Julien Lahaut

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Julien Lahaut
Image illustrative de l'article Julien Lahaut
Fonctions
Parlementaire belge
Chambre des représentants
député
Biographie
Date de naissance
Date de décès (à 65 ans)
Nature du décès Assassiné par arme à feu
Nationalité Belge
Parti politique Parti ouvrier belge

Parti communiste de Belgique

Résidence Seraing

Julien Lahaut (né à Seraing le - assassiné à Seraing le ) est un homme politique communiste, syndicaliste belge, militant wallon et antifasciste.

Enfance et jeunesse[modifier | modifier le code]

Julien Lahaut nait le 6 septembre 1884 à Seraing dans une famille ouvrière et arrête ses études assez tôt. Dès ses 14 ans, il commence à travailler en tant que chaudronnier, comme son père. Il entre ensuite chez Cockerill, où il travaille comme tourneur de métaux[1]. A l’âge de 18 ans, il s’engage dans des mouvements syndicaux et participe à sa première grève, luttant pour le suffrage universel, ce qui lui vaudra d’être renvoyé de l’usine. En 1905, il fonde le syndicat métallurgiste « Relève-toi » avec Joseph Bondas et d’autres compagnons au Val Saint-Lambert[2]. Ce syndicat prendra une grande ampleur et après s’être étendu sur plusieurs usines, il deviendra la « Centrale des métallurgistes ». Julien Lahaut est choisi en 1908 par les ouvriers pour occuper le poste de secrétaire permanent. Mais il est envoyé en prison en 1913 pour avoir lutté pour le droit au suffrage universel[3]. Egalement en 1913, il épouse une jeune ouvrière de 21 ans, Gérardine Noël, avec qui il resta toute sa vie[4].

Première guerre mondiale, le front de l'Est[modifier | modifier le code]

Première guerre mondiale sur le front russe[modifier | modifier le code]

Lorsqu’éclate la Première Guerre mondiale, alors que le tirage lui a évité l’obligation du service militaire et allant à l’encontre du mouvement syndicaliste auquel il appartient, il se porte volontaire pour combattre. Après être passé par les Pays-Bas, l’Angleterre et la France, en 1915, il accompagne le Corps d’élite des auto-canons-mitrailleuses qui était destiné à renforcer les combattants belges sur le front de l’Yser mais qui est finalement envoyé sur le front russe pour aider l’armée russe[5]. En 1917, lorsque les troupes belges et russes sont en difficulté, ils sont mis au courant de la révolution de Février et du renversement du régime tsariste puis de la victoire des bolcheviks en octobre. Le gouvernement de Lénine et Trotsky met fin à la guerre en Russie et le corps des auto-canons-mitrailleuses prend la direction de Kiev où des nationalistes ukrainiens chassent les soviets avant que l’armée rouge ne massacre les nationalistes ukrainiens pour enfin voir les austro-allemands prendre le pouvoir de la capitale ukrainienne.

Retour en Belgique[modifier | modifier le code]

Les belges rentrent alors chez eux  mais, ne pouvant pas passer par l’Europe bloquée par les allemands, ils passent par Moscou, la Sibérie, les Etats-Unis et traversent l’océan Atlantique. En 1918, Julien Lahaut revient alors à Seraing bien décoré : 1er maréchal des logis-chef, Croix de St-Georges 4ème classe, Croix de guerre avec Palmes, Médaille de la victoire et Médaille commémorative de la guerre 14-18[6]. Après la guerre, il reprend son travail de secrétaire permanent des métallurgistes et s’affilie au POB.

Idéologie communiste[modifier | modifier le code]

Pendant le retour en Belgique, en Sibérie, les soldats belges fraternisent beaucoup avec les bolcheviks. Ils discutent notamment de l’idéologie communiste que partagent les bolcheviks mais, des combattants du corps des auto-canons-mitrailleuses, seul Julien Lahaut était convaincu que les communistes avaient raison, et il en resta convaincu après être rentré en Belgique[7].

