Kévin Tillie

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Kévin Tillie
Image illustrative de l’article Kévin Tillie
Kévin Tillie en 2013.
Fiche d’identité
Nationalité Français
Naissance (31 ans)
à Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes)
Taille 1,98 m (6 6)
Poids 83 kg (183 lb)
Surnom « Kev » et « La Tille »
Caractéristiques
Attaque 345 cm
Contre 325 cm
Latéralité Droitier
Situation en club
Club actuel Tours VB
Numéro 7
Poste Réceptionneur-attaquant
Club junior
Saison Club
2004-2007 US Cagnes
2007-2009 CNVB
2009-2011 Thompson Rivers WolfPack
2011-2013 Anteaters de l'UC Irvine
Parcours professionnel
SaisonClub Pts
2013-2014 PRC Ravenne 12,5
2014-2015 Arkasspor Izmir 07,5
2015-2017 Kedzierzyn-Kozle 07,2
2017-2019 BAIC Motor Pékin
2019 Modène Volley 03,0
2019-2020 ONICO Varsovie
2020-2021 Top Volley Cisterna 06,4
2021- Tours VB
Sélections en équipe nationale
AnnéesÉquipe Ma.
2012- France +223

Kévin Tillie, né le à Cagnes-sur-Mer, dans les Alpes-Maritimes, est un joueur international français de volley-ball. Il mesure 1,98 m et joue réceptionneur-attaquant.

Passé par l'US Cagnes, le Centre national de volley, le Canada et les États-Unis durant sa formation, Kévin commence sa carrière à Ravenne en Italie en 2013, avant de rejoindre Izmir en Turquie en 2014, Kedzierzyn-Kozle en Pologne l’année suivante, puis de découvrir Pékin en 2017, avant de revenir en Italie, à Modène, en 2018. Il retourne en Pologne, à Varsovie, en 2019, et finalement signer à Top Volley Latina. En 2021, il découvre le Championnat de France avec le Tours VB.

Avec l'équipe de France, il est vainqueur de la Ligue mondiale 2015 et du championnat d'Europe 2015. Il remporte la médaille d’or aux Jeux olympiques de Tokyo 2020.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et famille sportive[modifier | modifier le code]

Arbre généalogique de Kévin Tillie
 
 
 
Guy
 
 
 
Grand-mère
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Caroline
 
Laurent
 
Patrice Water polo pictogram
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Kim Basketball pictogram
 
Kévin
 
Killian Basketball pictogram

Kévin Tillie est issue d'une grande famille de sportif[1]. Son grand-père Guy est international français de volley-ball. Guy a deux fils, Laurent, père de Kévin et aussi volleyeur international français à 406 reprises[1], finaliste de la Ligue mondiale en 2006 puis sélectionneur de l'équipe de France[2], et Patrice, oncle de Kévin et joueur international de water-polo[2]. Laurent se marie à Caroline Keulen, internationale néerlandaise de volley-ball[2],[1]. Le couple a trois fils[1] : Kim, Kévin et Killian (du plus au moins vieux). Les deux frères de Kévin deviennent joueurs professionnels de basketball[2],[3].

Kévin naît le 2 novembre 1990 à Cagnes-sur-Mer et apprend à marcher en Italie, où son père Laurent est joueur[4]. À un an, Kévin maîtrise les bases de trois langues : italien, néerlandais et français[4]. Kévin commence le volley-ball à l'US Cagnes de 2004 à 2007, où la famille vit[5]. Kévin se souvient fin 2015 : « J'ai aussi fait beaucoup de basket au début. Mais j'étais le plus petit de mon équipe, et j'évoluais au poste de meneur. Finalement, je me suis tourné vers le volley, avec un groupe de copains »[6]. Il rejoint ensuite le Centre national de volley-ball de 2007 à 2009, avec qui il évolue en Ligue B à 17-18 ans[7].

