Juliette de La Genière

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Juliette de La Genière, née Massenet, est une archéologue française, née le à Mulhouse (Haut-Rhin).

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études de lettres (licence en 1946) et en science politique (diplômée de Sciences Po en 1949)[1], elle obtient le diplôme de conservateur des musées nationaux à l'École du Louvre en 1954[2]. Elle devient chargée de recherche au CNRS, chargée de mission au Louvre et obtient son doctorat en archéologie classique (1968)[2].

De 1969 à 1996, elle est maître de conférences puis professeur à l'université de Lille où elle fonde le centre de recherche en archéologie[2] ; elle est professeur émérite de cette université en 1997. Elle est professeur associée à l'École normale supérieure de Pise de 1983 à 1985 et professeur invité à l'université de Trente (1988-1989)[2].

Spécialisée en archéologie hellénistique, elle dirige à ce titre, de 1988 à 1997, les fouilles du sanctuaire d'Apollon à Claros, en Ionie (actuelle Turquie), ainsi que celles du sanctuaire d'Héra à Paestum, en Campanie (Italie)[2]. Elle a par ailleurs mené de nombreuses recherches sur l'âge du fer en Italie du sud, en menant des fouilles sur les sites de Sala Consilina, Amendolara, Francavilla Marittima, dont elle a publié une partie des résultats dans le cadre de sa thèse et dans de nombreux articles grâce à l'École française de Rome et au Centre Jean Bérard[3].

Le , elle est élue à l'Académie des inscriptions et belles-lettres, succédant à Paul Ourliac, après avoir été durant sept ans correspondante de l'Académie[2].

Elle est membre de l'Istituto Nazionale di Studi Etruschi ed Italici (de) de Florence, du Centre Jean Bérard de Naples, de l'Institut archéologique autrichien, de l'Institut archéologique allemand, de l'Istituto siciliano per la Storia antica de Palerme, de l'Institut de la Grande Grèce, de la Commission du Corpus vasorum antiquorum et correspondante de l'Institut archéologique américain[2].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Elle épouse, en 1952, Renaud de La Genière (1925-1990), futur gouverneur de la Banque de France et président-directeur général de la Compagnie financière de Suez.

Décorations[modifier | modifier le code]

Voir la source[2]

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Recherches sur l'âge du fer en Italie méridionale, Sala consilina (thèse de doctorat en archéologie classique), Bibliothèque de l'Institut français de Naples, 2e série, coll. « Publication du Centre Jean Bérard », no 1, Naples, 1968, 2 volumes : XII + 373 p. et un volume de planches illustrées.
  • Cahiers de Claros I (avec la collaboration de M. Amandry, L. Delattre, J. Rougelet, et al.), Paris, éd. Recherche sur les civilisations, 1992 (ISBN 2-86538-226-5).
  • Cahiers de Claros II – les sanctuaires D'Apollon à Claros : l'aire des sacrifices (avec Vincent Jolivet ; contributions de E. Collas-Heddeland, Martine Dewailly, Philippe Gauthier, et al.), Paris, éd. Recherche sur les civilisations, 2003, 246 p. (ISBN 2-86538-286-9).
  • Kastraki : un sanctuaire en Laconie (avec la collaboration de Bianca Ferrara, Antonios Makariou, Marina Pierobon et al.), École française d'Athènes, coll. « Études péloponnésiennes », no 12, Athènes, 2005, III + 119 p. + 68 p. de planches illustrées et un dépliant (ISBN 2-86958-215-3).
  • Amendolara – La nécropole de Paladino ouest (avec une contribution de Fulvio De Salvia et une note de Stéphane Verger), Naples, Centre Jean Bérard, 2012.

Articles[modifier | modifier le code]

  • « Céramiques grecques de l'Université de Lille », dans Revue du Nord, tome 68, no 231, octobre-décembre 1976, p. 551-570, université Lille-III, Villeneuve-d'Ascq, 1976.
  • « Vases attiques à Agrigente au temps de Bacchylide et de Pindare », dans Comptes rendus des séances de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 139e année, no 4, 1995, p. 1005-1021.
  • « Sanctuaire d’Apollon à Claros (1995) », dans Comptes rendus des séances de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 140e année, no 1, 1996, p. 261-272.
  • Avec : Giovanna Greco Maiuri, Roberta Donnarumna, Dinu Theodorescu, « L’Héraion du Sele, nouvelles découvertes », dans Comptes rendus des séances de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 143e année, no 2, 1999, p. 501-508.
  • « Du gymnase à Marathon : réflexions sur quelques œuvres d’art grecques] », dans Comptes rendus des séances de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 147e année, no 4, 2003, p. 1587-1597 [lire en ligne].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Annick Coudart, « Archaeology of French Women and French Women in Archaeology », dans Margarita Díaz-Andreu, Marie Louise Stig Sørensen, Excavating Women. A history of women in European archaeology, Londres, Routledge, 1998, 320 p. (ISBN 978-0415157605) [aperçu en ligne].

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]