Julien Chirol

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Julien Chirol
Julien Chirol -1.jpg

Photo Youri Lenquette

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Julien Chirol, né en 1973 à Paris, est un tromboniste, multi-instrumentiste, compositeur, ingénieur du son et producteur de musique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Tromboniste, arrangeur, compositeur, réalisateur et producteur, Julien Chirol multiplie les casquettes, aussi bien dans le jazz, que dans la musique latine et la pop. Il a commencé sa carrière avec Sergent Garcia, fait partie des membres fondateurs du Sacre du Tympan et a partagé dernièrement la scène avec Jean-Louis Aubert (de 2011 à 2014), Yuri Buenaventura (2013 à 2016), Saul Williams (2012)[1], Micky Green (2010), Bénabar (2009)[2] ou encore Feist (2005 à 2007)[3]. S’ajoute à ses maintes activités de musicien, une volonté de ne pas subir la crise qui fait rage au sein de l’industrie musicale. En 2005, Julien Chirol a donc fondé, aux côtés d’Issam Krimi et de Pierre Luzy, Music Unit[4], une structure où les artistes sont aux commandes pour développer leurs projets[5].

Julien Chirol ne débute pourtant le trombone qu’à l’âge de 18 ans. Il sort de plusieurs années d’études musicales classiques passées dans les conservatoires de la région parisienne et, même s’il ne délaisse pas les premiers instruments sur lesquels il s’est formé (le piano, le saxophone et le hautbois), choisit de se tourner vers celui qui lui permet d’embrasser les différents styles musicaux qu’il affectionne, que ce soit le jazz, le classique ou la musique latine. Déterminé, le jeune homme prend une décision irrévocable : il jouera du trombone. Trois ans plus tard, il vit de son instrument. Il travaille dans des orchestres classiques associatifs parisiens et dans divers ensembles de cuivres, il explore les big bands de jazz et la musique latine avec, entre autres, Mambo Mania, où il croise un sideman du nom de Yuri Buenaventura qu'il retrouvera sur scène bien des années plus tard sur ses tournée de 2013 jusqu'à 2017.

En 1997, Julien Chirol entre au Conservatoire national supérieur de musique (CNSM) de Paris section jazz et musiques improvisées, dans la classe de François Jeanneau. C’est là qu’il rencontre toute l’équipe du futur Sacre du Tympan et de nombreux artistes qui feront partie de ses aventures musicales (Qui Sème le Vent, Tarakan Quintet, Spice’Bones, l’Ensemble Nord-Sud, Music Unit). Il y côtoie aussi des personnalités qui l’inspirent : George Russell, Shlomo Mintz, Django Bates ou encore Glenn Ferris. Durant sa seconde année au CNSM, il intègre un jeune groupe : Sergent Garcia. Dès 1999, cette formation connaît un succès explosif et les dates s’enchaînent. Peu de temps après, il s'associe avec Pierre-Luc Jamain, le clavier du groupe, avec qui il compose de nombreuses musiques pour le cinéma, la télévision et la publicité. Il rencontre également le réalisateur des premier et second albums de Sergent Garcia : Renaud Létang, un producteur et mixeur pour qui il a une grande admiration et qui lui permet d’obtenir ses galons d’arrangeur (Jane Birkin, Jean-Louis Aubert, Feist, Micky Green, Saul Williams, Angélique Kidjo, Henri Salvador, Adamo, etc.).

Au cours de ses six années de collaboration avec Sergent Garcia, Julien Chirol fait le tour du monde, quadrille la France, l’Espagne et les festivals internationaux. Il part à la Réunion en 2000 et réalise l'album d’un spectacle musical du théâtre Vollard, une compagnie basée à Saint-Denis. « Séga tremblad » remporte un succès impressionnant, au point qu’un des titres, « Kafrine », devient un standard du nouveau séga (musique réunionnaise)[6]. Il participe aux tournées et rend hommage au Sakifo, en 2009, au regretté Arnaud Dormeuil, en compagnie de grands noms de la musique réunionnaise, comme Danyèl Waro et René Lacaille. Dans un tout autre registre, il contribue, en tant que soliste, à la création de l'opéra « Perelà, Uomo di fumo » de Pascal Dusapin, qui a lieu en 2003 à l’Opéra de Paris.

Il multiplie également les collaborations sur la scène jazz, que ce soit en tant qu’invité de Michel Portal et de Manu Dibango ou sur les albums de Patrick Artero (« Artero Brel ») et de Vincent Artaud (« La Tour invisible »). Son travail en studio (Juno Awards 2005 / Alternative Album of the Year) et sur scène avec Feist (2005-2007) marque un tournant dans sa carrière en lui permettant de s’ouvrir à la pop et à la folk. Durant cette période, il noue de nouvelles relations avec Jesse Harris, le songwriter de Norah Jones, Gonzalez, Mocky et Broken Social Scene et participe à l'enregistrement de l'album "Le Fil" de la chanteuse Camille qui obtient le Prix Constantin en 2005 et la Victoire de la musique de l'album révélation de l'année 2006.

