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Juris Podnieks

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Juris Podnieks
Naissance
Riga (RSS de Lettonie, Union soviétique)
Nationalité soviétique
letton
Décès (à 41 ans)
Rajons de Kuldīga, Lettonie
Profession réalisateur, producteur, cadreur
Films notables Est-il facile d'être jeune en URSS ?

Juris Podnieks, né le à Riga et mort le dans le rajons de Kuldīga en Lettonie, est un réalisateur, producteur et cadreur soviétique letton principalement spécialisé dans le tournage des films documentaires[1],[2],[3],[4].

Fils de Boriss Podnieks, speaker à la télévision, et de Brigita Podniece, technicienne dentaire, Juris Podnieks naît à Riga. À l'âge de 17 ans il commence à travailler comme assistant de cadreur. Diplômé en photographie de l'Institut national de la cinématographie de Moscou en 1975[5], il est embauché la même année par le réalisateur Hercs Franks pour le tournage du documentaire Zone interdite (Aizliegtā zona, 1975). Il débute comme réalisateur avec les épisodes de la série de communication télévisuelle Padomju Latvija.

Il fait parler de lui en 1982, après la sortie du documentaire intitulé Constellation des Tirailleurs (Strēlnieku zvaigznājs) monrant les témoignages des derniers tirailleurs lettons évoquant leurs souvenirs et les raisons de leur engagement[5],[6]. La consécration vient en 1986, avec le film Est-il facile d'être jeune en URSS ?[7] qui sera projeté dans 80 pays[8] et récompensé par le Prix Nika à Moscou de 1987[9]. Quatre de ses films ont été récompensés par le grand prix du festival de cinéma letton Lielais Kristaps[10]. Son film Nous (1989) est un recueil unique et d'une franchise saisissante de témoignages sur l'Union soviétique et ses piliers. Il l'a tourné à la veille de l'effondrement de l'URSS[11]. En 1990, Podnieks fonde sa propre société de production qui, après son décès, sera reprise par la réalisatrice Antra Cilinska.

Lors des événements de janvier de 1991, le à Vilnius, Podnieks filme l’assaut des bâtiments de la radio et de la télévision publiques par les troupes armées soviétiques ; puis, à Riga, il perd deux de ses amis et collègues, Andris Slapins et Gvido Zvaigzne, en filmant les affrontements entre les forces séparatistes lettones et l'OMON[12],[13].

Le , le réalisateur périt en se noyant lors d'une plongée sous-marine dans le lac Zvirgzdu, dans le novads de Kuldīga[11]. Les circonstances de sa mort semblent inexplicables et plusieurs versions circulent les concernant[14]. En 2010, on lui a décerné à titre posthume une médaille d'honneur de l'ordre de Viesturs pour les services rendus lors de la lutte pour l'indépendance de la Lettonie[15],[16]. Le réalisateur est inhumé au cimetière de la Forêt à Riga[17]. Son documentaire Est-il facile d'être jeune en URSS ? est inclus dans le Canon culturel letton[18].

Filmographie partielle

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  • 1978 : Les Frères Kokars (Brāļi Kokari)
  • 1979 : En selle, les gars (Puikas, zirgos!)
  • 1979 : Le Ave-Sol blanc (Baltais "Ave Sol"), téléfilm
  • 1982 : Constellation des tirailleurs (Strēlnieku zvaigznājs)
  • 1984 : Commandant (Komandieris)
  • 1985 : Sisyphe roule le rocher (Veļ Sīzifs akmeni)
  • 1986 : Est-il facile d'être jeune en URSS ? (Vai viegli būt jaunam?[19])
  • 1989 : Nous/Les Soviets (Mēs/Soviets)
  • 1990 : Chemin de Croix/La Patrie (Krustceļš/ Homeland)
  • 1991 : Après-propos (Pēcvārds)
  • 1991 : La Fin de l'Empire (Impērijas gals)
  • 1992 : L'Heure du silence (Klusuma stunda)

Notes et références

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  1. « Cinéma L'Œil letton. Quand le cinéma de fiction ne sait plus inventer, le documentaire sait encore regarder », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  2. (en) Peter Rollberg et George Washington University, Historical Dictionary of Russian and Soviet Cinema, Rowman & Littlefield, , 890 p. (ISBN 978-1-4422-6842-5, lire en ligne), p. 578.
  3. Anikó Imre, A Companion to Eastern European Cinemas, John Wiley & Sons, , 544 p. (ISBN 978-1-118-29435-2, lire en ligne).
  4. Ian Aitken, The Concise Routledge Encyclopedia of the Documentary Film, Routledge, , 1079 p. (ISBN 978-1-136-51206-3, lire en ligne), p. 724.
  5. a et b (en) Derek Jones, Censorship : A World Encyclopedia, Taylor & Francis, , 2950 p. (ISBN 9781136798634, lire en ligne)
  6. (en) Geoffrey Hosking, George Schopflin, Myths and Nationhood, Taylor & Francis, , 256 p. (ISBN 9781136677175, lire en ligne), p. 166
  7. « Est-il facile d'être jeune ? », sur kinoglaz.fr (consulté le ).
  8. (lv) « Juris Podnieks », sur Cita Rīga (consulté le ).
  9. (ru) « Лауреаты Национальной кинематографической премии «НИКА» за 1987 год », sur kino-nika.com,‎ (consulté le ).
  10. http://lielais-kristaps.filmas.lv/ « Copie archivée » (version du sur Internet Archive).
  11. a et b (lv) Andris Bernāts, « Stāsts par leģendāro Juri Podnieku - kāda īsti bija viņa dzīve, unikālie kinodarbi un mīklainā nāve ezerā », sur Jauns.lv, .
  12. (en) Juris Kaza, « Obituary: Juris Podnieks », sur independent.co.uk, (consulté le ).
  13. Stephen Baister et Chris Patrick, Latvia, Bradt Travel Guides, , 232 p. (ISBN 978-1-84162-201-9, lire en ligne), p. 40.
  14. (lv) « Apkopotas četras versijas par Jura Podnieka nāvi », sur Delfi.lv (consulté le ).
  15. (en) « Order of Viesturs » [archive du ], sur Latvijas Valsts prezidenta kanceleja (consulté le ).
  16. (lv) Laikraksts "Latvietis" Nr. 119, « Viestura ordeņa nodošana glabāšanā Valsts prezidents varoņu tuviniekiem nodot nopelnītos apbalvojumus. », sur laikraksts.com, (consulté le ).
  17. (lv) 100 Latvijas personību, « Juris Podnieks 1950-1992 », sur apinis.lv (consulté le ).
  18. (lv) Dita Rietuma, « Vai viegli būt jaunam? (1986) », sur kulturaskanons.lv (consulté le ).
  19. (en) « Est-il facile d'être jeune en URSS? (1986) - Release Info », sur IMDb (consulté le ).

Liens externes

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