Julia Butterfly Hill

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Julia Butterfly Hill
Description de cette image, également commentée ci-après
Julia Butterfly Hill en 2006.
Nom de naissance Julia Lorraine Hill
Alias
Julia Butterfly Hill
Naissance (44 ans)
Mount Vernon, Missouri, États-Unis
Nationalité Drapeau : États-Unis Américaine
Activité principale

Julia Lorraine Hill (connue sous le nom Julia « Butterfly » Hill, Julia « Papillon » Hill), née le , est une militante écologiste américaine. Elle est principalement connue pour avoir vécu pendant 738 jours[1] à Redwood en Californie en haut d'un séquoia d'environ 1 500 ans, pour empêcher que cet arbre ne soit abattu.

Elle est l'auteure du livre The Legacy of Luna qui retrace cette aventure, Luna étant le nom donné à ce séquoia. Elle est aussi coauteure de One Makes the Difference.

Elle est végétarienne[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Le père de Julia voyageait de ville en ville pour son travail, emmenant sa famille avec lui. Jusqu'à l'âge de 10 ans Julia habitait dans un camping-car de 9,8 m2 avec son père, sa mère et ses deux frères. Julia est la deuxième de la famille. Alors qu'elle avait sept ans, lors d'une randonnée avec sa famille un papillon s'est posé sur un de ses doigts et est resté durant toute la durée de la randonnée. Depuis ce jour elle a le surnom de « Butterfly » (papillon), qu'elle a gardé par la suite toute sa vie[3].

À l'âge de 22 ans, Julia subit un grave accident de la circulation[4]. La voiture qu'elle conduisait a été percutée par le véhicule d'un conducteur sous l'emprise de l'alcool. Le volant de sa voiture l'a blessée à la tête, et il lui a fallu une année de rééducation pour parler et remarcher normalement[5]. Après ces épreuves, Julia s'est lancée dans une quête spirituelle, qui l'a emmenée vers une cause environnementale, la lutte pour éviter la destruction des forêts du comté de Humboldt en Californie.

Séjour dans le séquoia géant[modifier | modifier le code]

Après avoir récupéré des suites de son accident, Julia se lance dans un voyage en Californie et collecte des fonds pour sauver la forêt. Un groupe de militants luttait contre une entreprise forestière qui pratiquait des coupes claires dans la forêt de Redwood, et recherchait un volontaire pour rester dans un arbre pendant une semaine. Comme il n'y avait aucun autre volontaire, Julia s'est proposée[6]. À l'origine, elle n'appartenait à aucune organisation environnementale, mais elle s'est portée volontaire spontanément, et a été soutenue par l'association Earth First! et des militants[7]. Le , Julia monte sur une plateforme fixée à 55 m dans un séquoia appelé « Luna »[8], de 6 m de diamètre[9]. Elle a vécu sur cette plateforme de 1,8 m de côté pendant 738 jours. Elle a acquis de nombreuses compétences lors de son séjour. Elle utilisait un téléphone cellulaire alimenté à l'énergie solaire pour répondre aux interviews de stations de radio. Elle était ravitaillée avec des cordes par une équipe de huit personnes. Pour se tenir au chaud, elle s'enveloppait dans un sac de couchage avec juste un trou pour respirer. Pour chauffer ses repas elle utilisait un réchaud à gaz[10]. Elle a dû résister à des vents glacés de plus de 60 km/h, à un harcèlement par hélicoptère et un siège de dix jours de la part des bûcherons de l'entreprise forestière[5]. Un accord a été trouvé quand la compagnie Pacific Lumber a accepté de préserver Luna et tous les arbres dans un rayon de 60 m autour de Luna[11]. En échange Julia a accepté de descendre de l'arbre le au bout de 738 jours[12], et les 50 000 $ qu'elle avait collectés avec les autres activistes ont été remis à l'entreprise Pacific Lumber, qui en a fait don à l'Université de Humboldt pour la recherche sur l'exploitation durable de la forêt[11].

Ultérieurement des vandales ont tenté de couper le tronc du séquoia avec une tronçonneuse, mais n'ont réussi qu'à l'entailler. La façon dont l'arbre a été découpé permet d'affirmer que les vandales ne souhaitaient pas l'abattre, mais le fragiliser afin qu'il tombe à la première tempête venue. Ce vandalisme a été découvert en novembre 2000 par un des amis de Julia[13]. L'entaille qui mesurait 81 cm de profondeur sur 5,8 m de large, soit environ les deux tiers de l'arbre, a été consolidée et il a été stabilisé par des câbles, pour éviter qu'il tombe lors d'une tempête. En 2007, l'arbre se portait bien et continuait sa croissance[14].