Souhaitant fuir les comparaisons à son père, Kévin part pour l'Amérique du Nord, comme son grand-frère Kim[8], et le Canada[9]. Pendant deux ans, à l'université de Thompson Rivers University près de Vancouver, Kévin franchit un premier palier sur le plan physique[9].

Puis il rejoint les États-Unis dont il se souvient : « J'ai eu beaucoup de temps de jeu. Cela s'est très bien passé et j'ai pu créer mon propre style. J'ai donc pu progresser physiquement »[6]. Il bénéficie aussi de l'apport du coach de la sélection américaine à l'Université de Californie à Irvine[6]. Menant de front études de sociologie et volley[8], il remporte deux titres NCAA avec les Anteaters de l'UC Irvine[10] en 2012 et 2013[8],[1].

Volleyeur professionnel à l'étranger[modifier | modifier le code]

Kévin Tillie en 2013.

Après ses années de formation nord-américaines, Kévin Tillie signe son premier contrat professionnel[11] au sein du Porto Ravenne Volley[9].

Pour la saison 2014-2015, Tillie rejoint la Turquie et le club d'Arkas Spor[12],[13].

En 2015-2016, Kévin devient joueur du ZAKSA Kędzierzyn-Koźle en Pologne[14] où il retrouve son compatriote Benjamin Toniutti croisé à Ravenne[15]. Kévin déclare : « J’avais encore un an de contrat, mais le championnat turc ne me plaisait guère. Zaksa nous a proposé de nous prendre tous les deux »[15]. Avec leur équipe, les deux français dominent la saison régulière de la PlusLiga, le championnat de Pologne, et remporte la finale face à son dauphin Resovia[15].

Au début de la saison 2016-2017, Kévin est écarté trois mois des terrains après les JO 2016 à Rio[16]. Le joueur de vingt-six ans subit deux injections de plasma enrichi pour soigner ses inflammations à répétition aux genoux[16].

Lors de l'été 2017, Kévin Tillie cherche à retrouver son meilleur niveau après trois opérations (une à chaque genou et à l'épaule gauche) dont il se remet au CREPS d'Antibes[17].

En octobre 2017, Kévin s'engage pour la saison avec l'équipe de Pékin, le Beijing BAIC Motor (en), qui rachète son contrat au club polonais de Jastrzebski[17]. Cette opportunité financière de plusieurs centaines de milliers d'euros est difficile à refuser et, de plus, lui donne la possibilité d'arriver en forme pour la sélection nationale à l'été 2018[17]. En février 2019, Tillie remporte la saison régulière chinoise avec Pékin[18]. Comme l'année précédente, le réceptionneur français de vingt-huit ans défie Shanghai en finale[18].

Le mois suivant, Kevin Tillie s'engage avec Modène pour la fin de saison 2018-2019[19]. Le club est alors qualifié pour les play-offs du Championnat italien.

À l'été 2019, le réceptionneur-attaquant de l'équipe de France s'engage pour deux ans avec Varsovie, vice-champion de la PlusLiga[20]. Il y retrouve le passeur des Bleus Antoine Brizard[20].

En avril 2020, il signe un contrat avec le club italien Top Volley Cisterna[21]. Mais son équipe termine à la dernière place en saison régulière, avec 20 défaites en 22 rencontres[11], et une antépénultième place lors des matchs de classement 5eme-12eme[22].

À l'intersaison 2021, Kévin Tillie rejoint le Tours Volley-Ball pour les deux saisons suivantes[23] et découvre pour la première fois de sa carrière le Championnat de France[22]. Il déclare vouloir revenir en France pour que sa fille d'un an y grandisse sans pour autant être en pré-retraite[22]. Il choisit Tours comme « l'un des clubs les plus prestigieux en France, mais aussi en Europe. C'est un club très structuré et bien organisé »[22].

En équipe de France[modifier | modifier le code]

Kévin Tillie est champion d'Europe junior en 2009 avec l'équipe de France[9].

