Juliane Koepcke

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Juliane Koepcke
Description de l'image Ceremonia de condecoración a la doctora Juliane Koepcke - 46616983225 (cropped).jpg.
Nom de naissance Juliane Margaret Beate Koepcke
Naissance (65 ans)
Lima, Drapeau du Pérou Pérou
Nationalité Allemande
Pays de résidence Munich Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Diplôme
Profession
Ascendants

Juliane Margaret Beate Koepcke, également connue sous son nom de femme mariée, Juliane Diller, née le à Lima (Pérou), est une biologiste allemande, principalement connue pour être la seule survivante de l'accident d'avion du vol 508 LANSA le , après avoir survécu à une chute de 3 200 mètres.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Les parents de Juliane Koepcke, Hans-Wilhelm Koepcke[1] et Maria Koepcke, tous deux biologistes, émigrent à la fin de la Seconde Guerre mondiale d'Allemagne au Pérou afin de faire de la recherche sur la biodiversité dans la forêt tropicale amazonienne.

Après avoir vécu à Lima, la famille s'installe à la fin des années 1960 dans une station de recherche sur la forêt tropicale créée par Hans-Wilhelm Koepcke, la Panguana (de).

Accident d'avion du vol 508 LANSA[modifier | modifier le code]

Un Lockheed L-188 Electra de la Lineas Aereas Paraguayas, similaire à celui du vol 508 LANSA.

Le , veille de Noël, Juliane, âgée de 17 ans, prend l'avion en compagnie de sa mère Maria à Lima pour un vol vers Pucallpa afin de rejoindre son père. Ce vol d'une heure est effectué par un appareil Lockheed L-188 de la compagnie aérienne péruvienne Líneas Aéreas Nacionales S. A. (en) (LANSA). L'avion, pris dans un orage, se disloque à une altitude de 3 200 mètres (~ 10 000 pieds) ; il s'écrase dans la forêt tropicale péruvienne dans le district de Puerto Inca. Juliane Koepcke reste attachée à son siège qui finit par atteindre la canopée de la forêt amazonienne qu'elle traverse avant de s'immobiliser sur le sol. La jeune femme sera la seule personne survivante des 92 passagers et membres d'équipage du vol 508 LANSA (en).

Elle survit à la chute avec une fracture de la clavicule, une entaille au bras droit et l'œil droit tuméfié.

La première de ses priorités est de retrouver sa mère qui était assise à côté d'elle dans l'avion, mais elle n'y parvient pas. Elle apprendra plus tard que sa mère avait survécu dans un premier temps, mais qu'elle a succombé à ses blessures après plusieurs jours comme quelques autres passagers.

Elle trouve quelques friandises qui constitueront sa seule nourriture. Après avoir cherché sa mère et d'autres survivants, elle repère un petit cours d'eau qu'elle se met à suivre en aval du lieu de l'accident, suivant ainsi le conseil de son père, qui lui avait appris que descendre un cours d'eau finit toujours à conduire à la civilisation. Le cours d'eau lui permet de se désaltérer et constitue une voie praticable dans la jungle épaisse de la forêt vierge.

Trajet et lieu du crash approximatifs du vol LANSA 508.

Au cours de son périple, la jeune femme arrive à peine à dormir la nuit à cause des insectes qui la piquent de toutes parts ; les piqûres finissent par s'infecter. Au bout de neuf jours, elle tombe sur un canoë amarré près d'un abri, dans lequel elle trouve le moteur du canoë ainsi que de l'essence. Elle suit une fois de plus les conseils de son père et verse de l'essence sur ses plaies, ce qui lui permet d'extraire trente-cinq asticots de son bras. Elle attend ensuite l'arrivée des secours. Plus tard, elle explique qu'elle est restée sur place malgré son envie de partir, et qu'elle n'a pas pris le canoë parce qu'elle ne voulait pas le voler.

Plusieurs heures plus tard, les bûcherons qui se servaient de cet abri arrivent et soignent ses blessures tant bien que mal. Le lendemain matin, ils la transportent en canoë jusqu'à un dépôt de bois, ce qui leur prend sept heures. De là, un pilote l'évacue vers un hôpital, où son père l'attendait.

Après l'accident[modifier | modifier le code]

En 1972, elle se rend pour la première fois en Allemagne, entreprend des études de biologie à l'université Christian Albrecht de Kiel, où elle obtient son diplôme en 1980, puis à l'université Louis-et-Maximilien de Munich où elle reçoit un doctorat.

Koepcke retourne régulièrement au Pérou où elle a pris la direction de la station de recherche créée par son père, la Panguana (de)[1]. Elle y mène des recherches en mammalogie, notamment sur les chauves-souris. Koepcke publie sa thèse, Étude écologique d'une colonie de chauves-souris dans la forêt tropicale humide du Pérou, en 1987[2]. Maintenant connue sous le nom de Juliane Diller, elle est bibliothécaire à la Collection zoologique de Bavière à Munich[3]. Son autobiographie, Als ich vom Himmel Fiel (Quand je suis tombée du ciel), a été publiée le chez Piper Verlag[4] pour laquelle elle a reçu le Prix de littérature Corine (Corine Internationaler Buchpreis) en 2011[5]. En 2019, le gouvernement du Pérou lui a décerné l'Ordre du mérite pour services distingués, au titre de grand officier[6].

Postérité[modifier | modifier le code]

En 1974, le cinéaste italien Giuseppe Maria Scotese raconte son histoire dans le film I miracoli accadono ancora, et, en 2000, Werner Herzog réalise le téléfilm documentaire Les Ailes de l'espoir dans lequel Juliane Koepcke raconte son aventure.

Publications[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Francois Vuilleumier, « Hans-Wilhelm Koepcke », Ornitologia Neotropical, vol. 13, no 2,‎ , p. 215–218 (lire en ligne)
  2. Juliane Koepcke, Ökologische Studien an einer Fledermaus-Artengemeinschaft im tropischen Regenwald von Peru, (OCLC 230848237, lire en ligne)
  3. « Survivor still haunted by 1971 air crash »,
  4. Juliane Diller et Beate Rygiert, Als ich vom Himmel fiel : wie mir der Dschungel mein Leben zurückgab, Malik, , 294 p. (ISBN 978-3-89029-389-9, lire en ligne)
  5. « Corine Internationaler Buchpreis », Corine.de, National Exchange Association of Bavaria, (consulté le 16 juin 2013)
  6. Condecoran a Juliane Koepcke por su labor científica y académica en la Amazonía peruana

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]