Homme politique, communisme, syndicalisme, grèves[modifier | modifier le code]

Les chevaliers du travail[modifier | modifier le code]

En 1921, il organise la grève d’Ougrée-Marihaye, qui dure 9 mois et qui concerne près de 9000 ouvriers. Il se fait alors exclure du POB et de sa propre centrale syndicale, la Centrale des métallurgistes, en raison de ses nombreux conflits avec les dirigeants métallurgistes et de son indiscipline durant la grève, conséquence de sa position favorable au bolchevisme[8]. Il crée alors un autre syndicat, les Chevaliers du Travail, qui sera le point de lancement de la Centrale révolutionnaire des mineurs.

Parti communiste[modifier | modifier le code]

Deux ans plus tard, en 1923, il s’affilie au PCB en réaction à l’affaire du « Grand complot » durant laquelle il sera brièvement arrêté alors qu’il ne faisait pas encore partie du parti. Son affiliation au parti sera une conséquence directe de cette affaire. Il fut l’un des grands acteurs permettant l’implantation du communisme dans la région de Liège et ce malgré la répression parlementaire. Aux élections provinciales de 1925 et communale de 1926, sa liste électorale obtiendra plus de 2/3 des voix communiste de la circonscription. Absorbé par son poste au syndicat des Chevaliers du Travail, son implication dans le Bureau politique du PCB était marginale ce qui lui fut reproché lors de la crise interne que connu le parti en 1929-1930[1]. Par la suite, il organisera de nombreuses grèves, notamment la grève des mineurs de 1932 où il sera arrêté et mit en prison mais rapidement relâché grâce à son élection au Parlement. Il était aussi un antifasciste affirmé qui s’opposa dès 1924 à la montée des mouvements nationalistes partout en Europe. A partir de 1930, Joseph Jacquemotte et Julien Lahaut formaient un tandem au sein du PCB jusqu’à ce que ce dernier accède au secrétariat du PCB en 1935. Après la mort de Jacquemotte, il apparut au congrès du parti de 1936 comme leader du parti mais fut critiqué pour ses qualités de politicien limitées, en dehors de ses qualités d’orateur. La même année, il se lance dans la lutte pour l’Espagne républicaine[1]. En même temps que son poste de député et de secrétaire général du parti, il gère aussi 'La voix du peuple', un quotidien syndicaliste.

Espagne républicaine[modifier | modifier le code]

En 1936, il lutte pour l’Espagne républicaine dans une campagne où il va fournir des aides matérielles, des soutiens politiques, des aides militaires, etc. Il accompagne également un convoi de vivres en direction de Valence et Madrid et il était tellement impliqué dans cette lutte qu’il hébergea des enfants républicains[1].

Seconde guerre mondiale, la résistance et la détention[modifier | modifier le code]

Résistance[modifier | modifier le code]

Lorsque débuta la Seconde Guerre mondiale et que l’occupation allemande commença en Belgique, en 1940, il entre dans la résistance[1]. Trop connu comme étant une personnalité politique du Parti Communiste, il ne put figurer dans l’appareil clandestin mis en place mais il collabora avec ce dernier. Une loi sur la défense des institutions nationale fut adoptée et l’existence même du PCB fut menacée, la position de Lahaut est alors compliquée. Il évite de peu une arrestation mais il continue son combat en aidant des réfugiés dans le sud de la France. Le 5 janvier 1941, il s’oppose à Léon Degrelle en conspuant les valeurs du rexisme lors d’une concentration rexiste encourageant le nazisme organisé par ce dernier[3].

Grève des 100.000[modifier | modifier le code]

Le 10 mai 1941, il organise la « grève des 100.000 métallurgistes » à Cockerill[1]. Cette grève ralentissant fortement la construction d’armes des nazis fit réagir Hitler lui-même qui somma de la faire cesser. Finalement, cette grève s’avéra victorieuse puisque les allemands finissent par accepter les revendications des grévistes mais entraîna l’arrestation de nombreux grévistes.

Arrestation[modifier | modifier le code]

Fin du pacte germano-soviétique[modifier | modifier le code]

Le 22 juin 1941, c’est la fin du pacte germano-soviétique, la guerre est déclarée entre l’Allemagne et l’URSS, et donc contre le communisme. Julien Lahaut étant un communiste réputé se fait arrêter le jour même à son domicile et est emmené à la citadelle de Huy. En effet, la Gestapo disposait du "fichier belge"[9].