En 2012, à 21 ans, Kévin Tillie devient la troisième génération de sa famille à devenir international français de volley, après son grand-père Guy et son père Laurent[8]. Ce dernier devient sélectionneur de l'équipe de France senior quelques mois plus tard, à l'été 2012, et les deux hommes évoluent côté à côté en sélection[9],[1] jusqu'en 2021.

Kévin Tillie (n°7) et les Bleus avant le Mondial 2014.

Kévin Tillie est retenu pour le Mondial 2014 en Pologne[24]. Qualifiés pour la troisième phase[13], les Bleus perdent en demi-finale puis le match pour la troisième place.

Kévin devient titulaire à part entière au cours de l’été 2015, grâce notamment à la qualité de sa réception et de son service flottant[8]. Lors de cette année, Tilllie et la Team Yavbou remportent le doublé Ligue mondiale - Euro[18]. Lors de ce dernier, il est en concurrence avec Nicolas Maréchal[25].

Tillie (n°7) en Bleu aux JO de Rio en 2016.

Kévin Tillie est retenu pour les JO 2016 à Rio[14].

Privé d’équipe de France une grande partie de la saison 2017 après des opérations à l’épaule gauche et aux genoux, Kévin réintègre le groupe France en 2018[8]. Il participe à la Volleyball Nations League, perdue en finale, puis à l'EuroVolley 2019 en France, terminée à la quatrième place[8].

Kévin Tillie et les Bleus remportent le premier titre olympique du volley français à l'été 2021 lors des JO de Tokyo[22]. Durant la finale remportée face aux Russes, Kevin Tillie ne rentre que deux fois en jeu pour servir et ne joue pas beaucoup plus du reste de la compétition[26]. Ce sacre met fin à neuf ans de cohabitation avec son père Laurent en tant que sélectionneur[26].

Kévin fait ensuite une impasse sur l'Euro 2021, en déclinant une sélection pour la première fois de sa carrière, pour profiter de sa famille qu'il a peu vue à cause du contexte sanitaire[22].

Style de jeu[modifier | modifier le code]

Kévin Tillie est loué grâce notamment à la qualité de sa réception et de son service flottant[8]. Il évolue au poste de réceptionneur-attaquant et est jugé complet, que ce soit en réception, en défense, à l'attaque ou au bloc[25].

Statistiques[modifier | modifier le code]

Statistiques de Kévin Tillie au 01/01/2022[27]
Saison Club Championnat Coupe d'Europe France
Division M Pts Moy. Nom M Pts Moy. M Pts Moy.
2013-2014 PRC Ravenne D1 21 263 12,5
2014-2015 Arkasspor Izmir D1 C2
2015-2016 Kedzierzyn-Kozle D1
2016-2017 D1 C1
2017-2018 BAIC Motor Pékin D1
2018-2019 D1
0000-2019 Modène Volley D1 3 9 3,0
2019-2020 ONICO Varsovie D1 C1
2020-2021 Top Volley Cisterna D1 20 127 6,4
2021-2022 Tours VB D1 C1

Palmarès[modifier | modifier le code]

En équipe nationale[modifier | modifier le code]

Tillie (n°7) et les Bleus, vainqueurs de la Ligue mondiale 2015.

En équipe de France, Kévin Tillie est d'abord quatrième des Mondiaux 2014[7]. Il est ensuite vainqueur de la Ligue mondiale et champion d’Europe en 2015 puis 3e de la Ligue mondiale 2016 et second de la Ligue des nations 2018[7]. En 2021, il participe au premier titre olympique du volley-ball français[22].

Palmarès de Kévin Tillie en équipe nationale[8]
Mondial Continental Jeune

En club[modifier | modifier le code]

En club, Kévin est double-champion NCAA en 2012 puis 2013[7]. Il remporte ensuite les titres de Turquie 2015 avec Izmir, de Pologne en 2016 et 2017 avec Kedziernyn-Kozle[7]. Il est aussi deux fois vice-champion de Chine avec le club de Pékin en 2018 et 2019[7].

