K-way

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Un K-way bleu
un K-way.

K-way est le nom d'une marque de vêtements imperméables, célèbre pour sa veste coupe-vent en nylon qui se range dans une pochette banane, inventé en 1965 par le fabricant de pantalons français Léon-Claude Duhamel.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le K-way est créé en 1965 par Léon-Claude Duhamel, un fabricant de pantalon à Hem dans le Nord[1]. Son idée est de libérer les enfants de leurs habits de pluie, lourds et inconfortables et de pouvoir replier cette sorte de blouson en nylon enduit dans une poche-banane[2]. À son lancement, il nomme son coupe-vent en nylon « En-cas » (de pluie)[3].

L'année suivante[1], Léon-Claude Duhamel renomme, sous l'impulsion de l'agence Havas[4], son « en-K » en « K-way » (le terme « way » plus tendance, évoquant l'american way of life), ce qui lui donne une dimension internationale[1],[5] et en vend 250 000[6].

En 1968, à la suite du décès brutal de Léon Duhamel, son fils Léon-Claude, sa fille Jacotte et son gendre Yves Moinet perpétuent l'entreprise. À partir des années 1970, le K-way s'associe avec l'équipe de France de ski alpin[7].

En 1992, la marque Pirelli rachète la licence[1]. La même année, un incendie se déclenche dans l'usine du Pas-de-Calais[8]. Vers 1995, la marque devient un nom générique[1], ainsi l'entreprise passe d'un chiffre d'affaires de 500 millions de francs en 1992 à 100 millions en 1996, à cause de la concurrence asiatique[1]. C'est pourquoi, par la suite, l'entreprise essaye de vendre des vêtements plus élaborés mais, du fait de la rude concurrence, les ventes ne bougent pas[7]. En 1996, c'est une banque italienne, la Sopaf, qui prend possession de la marque K-way[1].

En 2004, la marque est reprise par le groupe Basic Net S.p.A., société italienne basée à Turin et propriétaire aussi des marques Kappa, Robe di Kappa et Superga[9]. C'est le début d'un changement d'orientation pour la marque face à la concurrence « premier prix » : la marque monte en gamme, se diversifie vers des produits plus « mode », commercialise des séries limités signées par Philippe Starck ou Marc Jacobs et collabore avec d'autres marques telles Maje ou L'Éclaireur[8]. Le prix des produits monte en flèche[8].

En , la marque fait son retour en France[10], avec l'ouverture de cinq boutiques dont une à Paris[8]. Cette année là, le chiffre d'affaires est d'environ 1,5 million d'euros[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Jean Watin-Augouard, « Histoires de marques » [PDF], Édition d'Organisation, , p. 12
  2. Franck et Michèle Jouve, Made in France, Éditions Chronique, , p. 103
  3. Kriss Lambert Jones, « K-Way : 40 ans dans la poche », sur femmeplus.fr,
  4. « K-Way (1965) », Eureka Web (consulté le 25 août 2009)
  5. « Le jour où Léon-Claude Duhamel, originaire de Toufflers, a inventé le K-Way », sur www.lavoixdunord.fr,
  6. « Le K-Way : Contre vents et marées » [PDF], sur Direct Soir,
  7. a et b « K-Way, les vêtements de pluie devenus cultes ! », sur Le Blog Shopping (consulté le 25 août 2009)
  8. a, b, c, d et e Laure-Emmanuelle Husson, « K-Way est à nouveau dans le vent », Challenges.fr, no 402,‎ , p. 64 (ISSN 0751-4417)
  9. « L’ami k-way », Virginie Ballet et Catherine Mallaval, Libération.fr, 30 avril 2015.
  10. « K-Way fait son grand retour en France », Dominique Chapuis, Les Échos.fr, 21 avril 2013.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Franck et Michèle Jouve, Made in France, Paris, Éditions Chronique, , 160 p. (EAN 9791090871663, lire en ligne), « 1965 - Le K-way ».

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]