Julien Le Roy

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Julien Le Roy
Julien Le Roy (1686-1759).jpg

Portrait gravé de Julien Le Roy par Pierre-Étienne Moitte d’après Jean-Baptiste Perronneau.

Biographie
Naissance
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Activité
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Julien Le Roy, né le 6 aout 1686 à Tours, mort le 20 septembre 1759 à Paris, est un scientifique français, horloger du roi Louis XV.

Biographie[modifier | modifier le code]

Admis, en 1713, dans la corporation des horlogers de Paris, Le Roy réussit à enlever aux Anglais leur supériorité en horlogerie, et Voltaire put dire à l’un des fils de Le Roy, peu après la bataille de Fontenoy : « Le maréchal de Saxe et votre père ont battu les Anglais. »

Spécialiste des montres à répétition, Le Roy perfectionna le compensateur des pendules et inventa les horloges publiques dites « horizontales ». On lui doit aussi le cadran universel à boussole et à pinnules, le cadran horizontal universel, propre à tracer des méridiennes, etc. Il est nommé « horloger du roi » en 1739.

Il eut quatre fils qui se firent également un nom dans les arts :

  • Pierre Le Roy, horloger, né à Paris en 1717, mort à Viry-Châtillon, en 1785. Il découvrit l’isochronisme du ressort spiral et parvint à construire des instruments de la plus grande régularité ;
  • Jean-Baptiste Le Roy, physicien, né et mort à Paris (1720-1789). Nommé, en 1751, géomètre adjoint de l’Académie des sciences, il fut pensionnaire en 1770 ; il inventa la première machine électrique positive et négative qui ait été employée ;
  • Charles Le Roy, (1726-1779), médecin, étudia, puis professa la médecine à l’université de Montpellier avec une grande distinction ;
  • Julien-David Le Roy, architecte, né et mort à Paris (1724 ou 1728-1803). Grand prix d’architecture, il visita l’Italie et la Grèce, retourna en France en 1758, et fut nommé professeur à l’Académie d'architecture. On a de lui : Ruines des plus beaux monuments de la Grèce (1758) ; Histoire de la disposition et des formes que les chrétiens ont données à leurs temples (1764) ; la Marine des anciens peuples expliquées, etc. (1777).

Sources[modifier | modifier le code]

  • Pierre Larousse, Grand Dictionnaire universel du XIXe siècle, t. 10, Paris, Administration du grand Dictionnaire universel, p. 399.
  • (en) Gillian Wilson, David Harris Cohen, Jean Nérée Ronfort, Jean-Dominique Augarde, Peter Friess, European Clocks in the J. Paul Getty Museum, Los Angeles, Getty Publications, 2013, 256 p., p. 185 lire en ligne.

Liens externes[modifier | modifier le code]