Kārlis Ulmanis

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Kārlis Ulmanis
Kārlis Ulmanis en 1934
Kārlis Ulmanis en 1934
Fonctions
4e président de la République de Lettonie
Premier ministre Lui-même
Prédécesseur Alberts Kviesis
Successeur Guntis Ulmanis (indirectement)
Chef du gouvernement provisoire
Prédécesseur Création
Successeur Pēteris Stučka
1er Premier ministre letton
Prédécesseur Andrievs Niedra
Successeur Zigfrids Meierovics
7e Premier ministre
Prédécesseur Hugo Celmins
Successeur Artur Alberings
12e Premier ministre
Prédécesseur Hugo Celmins
Successeur Margers Skujenieks
15e Premier ministre
Prédécesseur Adolfs Blodnieks
Successeur Augusts Kirhensteins
Biographie
Nom de naissance Kārlis Augusts Vilhelms Ulmanis
Date de naissance
Lieu de naissance Bērze, Zemgale (Russie)
Date de décès
Lieu de décès Krasnovodsk (URSS)
Nationalité Lettonne
Parti politique Union des paysans de Lettonie
Diplômé de Université de Leipzig
Université du Nebraska
Profession Enseignant

Kārlis Ulmanis
Ministres-présidents lettons
Présidents de la République de Lettonie

Kārlis Ulmanis est un homme d'État letton, né le , à Bērze, en Zemgale, dans le sud de la Lettonie, alors sous domination russe et mort le dans la prison de Krasnovodsk (aujourd'hui Türkmenbaşy), en Union soviétique, actuellement au Turkménistan.

Débuts[modifier | modifier le code]

Après des études d'agronomie en Suisse, à l'Institut fédéral suisse de technologie à Zurich, puis en Allemagne à l'université de Leipzig, il participe activement à la révolution russe de 1905. Contraint à l'exil après une courte période de détention à Pskov, il se réfugie aux États-Unis et obtient un diplôme d'agronome à l'université du Nebraska avant d'y être recruté comme enseignant.

En 1913, amnistié, il rentre au pays. En 1917, à l'occasion des évènements révolutionnaires en Russie, il fonde l'Union des paysans de Lettonie qui revendique activement l'indépendance du pays. Le , avec d'autres patriotes ayant participé comme lui à la fondation du Conseil national du peuple letton (Tautas Padome), il est de ceux qui déclarent l'indépendance de la Lettonie.

Élu chef du gouvernement provisoire de Lettonie, il reste Premier ministre jusqu'en juin 1921. Au cours de cette période, il mène la lutte contre les agressions extérieures allemande (Baltische Landeswehr et Freikorps) ou russe (blancs et bolcheviks), appuyé en cela par la France et la Grande-Bretagne. C'est également à Ulmanis que l'on doit la mise en place d'un parlement (Saeima) qu'il convoque pour la première fois le .

Ulmanis est de nouveau Premier ministre de décembre 1925 à mai 1926 et de mars 1931 à décembre 1932. Il retrouve le pouvoir pour ne plus le perdre le .

L'état de siège[modifier | modifier le code]

Le , dans le cadre d'une extrême détérioration de la situation économique et politique (agitation des nazis lettons, dirigés par Gustav Celmins et des communistes, dont les leaders avaient trouvé refuge en URSS), il déclare l'état de siège avec l'appui du général Jānis Balodis.

Tous les partis, ainsi que le parlement sont dissous. À partir de 1936, date de l'expiration du mandat du président Alberts Kviesis, Ulmanis cumule les fonctions de Premier ministre et de président de la République et prend le titre de Tautas Vadonis (« chef de la Nation » en letton, titre équivalent à Fuhrer en allemand et Duce en italien).

Sur le plan économique, le commerce extérieur, largement tributaire de l’URSS au début des années 1930, est diversifié (Allemagne, Royaume-Uni), le PIB connait une hausse importante.

Pendant cette période, la Lettonie a obtenu les meilleurs résultats dans la lutte contre l'analphabétisme en Europe.

En politique étrangère, Il signe un traité d'alliance militaire avec l'Estonie et la Lituanie (l'Entente baltique). Mais les trois Pays baltes sont donnés à l’URSS, par le Pacte germano-soviétique (). L’URSS oblige, par une menace d'invasion, les trois pays à accepter une occupation militaire et la cession de plusieurs bases militaires.

Après l'invasion soviétique le (en fait, l'armée russe déjà stationné en Lettonie prend le « pouvoir », soutenu par les communistes lettons), Ulmanis est arrêté le 21 juillet et déporté en Union soviétique. Il y meurt le .

Après sa mort[modifier | modifier le code]

Karlis Ulmanis reste une personne très populaire en Lettonie.

Pendant l'occupation soviétique (1944 - 1991), il est décrit par le régime communiste comme étant un dictateur fasciste (comme la quasi-totalité des ennemis du communisme).

En 2003, une statue de l'ancien chef de l'État a été inauguré à Riga, la capitale du pays, en présence du Premier ministre de l'époque, Einars Repse.

Son petit-neveu Guntis Ulmanis a été président de la République du au .

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Kārlis Ulmanis sur un timbre letton de 2001