Citadelle de Huy[modifier | modifier le code]

Julien Lahaut est prisonnier à la citadelle de Huy et s’y fait torturer. Il tente de s’échapper à 4 reprises mais à la quatrième reprise, alors que Jean Terfve réussit à s’enfuir, Lahaut touche les fils électriques qui entouraient la citadelle, fait une chute de 8 mètres et s’évanouit. Il est alors mis au cachot et est très faible, ayant été roué de coups par les nazis. Il est ensuite déporté à Neuengamme[1].

Neuengamme[modifier | modifier le code]

À Neuengamme, il se fait remarquer par ses codétenus comme étant « l’homme qui portait le soleil dans sa poche et en donnait un morceau à chacun ». Solidaire et dévoué, il organise les communistes. Il tombe souvent malade tout en évitant l’infirmerie (qui signifiait, dans les camps de concentration, la mise à mort)[10]. En 1942, il organise des sabotages dans les usines de guerre, mais il se fait prendre et le 13 juillet 1944, il est condamné à mort.

Mauthausen[modifier | modifier le code]

Il est alors déporté au camp de Mauthausen. Il évite de peu la mort par maladie, soigné par un médecin tchèque. Il évite encore la mort en survivant jusqu’à la libération de Mauthausen[1].

Libération[modifier | modifier le code]

Le 25 avril 1945, le camp de Mauthausen est libéré par l’armée américaine, Julien Lahaut revient alors en Belgique[1].

Retour de détention, fin de la guerre[modifier | modifier le code]

Retour en Belgique[modifier | modifier le code]

En Belgique, et surtout à Seraing, il revient en héros, mais il est fatigué et ne peut plus occuper la place qu’il avait laissé en 1941 dans un PCB qui a été changé par la guerre. Mais il était trop important, trop signifiant pour qu’on le laisse de côté, son expérience était un atout pour le parti. C’est pourquoi, il est nommé président du parti communiste le 11 août 1945, mais une présidence plus passive, une présidence d’honneur, un « drapeau »[1].

La question royale et serment[modifier | modifier le code]

Question royale[modifier | modifier le code]

À la fin de la guerre, la question royale divise la Belgique entre les royalistes et les non-royalistes. Le retour du Roi Léopold III est contesté par une grande majorité wallonne et notamment par les communistes (qui sont, évidemment, anti-monarchiques). Après des manifestations sanglantes (3 morts) en Wallonie et une menace de marche sur Bruxelles, Léopold III abdique, et c’est son fils, Baudouin qui doit alors prêter serment, ce qui n’arrange pas les communistes qui rêvent d’une république belge[3].

Scandale du serment royal[modifier | modifier le code]

Après un gros revers du PCB aux législatives, lors du serment de Baudouin, on entend crier dans le silence de la cérémonie « Vive la république ! », ces cris viennent manifestement de membres du parti communiste et plus précisément de Julien Lahaut[5].

Mort et enquêtes[modifier | modifier le code]

Assassinat de Julien Lahaut[modifier | modifier le code]

Le soir du 18 août 1950, à peine quelques jours après le serment royal, Julien Lahaut est assassiné au seuil de sa porte par deux inconnus[11].

Ce soir là, Julien Lahaut était revenu assez tard de Bruxelles. Il venait de finir son repas et était encore à table lorsque quelqu’un sonna. Comme d’habitude sa femme alla ouvrir. Deux hommes, un grand et un petit, restés dehors, demandèrent à parler au camarade Lahaut. A qui ai-je l’honneur ? demanda Géraldine. «A Hendrickx», répondit le plus grand. Julien Lahaut se leva et se dirigea vers l’entrée. Avant même qu’il n’arrive à la porte, vraisemblablement le plus grand des deux, pointa sur lui une lourde arme américaine, un colt 45 et tira. Lahaut fut d’abord touché à deux reprises à l’oreille droite, le troisième coup qui l’atteignit à l’abdomen lui fut fatal. Alors que Lahaut s’effondrait, un quatrième coup partit. Les meurtriers se ruèrent vers leur voiture et tirèrent encore une cinquième fois. La voiture démarra en trombe dans la direction de Plainevaux.[12]