Depuis 10 ans, ce musicien a également développé un lien privilégié avec Cuba, où il se rend régulièrement. Son attachement à l’île est né avec ses deux filles franco-cubaines. En 2006, il fonde l’Ensemble Nord-Sud[7], qu’il dirige et pour lequel il compose « Anya, l’esprit des tambours sacrés », une pièce où se rencontrent les musiques afro-cubaine et occidentale. Membre actif du Sacre du Tympan (1er prix du concours de jazz de La Défense en 2001 et révélation jazz aux Victoires de la Musique en 2006) depuis ses débuts, Julien Chirol en est aujourd’hui également le producteur et l’éditeur par l’intermédiaire de Music Unit, une structure novatrice, fondée en 2005 aux côtés de Pierre Luzy et d’Issam Krimi. Leur objectif : faire de la musique et la développer de manière plus humaine, en offrant une grande liberté à l'artiste et à sa création. Ces trois musiciens se sont associés pour mener à bien leurs projets et ceux qu’ils choisissent de produire, sur le même modèle que le « United Artists » du cinéma indépendant américain, fondé, entre autres, par Charlie Chaplin. Music Unit regroupe donc des artistes et les sociétés qu'ils dirigent. Dans cette aventure, il s’investit particulièrement autour du groupe Cumbia Ya !, dont il a été l’un des musiciens et le coréalisateur de l’album « No me busques ! », ainsi qu’avec les artistes Niuver[8], Lou Marco et Djazia Satour dont il est producteur, arrangeur et directeur artistique.

Pour autant, il n’en délaisse pas le live et part, en 2011 et 2012, en tournées internationales aux côtés de Saul Williams puis de Jean-Louis Aubert avec qui il obtient la Victoire de la Musique 2012[9] pour le spectacle Roc' éclair. C'est en juin 2012 qu'il réalise l'enregistrement du titre inédit "20 ans" écrit et interprété par Jean-Louis Aubert.

Son choix de se vouer au trombone l’a donc consacré. À son tour, Julien Chirol enseigne cet instrument depuis maintenant 12 ans et fait partie de l’équipe du conservatoire du 20e arrondissement de Paris depuis 2006.

En 2017, Il est nommé Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres par Audrey Azoulay, Ministre de la Culture et de la Communication.

Discographie et musiques de films[modifier | modifier le code]


Projets actuels[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.dispatchbox.net/index.php/2010/09/10/saul-williams-et-gil-scott-heron-paris
  2. http://benabar-online.fr/benabar/team.php
  3. http://presse.weebly.com/les-biographies.html
  4. http://musicunit.org/us.html
  5. http://www.zebrock.net/journal/debats/1925.shtm
  6. http://www.vollard.com/IMG/pdf/Le_Quotidien_presentation_JL_Trules_Vollard_Combo_2001.pdf
  7. http://www.ensemblenordsud.com
  8. http://www.niuver.com/discographie.html
  9. Mathilde Cesbron, « Victoires de la musique », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  10. « Yaëlle Trulès et son ti "Losikré" », sur Zinfos 974, l'info de l'ile de La Réunion (consulté le 13 avril 2016)
  11. « Djazia Satour- Hot en couleurs », sur Libération.fr,
  12. a et b Valérie Lehoux, « Des angles et des épines », Télérama, no 3377,‎ (lire en ligne)
  13. http://coupdoreille.fr/index.php/short-read/412-chronique-lou-marco-sous-la-peau
  14. http://www.radioneo.org/blog/2013/04/19/chronique-lou-marco-brand-new-twist-extrait-de-l-ep-%C3%A9ponyme
  15. http://www.music-story.com/christophe-mae/je-veux-du-bonheur/critique
  16. a et b http://m.lesechos.fr/redirect_article.php?id=020954807651
  17. http://www.qobuz.com/album/vingt-ans-jean-louis-aubert/5099941622957
  18. a et b http://www.franceinter.fr/personne-niuver
  19. http://www.liberation.fr/culture/2012/11/11/niuver-rechauffe-l-automne_859658
  20. http://www.radioneo.org/blog/2012/02/29/chronique-cabadzi-l%C3%A2chons-les-extrait-de-l-album-dig%C3%A8re-et-recrache
  21. http://www.musicologie.org/actu/2011/02/28.html
  22. http://www.rfimusique.com/musiquefr/articles/131/article_18147.asp
  23. http://www.franceinter.fr/em/grand-entretien/97712
  24. http://www.avivapartencampagne.fr/mickygreen.html
  25. http://www.leuromag.com/Piers-Faccini-songwriter-nomade_a994.html
  26. http://www.lamediatheque.be/med/details.php?ref=MM1672&reset=1&secured=
  27. http://www.crazy-juliendore.fr/article-test/
  28. http://mediatheque.cite-musique.fr/ClientBookLineCIMU/recherche/noticeDetailleByIdPopup.asp?ID=0778871&FROM=EDITEURLIEN
  29. http://www.larmesdesons.net/collaborations.php
  30. http://www.citizenjazz.com/Patrick-Artero,3458829.html
  31. http://www.chronicart.com/musique/chronique.php?id=10522
  32. http://laurentdewilde.com/stories_14.html
  33. http://www.chantdumonde.com/en/label/fiche_album.php?album_id=225
  34. http://www.sax4.fr
  35. http://www.tsfjazz.com/programme-detail.php?idd=4478