Julien Mamet

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Julien Mamet
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World distance record for an airplane with passengers (d) (depuis le )Voir et modifier les données sur Wikidata

Julien Mamet, né le à Bourges et mort le [1], fut un mécanicien, puis aviateur français. Au service de Louis Blériot, il contribua à l'exploit de la première traversée de la Manche en avion en . Il accompagna Louis Blériot à l'étranger et fut le premier aviateur à voler en Espagne et au Portugal.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né Julien François Morin, du nom de sa mère, Julien prend le nom de Mamet au mariage de son père Mathieu Mamet avec celle-ci, le [2]. Mathieu Mamet est serrurier.

Julien Mamet est mécanicien de Louis Blériot[3], avec Ferdinand Collin.

Breveté pilote le [4], il réalise les premiers vols en Espagne : Barcelone, Madrid (en présence du roi), Majorque[5] et Valence. Il vole ensuite au Portugal. En août 1910, il participe au meeting aérien de la baie de Seine à l’aérodrome du Hoc: le 25 de ce mois, il remporte le prix de la plus grande distance en un vol (168 kilomètres) et celui de la totalisation des distances (242 kilomètres)[6]. Participant au circuit de l'Est, il n'en fait régulièrement que la 1re étape et, hors délai, la 4e, ce qui le fait néanmoins terminer 4e au classement général[7].

Empêché de rejoindre le terrain d'Issy-les-Moulineaux pour prendre le départ de la course Paris-Madrid par la catastrophe du , il tente de le faire le lendemain mais se perd dans le brouillard du côté d'Antony[8].

Il contribue à l'essor des écoles d'aviation pendant la Première Guerre mondiale. En 1926, il est à la tête de l'« escadrille Mamet »[9], qui anime de nombreux meetings aériens[10], et à laquelle appartiennent, entre autres, Adrienne Bolland et son futur mari Ernest Vinchon[11].

Julien Mamet, qui avait ouvert après la guerre le « looping bar », rue de Port-Mahon à Paris[12], était aussi l'auteur de plusieurs brevets d'invention, dont celle d'un célèbre amortisseur[13]. Décédé le [1], il est inhumé au cimetière communal de Pantin[14].

Hommages[modifier | modifier le code]

Un rond-point de Bourges, sa ville natale, porte son nom[15], de même qu'une rue de Buc.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Ou le 3, selon « Aujourd'hui : Mamet », L'Aérophile,‎ , p. 104 (lire en ligne).
  2. Selon mention marginale de l'acte de naissance no 832 du , archives départementales du Cher.
  3. Roland Narboux, « Biographie de Julien Mamet aviateur », sur www.encyclopedie-bourges.com (Bourges encyclopédie) (consulté le )
  4. Dominique Ottello, « Les cent premiers brevets - Julien Mamet - Brevet n° 18 », sur www.aviatechno.net (consulté le )
  5. (es) Laura Jurado, « Julien Mamet à Mayorque (El hombre-pájaro pionero de los cielos mallorquines) », (consulté le )
  6. Le 25 août 1910 dans le ciel : Mamet en pleine réussite au Havre
  7. « Les triomphes de l'aviation, le circuit de l'est en aéroplane : classement général », L'Aérophile,‎ , p. 392 (lire en ligne)
  8. « La course Paris-Madrid : deux nouveaux départs », Le Gaulois, no 12274,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  9. « Les meetings : Mamet-Finat », L'Aérophile,‎ , p. 172 (lire en ligne)
  10. « Coups d'ailes.... », Les Ailes, no 275,‎ , p. 6 (lire en ligne)
  11. « Aéro-clubs de province : meeting de Caen », Revue aéronautique de France, no 3,‎ , p. 43 (lire en ligne)
  12. Les Vieilles tiges : annuaire 1929, S générale française de publicité et d'édition (lire en ligne), p. 117
  13. « Automobile : l'amortisseur Mamet », L'Aéro, no 986,‎ , p. 3 (lire en ligne)
  14. « Ville de Pantin : figures locales » (consulté le )
  15. Benoît Morin, « Le premier conseil municipal de l'année donnera ce soir le coup d'envoi à l'éco-quartier », sur www.leberry.fr (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]