Cet assassinat suscitera de nombreuses réactions, y compris celle du secrétaire général du PCB Edgar Lalmand qui explique: “Nous ne comptons pas sur le gouvernement pour régler ces choses-là. Nous ne comptons que sur nous-mêmes.” Une grève générale est alors organisée par la FGTB. et l’inhumation de Lahaut rassemble quelques centaines de milliers de personnes à Seraing (entre 100.000 et 300.000)[13].

Tombe de Julien Lahaut

Enquêtes sur la mort de Julien Lahaut[modifier | modifier le code]

L’enquête sur l’assassinat de Lahaut s’est poursuivie jusqu’au 4 décembre 1972, date à laquelle le non-lieu fut prononcé par la chambre du conseil de Liège[14]. On a longtemps cru que Julien Lahaut s’est fait assassiner à cause du scandale qu'il a provoqué durant le serment royal, que dans la crise politique que vivait la Belgique, il s’était fait assassiner parce qu’il était antiroyaliste. Or, une récente enquête a démontré que Julien Lahaut se serait fait abattre à cause de son idéologie communiste et non à cause de ses idées antiroyalistes. Son assassinat serait donc un acte anticommuniste comme ce fût également le cas de l’assassinat du secrétaire général du parti communiste japonais et des attentats ratés contre Palmiro Togliatti (Italie) et Jacques Duclos (France). De plus, la situation politique belge de l’époque appelait au “réarmement moral”, appelant ainsi à la lutte contre la “subversion” et donc le communisme[13]. Dès le début de la guerre froide, les communistes belges sont exclus de toute participation positive en politique par le Gouvernement de l’époque[15].

Pour les auteurs du livre La Guerre froide en Belgique, le meurtre de Julien Lahaut « avait une signification politique tant nationale qu'internationale. Le président du PCB personnifiait la tradition de lutte ouvrière dans ce qu'elle a de plus dur et de plus révolutionnaire. […] Les années de lutte, de prison et de torture, subies pendant la guerre de 14-18 et pendant sa déportation dans les camps nazis au cours de la Deuxième Guerre mondiale n'avaient entamé ni sa force physique ni son moral. Pour lui, la vie n'avait de signification que dans la lutte : que ce soit dans les prisons ou dans les camps hitlériens, sur les tribunes politiques ou sur les barricades, dans les manifestations de masse ou dans l'enceinte parlementaire"[16]. »

D’après les conclusions d’une récente enquête parlementaire, même s’il n’existe pas de preuves matérielles permettant d’identifier sans contestation les responsables de l’assassinat, il semble très probable que l’assassinat aurait été orchestré par le réseau anticommuniste d’André Moyen, financé par les grandes entreprises belges, et que François Goossens en fut l'élément clé. Ce même André Moyen aurait, toujours selon l’enquête, usé de ses relations politiques pour empêcher les divers juges d’instructions de mener à bien leur enquête et de remonter jusqu’à lui. Même si la thèse antiroyaliste reste possible, il n’a été retrouvé aucun document permettant de prouver une quelconque participation royale à cet assassinat[13].

Hommage[modifier | modifier le code]

Il est le héros d'une pièce de Jean Louvet intitulée L'homme qui avait le soleil dans sa poche (1982), allusion au surnom que ses compagnons de captivité dans les camps nazis lui avaient donné.

