Julien Amegandjin

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Julien Amegandjin
Naissance (78 ans)
Togoville, Drapeau du Togo Togo
Nationalité Togolais
Profession
Formation
Ingénieur Statisticien Économiste
Docteur en statistique mathématique
Famille
Marié père de 4 enfants

Julien Amegandjin est né le 2 mai 1940 à Togoville, au Togo.
Ses formations, secondaire au Togo et supérieure en France, sont essentiellement scientifiques et plus particulièrement mathématique et statistique (Ingénieur statisticien économiste du CESD-Paris et docteur de 3e cycle de l'Université de Paris). Il est marié et père de quatre enfants.
Il est d'abord enseignant et responsable d'enseignement, en France puis en Afrique ponctuant en 1986 cette première phase de sa carrière par une année sabbatique consacrée à la préparation d'un ouvrage sur la démographie mathématique[1].
Il se consacre ensuite, principalement en Afrique de l'Ouest, au développement des statistiques agricole, mais pas exclusivement.
Depuis 2000, Amegandjin mène des missions de consultation et apporte son concours aux pays dans différents domaines.

Études[modifier | modifier le code]

Julien Amegandjin fait des études secondaires au Lycée Bonnecarrère à Lomé, Togo, d'octobre 1953 à juin 1960. Elles sont sanctionnées par un baccalauréat de la série mathématiques élémentaires délivré par l'administration française, quelques semaines après que le Togo eut acquis son indépendance (le 27 avril 1960).

Il se rend ensuite en France pour poursuivre ses études, à l'Université et au CESD-Paris. Il se voit décerner les diplômes suivants :

  • Maîtrise de Mathématiques de la faculté des Sciences de Dijon, en juin 1965.
  • Diplôme d’ingénieur statisticien-économiste, du CESD-Paris, délivré en association avec l'École nationale de la statistique et de l’administration économique (ENSAE), en juin 1968.
  • Diplôme d'études approfondies (DEA), de la faculté des Sciences de Paris, en juin 1967.
  • Doctorat de 3e cycle, de la faculté des Sciences de Paris, juin 1970[2].
  • Diplôme d’études supérieures (DES) en économie, de Université Paris I – Panthéon, en février 1972[3].

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Julien Amegandjin consacre la première partie de ce parcours professionnel à l'enseignement supérieur, d'abord en France puis en Afrique.

  • En France de 1968 à 1972 il est chargé d'enseignement tout à la fois, au CESD-Paris, à l'ENSAE et à l'Université Paris IX–Dauphine ; à partir de 1970, il assume en plus les fonctions de directeur-adjoint du CESD-Paris.
  • au Cameroun, de 1973 à 1985, il est professeur à l'IFORD situé à Yaoundé ; en 1975, Julien Amegandjin devient directeur de cette institution dont les deux missions essentielles sont la formation de spécialistes de très haut niveau en sciences de la population et la réalisation de travaux de recherche sur les questions de population.
  • en 1986, prenant un congé sabbatique il consacre la presque totalité de l'année à la rédaction d'un ouvrage sur la démographie mathématique (voir les notes ci-dessous).

À partir de fin 1986 et jusqu'en 2000, la carrière de Julien Amegandjin change de nature ; elle est tout entière tournée vers la conduite et l'évaluation d'enquêtes et de recensements de l'agriculture, dans le cadre d'activités soutenues par la FAO. Il travaille alors directement dans les pays (Cap-Vert, Guinée, Mauritanie, Niger et Sénégal) ainsi qu'à Rome (Italie), au siège de la FAO.

À partir de 2000, pour le compte des diverses institutions qui apportent leur concours au développement des statistiques en Afrique de l'Ouest, Julien Amegandjin effectue des consultations dans les domaines de la conception et la réalisation de recensements ou enquêtes statistiques, des méthodes des sondages aléatoires, de l'analyse des faits économiques et sociaux, ainsi que du renforcement des capacités institutionnelles des systèmes statistiques nationaux.

Il a milité et milite toujours au sein des principales associations professionnelles internationales et régionales en faveur du développement de la statistique des pays africains

Distinctions[modifier | modifier le code]

En janvier 2008, en reconnaissance des travaux exceptionnels menés dans le domaine de la statistique en Afrique, à l'occasion du 50e anniversaire de la Commission économique pour l'Afrique, et au nom de la communauté statistique africaine, le Centre africain pour la statistique (CAS) lui remet un prix ainsi qu'à quatre de ses pairs statisticiens africains : Oladejo Ajayi, Kweku T. de Graft-Johnson, Lamine Diop et Palil Lehohla[4].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Démographie mathématiques, Éditeur Economica 1989-1999, 265 pages
  • L'admissibilité des estimateurs et la statistique d'ordre dans la théorie de l'échantillonnage sur des populations finies : thèse Université de Paris I. Paris, 1970 . - 104 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Démographie Mathématique (manuel publié chez Economica dans la collection Économie et Statistiques Avancées de l’École Nationale de la Statistique et de l’Administration Economique, 265 pages, Septembre 1989, tiré à 3000 exemplaires)
  2. L’admissibilité des estimateurs et la statistique d’ordre dans la théorie de l’échantillonnage sur des populations finies.
  3. titre du mémoire présenté : Le comportement à long terme des termes de l’échange des pays sous-développés
  4. « Première réunion de la Commission de Statistique pour l’Afrique - Prix africain de statistique », Conseil économique et social des Nations unies, (consulté le 26 février 2008)