Juliana Rotich

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Juliana Rotich
Biographie
Naissance
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Kenyane (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Internet and Society Award ()
OkayAfrica 100 Women (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Juliana Rotich, née en 1977 au Kenya, est une professionnelle des technologies informatiques qui a notamment participé à la création du premier logiciel open-source « made in Africa », Ushahidi, pour cartographier les dégâts et les témoignages dans les situations de crise, et qui dirige l'association de même nom. Elle travaille également à des solutions techniques facilitant l'accès à Internet sur tout le territoire africain.

Biographie[modifier | modifier le code]

icône vidéo Vidéo externe
Juliana Rotich: conférence sur le boîtier BRCK, TED conférence, juin 2013

Rotich est née au Kenya. Elle fait une partie de ses études à l'université du Missouri-Columbia, aux États-Unis, et travaille dans l'industrie informatique un peu plus de 10 ans.

Elle devient ensuite directrice de Ushahidi, une organisation à but non lucratif développant le site Ushahidi.com et le logiciel Open source de même nom permettant de maîtriser, vérifier et consolider les informations provenant du web ou de téléphones mobiles, avec géolocalisation, en situation de crise. « Ushahidi » est le mot Swahili qui signifie « témoignage ». Le logiciel est utilisé pour la première fois lors des violences postélectorales au Kenya en 2007-2008; il a depuis été utilisé au Chili, Japon, Nouvelle-Zélande, Australie, Pakistan, Tanzanie, et à Haïti[1]. Pour faciliter l’accès à Internet, y compris dans les zones sans électricité, elle a élaboré, depuis le iHub à Nairobi, un espace communautaire ouvert fondé en 2010 par son ami blogueur Erik Hersman, le boîtier BRCK[2]. La BRCK agit comme un internet de secours de sorte qu'en cas de coupure de courant, elle bascule et se connecte automatiquement au réseaux le plus proche. Elle permet d'avoir une connexion internet même dans les régions les plus reculées.

En tant que blogueuse, elle écrit des articles sur Afrigadget.com, agit en tant que rédacteur chargé de l'environnement sur Global Voices. Comme conférencière, elle est connue pour ses analyses sur la technologie en Afrique et pour exprimer ses préoccupations au sujet de la perte de zones forestières et de captage d'eau autochtones au Kenya. Elle est une conférencière Senior des  sessions TED [3],[4].

En 2011, Juliana Rotich a été nommée «entrepreneur social de l'année» par la Schwab Foundation au Forum économique mondial[5].

Le , elle a participé à une table ronde du W-20 à Berlin, avec Angela Merkel, Christine Lagarde, la reine Máxima, Chrystia Freeland, Ivanka Trump entre autres.

Le , elle a été nommée docteur honoris causa de l'Université de Namur.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Barkham 2011, The Guardian.
  2. Tilouine 2015, Le Monde.
  3. (en) « Ushahidi ».
  4. (en) « Juliana Rotich », sur The TED Fellows Directory.
  5. Africa's Leading Social Entrepreneurs to be Awarded at World Economic Forum in Africa.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Patrick Barkham, « Juliana Rotich », The Guardian,‎ (lire en ligne).
  • Laure Belot, « Ushahidi.com aide les peuples en difficulté », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  • Flore Vasseur, « Geeks party en Tanzanie », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  • Joan Tilouine, « 8 mars, neuf femmes qui font avancer l'Afrique. Juliana Rotich, la reine des geeks d’Afrique », Le Monde,‎ (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]