Jumeaux Kray

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Ronnie Kray et Reggie Kray
Image illustrative de l’article Jumeaux Kray
Reginald Kray (deuxième en partant de la gauche), en 1968.
Information
Nom de naissance Ronald Kray et Reginald Kray
Naissance
Hoxton (Londres), Angleterre
Décès Ronnie:
(à 61 ans)
Wexham, Buckinghamshire, Angleterre
Reggie:
(à 66 ans)
Norwich, Norfolk, Angleterre
Cause du décès Crise cardiaque (Ronnie)
Cancer de la vessie (Reggie)
Surnom Les frères Kray
les jumeaux Kray
Ronnie & Reggie
Condamnation
Sentence Prison à vie
Pays Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni
Ville Londres
Arrestation

Les frères jumeaux Ronald « Ronnie » Kray () et Reginald « Reggie » Kray () sont des gangsters britanniques, originaires du quartier de Hoxton à Londres, et des personnages marquants du crime organisé dans l'East End de Londres dans les années 1950 et 1960.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ils naissent à un quart d’heure d’intervalle, dans Stean Street à Hoxton, un quartier malfamé, d'un père alcoolique, Charles, déserteur pendant la Première Guerre mondiale devenu receleur/chiffonnier, et d'une mère Violet. Leur frère aîné Charles, né sept ans plus tôt, deviendra un temps marin dans la Royal Navy avant de finir truand[1].

Les frères Kray se font d'abord une bonne réputation de boxeurs professionnels dans la catégorie des poids légers, passion transmise par leur grand-père, Jimmy « Cannonball » Lee, lui-même boxeur dans la même catégorie dans la période d'avant-guerre. Durant leurs courtes carrières chez les pros, c'est Reggie qui s'en tire le mieux, restant invaincu dans tous ses combats[1].

Une bagarre à la sortie du Barrie's Dance Hall sur Narrow Way dans le quartier d'Hackney leur vaut un premier séjour en maison de correction et met fin à leur carrière de boxeurs[1].

Avec leur gang, « The Firm », les jumeaux Kray ont commis des braquages à main armée, incendies, rackets, agressions, et les meurtres de Jack « The Hat » McVitie et George Cornell. Craints et respectés dans leur milieu, ils sont devenus si célèbres qu'ils ont eu droit à une interview télévisée.

En parallèle, ils étaient gérants de boîtes de nuit et ont ainsi fréquenté des célébrités, notamment Frank Sinatra. Ils finirent par être arrêtés en 1968 et condamnés à la prison à vie en 1969. Ronnie Kray succombe à une attaque cardiaque le dans l'asile où il était enfermé, ayant reçu un diagnostic de schizophrénie paranoïde. Quant à son frère Reginald, il fut libéré de prison en 2000 du fait de son état de santé, souffrant d'un cancer à un stade très avancé. Ne lui restant que peu de temps à vivre, il obtint des autorités supérieures la faveur de mourir entouré de ses proches. Reggie décéda deux mois plus tard.

En 1965, Reginald épouse Frances Shea (1943-1967)[2],[3], qui se suicide deux ans après leur mariage[4]. En 1997, il épouse en prison Roberta Jones.

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Au cinéma et à la télévision[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

  • La chanson Up the Bracket de The Libertines se réfère aux jumeaux Kray comme « deux hommes douteux sur Vallance Road ».
  • Charmless Man du groupe britannique Blur évoque Ronnie Kray auquel le protagoniste de la chanson aurait aimé être comparé, en vain.
  • Les jumeaux Kray sont mentionnés à deux reprises dans la chanson London Song de Ray Davies, des Kinks, ainsi que dans The Last of the famous international playboy de Morrissey (1992).
  • Le nom de Reggie Kray apparait à la fin de la chansons Colossus du groupe de punk rock IDLES.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Moréas (conseiller technique) et Bill Waddell (conseiller technique), Dossier meurtre. Enquête sur les grands crimes de notre temps, vol. 31 : Les parrains de la pègre londonienne. Les frères Kray : par la violence et la terreur, ils imposèrent leur loi au Milieu londonien, Paris, ALP, , 30 p.
  • John Pearson, Londres dans la nuit I et II, Paris, Gallimard Collection Série Noire, 1974, (ISBN 207048680X)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Jérome Pierrat, « La saga criminelle des frères Kray », sur gqmagazine.fr, (consulté le ).
  2. (en) « Frances Shea Kray » sur Find a Grave.
  3. Photo du mariage.
  4. (en) Simon Edge, « The nightmare life of Mrs Reggie Kray: Was Ronnie behind Frances Shea's death? », express.co.uk, 15 mai 2014.