D'autre part, le Parti communiste rend un hommage à son ancien député et président, chaque année au mois d'août, lors de la commémoration Julien Lahaut au cimetière des Biens Communaux. Lors de cette commémoration, des personnalités belges ou étrangères y sont présentes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j « Biographie nationnale tôme XI », sur http://www.academieroyale.be, (consulté le 2 décembre 2017)
  2. Paul Delforge, Encyclopédie du Mouvement Wallon, tôme II, Charleroi, Institut Jules Destrée,
  3. a, b et c Jules Pirlot, Julien Lahaut vivant, Mons, Edition du cerisier, , p.31-35
  4. Jules Pirlot, Julien Lahaut (1884 – 1950), Bruxelles, CArCoB, , 6 p. (lire en ligne)
  5. a et b Jules Pirlot, Julien Lahaut vivant, Cuesmes, éditions du Cerisier, , p.191
  6. Jules Pirot, Julien Lahaut vivant, Cuesmes, éditions du Cerisier,
  7. Jules Pirlot, Julien Lahaut vivant, Cuesmes, éditions du Cerisier,
  8. Paul Delforge, Philippe Destatte, Micheline Libon, Encyclopédie du Mouvement wallon, Belgique, Institut Jules Destrée,
  9. Rudi Van Doorslaer, Assistant au Centre de recherches et d'études historiques de la Seconde Guerre mondiale, et Étienne Verhoeyen, L'Allemagne nazie, la police belge et l'anticommunisme en Belgique (1936-1944) - Un aspect des relations belgo-allemandes.
  10. « Biographie nationale », sur academieroyale.be, (consulté le 2 décembre 2017)
  11. Rudy Van Doorslaer, Etienne Verhoeyen, L’assassinat de Julien Lahaut. Une histoire de l’anticommunisme en Belgique, Anvers, Edition EPO,
  12. visant à créer une commission d’enquête parlementaire chargée d’établir les responsabilités et de faire toute la lumière sur l’assassinat de Julien Lahaut, député et Président du Parti communiste de Belgique, le 18 août 1950 à Seraing par des inconnus, Chambre des représentants de Belgique
  13. a, b et c E. Gerard, W. De Ridder, F. Muller, Qui a tué Julien Lahaut? Les ombres de la guerre froide en Belgique, Waterloo, Renaissance du livre,
  14. R. Van Doorslaer et E. Verhoeyen, L’assassinat de Julien Lahaut. Une histoire de l’anticommunisme en Belgique, Anvers, Editions EPO,
  15. Emmanuel Gerard, Widukind De Ridder, Françoise Muller, Qui a tué Julien Lahaut? Les ombres de la guerre froide en Belgique, Waterloo, Renaissance du livre,
  16. « Qui a assassiné l'antifasciste Julien Lahaut ? » par ResistanceS, l'observatoire de l'extrême droite.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hans Depraetere et Jenny Dierickx, "La Guerre froide en Belgique", éditions EPO-Dossier, Anvers, 1986
  • Jules Pirlot, "Julien Lahaut vivant", 191 p., éditions du Cerisier, Cuesmes, 2010
  • Maxime Steinberg, "Julien Lahaut, 1884 - 1950", 12p., FJJ, 2000
  • Roland Baumann, "L’assassinat de Julien Lahaut – Les dessous d’une enquête judiciaire", La Revue Nouvelle Blog e-Mois 17 Juillet 2015 http://www.revuenouvelle.be/L-assassinat-de-Julien-Lahaut-Les-dessous-d-une
  • Emmanuel Gérard (éd.), Françoise Muller et Widukind De Ridder, "Qui a tué Lahaut ? Les dessous de la guerre froide en Belgique", La Renaissance du Livre, 2015.
  • Rudy Van Doorslaer, Etienne Verhoeyen, "L’assassinat de Julien Lahaut. Une histoire de l’anticommunisme en Belgique", Anvers, Edition EPO, 1987
  • Jules Pirlot, "Julien Lahaut vivant", Mons, Edition du cerisier, 2010, p. 31-35
  • E. Gerard, W. De Ridder, F. Muller, “Qui a tué Julien Lahaut? Les ombres de la guerre froide en Belgique”, Renaissance du livre, Waterloo, 2015
  • Paul Delforge, Philippe Destatte, Micheline Libon, "Encyclopédie du Mouvement wallon", Institut Jules Destrée, 2000
  • Proposition visant à créer une commission d’enquête parlementaire chargée d’établir les responsabilités et de faire toute la lumière sur l’assassinat de Julien Lahaut, député et Président du Parti communiste de Belgique, le 18 août 1950 à Seraing par des inconnus, Chambre des représentants de Belgique, 19 mars 2002