Palmarès de Kévin Tillie en club[8]
Drapeau des États-Unis États-Unis Drapeau de la République populaire de Chine Chine Drapeau de l'Italie Italie Drapeau de la Pologne Pologne Drapeau de la Turquie Turquie
  • Coupe de Pologne (1)
    • Vainqueur : 2017 (Kedzierzyn-Kozle).
    • Finaliste : 2016 (Kedzierzyn-Kozle).

Distinctions individuelles[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f Alexandre Jaquin et Georges Quirino, « La « Tillie family » veut créer l’exploit », sur RMC SPORT, (consulté le )
  2. a b c et d Xavier Monferran, « Une grande saga du sport français : la famille Tillie », sur www.franceinter.fr, (consulté le )
  3. « Les Tillie, une famille en bleu », sur sport.fr, (consulté le )
  4. a et b Isabelle Langé, « Jeux Olympiques : Kévin Tillie, le volleyeur qui aurait dû s'appeler Kelly », sur www.rtl.fr, (consulté le )
  5. « La finale olympique de volley-ball retransmise place De-Gaulle à Cagnes-sur-Mer », sur Nice-Matin, (consulté le )
  6. a b et c « Kevin Tillie, si loin et si proche du père », sur Franceinfo, (consulté le )
  7. a b c d e et f « Ligue A : Kevin Tillie veut "retrouver la gagne avec le TVB" », sur lanouvellerepublique.fr, (consulté le )
  8. a b c d e f g h i et j « Profil de Kevin TILLIE », sur www.ffvb.org (consulté le )
  9. a b c d et e Julien SOYER, « Kévin Tillie se forge à l'étranger », sur ouest-france.fr, (consulté le )
  10. Guillaume Degoulet, « Kevin Tillie s'engage à Tours pour deux ans », sur L'Équipe, (consulté le )
  11. a et b « Ligue A : Kevin Tillie signe au Tours VB », sur lanouvellerepublique.fr, (consulté le )
  12. « Volley. L'Arkas Spor Izmir, un géant turc demain au Palatinu », sur Corse Matin, (consulté le )
  13. a et b « Ke.Tillie : « On peut même voir plus haut » », sur RMC SPORT, (consulté le )
  14. a et b « JO 2016. Volley masculin : avec Ngapeth, évidemment, mais sans Lyneel », sur www.vosgesmatin.fr, (consulté le )
  15. a b et c Éric Bruna, « Tillie-Toniutti, tranches de vie polonaise », sur leparisien.fr, (consulté le )
  16. a et b « Volley - POL - Kévin Tillie de retour sur les terrains après trois mois d'absence », sur fr.news.yahoo.com, (consulté le )
  17. a b et c G. De., « Kevin Tillie file à Pékin », sur L'Équipe, (consulté le )
  18. a b et c Guillaume Degoulet, « Chine: Kévin Tillie déjà en finale », sur L'Équipe, (consulté le )
  19. « Kevin Tillie quitte la Chine et rejoint Modène », sur L'Équipe, (consulté le )
  20. a et b « Transferts : Kevin Tillie à Varsovie », sur L'Équipe, (consulté le )
  21. Transferts : Kévin Tillie revient en Italie, sur L'Équipe, 30 avril 2020.
  22. a b c d e f et g « Kévin Tillie : «C'est le moment parfait pour moi de découvrir le championnat de France» », sur LEFIGARO, (consulté le )
  23. « Kevin Tillie débarque en France », sur Sports.fr, (consulté le )
  24. « Tillie : « Décrocher une médaille » », sur www.ledauphine.com, (consulté le )
  25. a et b « Euro. Les yeux dans les Bleus », sur Le Telegramme, (consulté le )
  26. a et b « Kevin Tillie rend hommage à son père Laurent après l'or en volley », sur www.20minutes.fr, (consulté le )
  27. (it) « Profil de Kévin Tillie », sur legavolley.it (consulté le )
  28. « Décret portant nomination », sur legifrance.gouv.fr (consulté le )