, prix Théophile-Gautier et prix Heredia) ainsi que le prix Louise-Labé[4],[5].

Œuvres[6],[3]

Théâtre

Nouvelles

  • 1993 : Amertume, Diversité, Houghton Mifflin, Boston, États-Unis (ISBN 0-395-90933-3)
  • 1994 : L'Ultime confession, Archipel, No 4, p.33-41, Anvers, Belgique
  • 1995 : L'Énigme, Le Non-dit, Belgique
  • 1995 : Les Gens du fleuve
  • 1996 : Le Chagrin du danseur, Archipel, No 7 p.107-122 , Anvers, Belgique

Romans

Contes

Poésies

Essais et idées

Récompenses

  • 1987 : Prix Paul Verlaine de l’Académie française [7]
  • 1990 : Prix Louise-Labé
  • 1991 : Grand prix littéraire d'Afrique noire pour La Nuit des griots[8]
  • 1993 : Prix Théophile-Gautier de l’Académie française
  • 1999 : Prix Melina Mercouri, Association des poètes et écrivains grecs
  • 2000 : Poète du millénaire 2000, International Poets Academy, Inde
  • 2000 : Citoyen d’honneur Joal-Fadiouth, Sénégal
  • 2002 : Grand prix de poésie de la Société internationale des écrivains grecs
  • 2005 : Professionnel de l’année 2005, International Biographical Centre, Cambridge
  • 2005 : Certificat d’honneur pour contribution exceptionnelle à la francophonie, Certificat Maurice Cagnon, Conseil international d’études francophones
  • 2005 : Écrivain invité d'honneur de l'Exposition Universelle du Japon à Aichi
  • 2009 : Prix Heredia de l'Académie française [Médaille de bronze] pour son Œuvre poétique, édition intégrale
  • 2019 : International Price of Poetry « Kathak » (Gold medal) pour l'ensemble de son œuvre poétique, Dhaka, Bengladesh
  • 2019 : Grand Prix de Poésie Mihai Eminescu, Craiova, Roumanie

Bibliographie sur Kama Sywor Kamanda[3]

Livres

  • Laurence Sudret, Les Contes du Griot de Kamanda, « Classiques et Contemporains », 259 pages, éditions Magnard, 2005 (ISBN 978-2-210-75482-9), pour les classes de sixième, collège et lycée .
  • Chantal Bertagna et Françoise Carrier-Nayrolles : « Français » » Fleurs d’encre » 385 pages, et 368 pour l’édition suivante, 6e – Hachette Éducation – (ISBN 978-2-01-120485-1) édition 2014 : (ISBN 978-2-011-25515-0), édition 2009.
  • Charitha Liyanage, The life and work of Kama Sywor Kamanda, 78 pages, 2020. (ISBN 979-8637211067)
  • Davoine Sophie, Kama Sywor Kamanda : Histoire d'une œuvre, histoire d'une vie, 2019, (ISBN 978-613-8-47063-2)
  • James Gaasch et Valérie Budig-Markin : Diversité » La nouvelle francophone à travers le monde », 242 pages, Houghton Mifflin Company, Boston – New York (U.S.A.) ouvrage destiné aux étudiants des Universités Américaines. (ISBN 0-395-90933-3) deuxième édition, 2000.
  • Jean-Louis Joubert, « Littératures francophones d’Afrique Centrale « , 255 pages, Acct/Nathan 1995, (ISBN 2-09-882-403-3)
  • Isidore NDAYWEL È NZIEM : » Histoire Générale du Congo, de l’héritage ancien à la République Démocratique « , 955 pages, Duculot éditions, 1998. (ISBN 2-8011-1174-0).
  • Marc Alyn, Kama Kamanda, Hommage, Éd. L’Harmattan, 1997.
  • Isabelle Cata, La Quête du rêve d’absolu : Recréer le monde, pénétrer l’infini, mesurer le néant, une réflexion critique sur l’œuvre de Kama Sywor Kamanda, Paris, Édition Dagan, 2015, 170 pages. (ISBN 978-2-919612-72-7).
  • Isabelle Cata et Franck Nyalendo, Kama Sywor Kamanda, chantre de la mémoire égyptienne, entretiens et étude critique, 144 pages, Luxembourg, éditions Paul Bauler; 2003.( (ISBN 2-919885-51-0)
  • Jacques Chevrier, L’arbre à palabres. Essai sur les contes et récits traditionnels d’Afrique noire, Paris, Hatier, 2006.
  • Marie-Claire De Coninck, Kama Kamanda Au pays du conte, Paris, Éd. L’Harmattan, 1993.
  • Locha Mateso, Anthologie de la poésie d’Afrique noire d’expression française, Paris, Hatier, 1987.
  • Pierrette Sartin, Kama Kamanda, Poète de l’exil, Paris, Éd. L’Harmattan, 1994.
  • Marie-Madeleine Van Ruymbeke Stey (dir.), Regards critiques, Paris, Éd. L’Harmattan, 2007.
  • Pauline Raillon, « Enjeux et pouvoirs de l’œuvre littéraire : Kama Kamanda, entre dualité et cohérence, l’impossible soi : Mémoire de Master II, Université de Paris IV Sorbonne.
  • J.R. Mazanza Kindulu et j.c. Nlandu – Tsasa, « Les nouveaux cadres Congolais : figures d’aujourd’hui et de demain », 326 pages, éditions l’Harmattan, 2005. (ISBN 2-7475-8125-X).
  • Silvia Riva, « Rulli di tam-tam dalla torre di Babele : Storia della letteratura del Congo-Kinshasa », 452 pages, Edizioni Universitarie di Lettere Economia Diritto.( (ISBN 88-7916-144-X).2000.
  • Silvia Riva, « Nouvelle histoire de la littérature du Congo-Kinshasa, 422 pages, éditions l’Harmattan, 2006. (ISBN 2-296-00981-6).
  • Pius Ngandu Nkashama, Les années littéraires en Afrique, 1987-1992, l’harmattan 1993.
  • 500 Greatest geniuses of the 21st century, American biographical institute, P.255,2009. (ISSN 1940-8498).
  • Kama Sywor Kamanda, p. 261, 2000 outstanding intellectuals of the 21st century first edition, 2002, International biographical centre Cambridge, England. (ISBN 0 94887564X). Pierre Mason, Dictionnaire des écrivains Luxembourgeois.
  • Douglas Killam & Ruth Rowe :The companion to African literatures, Oxford, 2000, éditions James Currey – Bloomington (U.S.A.), Indiana University Press (ISBN 0-253-33633-3).
  • Charitha Liyanage - The life and work of Kama Sywor Kamanda, 78 pages, 2020 (ISBN 979-8637211067)

