Julien Daoust

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Julien Daoust
Biographie
Naissance
Décès
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MontréalVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Julien Daoust, né le 19 juillet 1866 et mort à Montréal le 8 décembre 1943 à l'âge de 77 ans, est un comédien, metteur en scène, dramaturge et directeur de troupe de théâtre québécois.

Biographie[modifier | modifier le code]

Julien Daoust est le fondateur du Théâtre National de Montréal en 1900 et le premier créateur d'un théâtre permanent au Québec. Le Théâtre National est le premier théâtre professionnel francophone du Canada. Ses ambitions ont été celles d'un visionnaire, mais il arrivait trop tôt et son théâtre a rapidement connu de graves problèmes financiers.

Plusieurs des pièces de théâtres qu'il a écrites ont connu un grand succès, tels La Passion, drame biblique en 5 actes et 7 tableaux, en collaboration avec Germain Beaulieu, jouée du 10 au 30 mars 1902 et qui attire près de 40 000 spectateurs[1]. Il est aussi connu pour Le Chemin des larmes ou la Conscience d'un prêtre. Sa pièce la plus célèbre est Le Triomphe de la croix, créée en mars 1903 et publiée en 1928, qui sera jouée durant les semaines précédant Pâques chaque année jusqu’à la Seconde Guerre mondiale[2].

Avant même Gratien Gélinas, Julien Daoust est le seul dramaturge canadien-français à avoir été aussi souvent joué et avoir connu autant de succès.

Julien Daoust a été excommunié par l'église catholique à la fin des années 1920, pour son concubinage avec la comédienne Ella Duval alors qu'il était encore marié avec une autre comédienne, très populaire à l'époque, Bella Ouellette. Ella Duval et Julien Daoust ont eu sept enfants ensemble[3].

Le fonds d'archives de Julien Daoust est conservé au centre d'archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec[4].

Œuvres[modifier | modifier le code]

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Honneurs[modifier | modifier le code]

Le 27 mars 1969, le ministre des affaires culturelles du Québec dévoilait une plaque commémorative à Montréal en hommage à Julien Daoust, dans l'entrée de ce qui avait été le Théâtre National, fondé par Daoust en 1900. Ce geste, coïncidant avec la remise, par la famille, des manuscrits et archives Daoust à la Bibliothèque nationale du Québec.

Sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Un Montréalais d'expression française sur quatre assista ainsi à la représentation de La Passion de Germain Beaulieu jouée par Julien Daoust au Monument National du 10 au 31 mars 1902 », Jean-Marc Larrue, « Les véritables débuts de la revue québécoise : anatomie d’un triomphe », L’Annuaire théâtral : revue québécoise d’études théâtrales, no 3 (1987), p. 39.
  2. La Vie littéraire au Québec, 1895-1918, Sous la direction de Denis Saint-Jacques et Maurice Lemire, Presses de l'Université Laval, 1905, p. 146.
  3. Nos origines
  4. Fonds Julien Daoust (MSS103) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).