Engagements ultérieurs[modifier | modifier le code]

Julia Hill lors d'un festival en 2009.

Après cette occupation de l'arbre Luna, Julia est devenue conférencière inspirant, tenant plus de 250 conférences par an, auteure à succès avec la publication de plusieurs ouvrages, et cofondatrice de la fondation Circle of Life.

En 2002, elle a été emprisonnée en Équateur après s'être opposée à la construction d'un pipeline devant traverser une forêt vierge, habitat d'espèces d'oiseaux menacées[15].

En 2006, elle s'oppose à la vente de la ferme communautaire South Central Farm (en) située à Los Angeles[16].

Évocations dans la culture[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

L'aventure de Julia a inspiré de nombreux musiciens, dont :

  • Karrie « Jesse Manzanita » Wallace et Juli Palmer qui ont écrit une chanson intitulée Julia Butterfly Hill, Are You Up There Still? en 1998.
  • Trey Anastasio et Tom Marshall ont écrit une chanson intitulée Kissed by Mist à son propos.
  • la chanson de Red Hot Chili Peppers Can't Stop fait cette citation: J. Butterfly is in the treetop[17].
  • Neil Young fait référence à Julia dans sa chanson de 2003 Sun Green sur l'album Greendale avec le titre Still wants to meet Julia Butterfly.

Télévision[modifier | modifier le code]

Le 4e épisode de la saison 12 de la série Les Simpson, Touche pas à ma forêt, s'inspire de l'histoire de Hill[18].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Julia Butterfly Hill a vécu 738 jours dans un arbre pour le sauver de l’abattage », sur tout vert.fr.
  2. 10 Questions for activist Julia Butterfly Hill.
  3. Fitzgerald, Dawn (2002). Julia Butterfly Hill: Saving the Redwoods. Millbrook, Connecticut: Millbrook Press. (ISBN 0-7613-2654-5).
  4. Butterfly's Tale. Circle of Life Foundation.
  5. a et b Martin, Glen (1998-12-08). « A Year in the Sky ». San Francisco Chronicle.
  6. Oldenburg, Don (2004-10-22). « Julia Butterfly Hill, From Treetop to Grass Roots ». Washington Post.
  7. Julia Butterfly Hill defends California redwoods, 1999. Global Nonviolent Action Database. Swarthmore College.
  8. Butterfly Hill, Julia (2000-04-01). The Legacy of Luna. HarperSanFrancisco. (ISBN 0-06-251658-2).
  9. « Julia, la « femme séquoia » », sur Le Point, .
  10. Hornblower, Margot (2001-06-24). « Five Months At 180 Ft ». Time.
  11. a et b Glen Martin, « Vandals Slash Giant Redwood / Tree-sitter Julia Butterfly Hill's former home chain-sawed », San Francisco Chronicle, .
  12. (en) « A woman lived on a 55-meter-tall redwood for 738 days in an effort to keep loggers from cutting down the 1500-year-old tree », sur thevintagenews.
  13. Martin, Glen (2000-11-28). « Vandals Slash Giant Redwood ». San Francisco Chronicle.
  14. How is Luna Today ? Archived 2007-08-24 at the Wayback Machine. Luna's Status currently by Sanctuary Forest.
  15. Glen Martin Glen, « Julia Butterfly deported by Ecuador after oil confrontation », San Francisco Chronicle, .
  16. Andrew Buncombe, « A new protest song: Joan Baez - she shall overcome », The Independent, .
  17. Berton, Justin (2009-04-16). « Catching up with ... Julia Butterfly Hill ». San Francisco Chronicle.
  18.  The Simpsons The Complete Twelfth Season DVD commentary for the episode "Lisa the Tree Hugger" [DVD]., Selman, Matt () 20th Century Fox..

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Médiagraphie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Documentaires[modifier | modifier le code]

  • Doug Wolens, Butterfly, documentaire américain.
  • Henri de Gerlache, Histoires d'arbres : Les survivants, documentaire Arte, 44 min, 2017.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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