Articles

  • « Kama Sywor Kamanda, un poète humaniste et universel » : Écrire magazine, n°73, septembre 2002.
  • « Qui êtes-vous Kamanda ? » revue Sépia n°26-27,1997-98. (ISSN 1145-5934)
  • « Kama Sywor Kamanda », Diva Magazine N°1, juillet-aout 2016, p.34-37.
  • « Kama Sywor Kamanda, interview », Amina Magazine, N°569, septembre 2017, P.72.
  • « Kamanda, p.ccxxxii, Great Minds of the 21st Century » 2006/2007, American biographical institute. (ISSN 1545-9225).
  • « Kamanda », p.135, International book of honor sixth world edition, the american biographical institute, 1999. (ISSN 1087-397X).
  • Horanyi Lilla : « Les sources d’inspiration de Kamanda », Fabula, p.25-29.
  • The Marquis Who’s Who 2003,2004,2005,2006,2007,2008,2009 et 2010, American biographical institute.
  • The Who’s Who of America, American biographical institute.

Ouvrages collectifs

Notes et références

  1. Sophie Davoine, Histoire d'une oeuvre, Histoire d'une vie, EUE, (ISBN 978-613-8-47063-2), p. 2
  2. a b et c « Kama Sywor Kamanda », sur Babelio (consulté le 1er avril 2020)
  3. a b c d e et f Pierre Marson, « Biographie de Kama Sywor Kamanda - Dictionnaire des auteurs luxembourgeois », sur autorenlexikon.lu
  4. « Kama Sywor KAMANDA | Académie française », sur www.academie-francaise.fr (consulté le 1er avril 2020)
  5. Cata, Isabelle., Kama Sywor Kamanda : chantre de la mémoire égyptienne, Éditions Paul Bauler, (ISBN 2-919885-51-0 et 978-2-919885-51-0, OCLC 52625847, lire en ligne)
  6. « Kama Sywor Kamanda », sur data.bnf.fr (consulté le 1er avril 2020)
  7. « KAMANDA Sywor Kama :カマンダ Official Homepage of JAPAN », sur web.archive.org,‎ (consulté le 1er avril 2020)
  8. Grand prix littéraire de l'Afrique noire, liste des lauréats, [lire en ligne], consulté le 14 avril 2016

Liens externes