Jules de Carsalade du Pont

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Jules de Carsalade du Pont
image illustrative de l’article Jules de Carsalade du Pont
Carsalade du Pont, « évêque des Catalans »
Biographie
Naissance
Simorre (France)
Ordination sacerdotale
Décès
Perpignan (France)
Évêque de l’Église catholique
Dernier titre ou fonction Évêque d'Elne-Perpignan
Évêque d'Elne-Perpignan

Blason
Salus non putresco
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Jules Louis Marie de Carsalade du Pont (Simorre, Gers, 16 février 1847Perpignan, 29 décembre 1932) est un ecclésiastique français, qui occupe la charge d'évêque de Perpignan de 1900 à 1932 et un historien de la Gascogne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Appartenant à une famille gasconne, il est chanoine d'Auch et secrétaire de l'archevêque Louis Gouzot[1]. Il crée le Musée historique et archéologique d'Auch, les Archives historiques de Gascogne et la Société archéologique du Gers[2].

Consacré évêque de Perpignan-Elne le 22 février 1900, il apprend le catalan, langue dans laquelle il prêche et écrit, et rétablit l'enseignement du catéchisme et la prédication dans cette langue, raison pour laquelle il est qualifié d'évêque des Catalans. Il organise les Jeux floraux en 1902, année où ils ne peuvent être célébrés à Barcelone, et préside ceux de Barcelone en 1914. Il collabore d'autre part à l'élaboration du Diccionari català-valencià-balear d'Antoni Maria Alcover, avec lequel il prendra par la suite ses distances, du fait de son attitude germanophile à l'approche de la Première Guerre mondiale. Il encourage le recrutement de volontaires issus de la Principauté de Catalogne pendant la guerre et participe aux manifestations d'intellectuels francophiles catalans à Perpignan en 1916.

Il achète peu après les ruines de l'abbaye Saint-Martin du Canigou et se consacre à la restauration du monastère[3]. "Dès le 11 novembre 1902 l'évêque prenait possession de l'abbaye. Ce fut une fête mémorable. Les jeux floraux de Barcelone interdits par l'autorité militaire se déroulèrent dans les ruines de l'abbaye. Dès 1902 l'église abbatiale commence à être restaurée. Mais les travaux vont s'échelonner sur 30 ans quasiment jusqu'à la mort du pontife en 1932"[4].

Il acquiert également Saint-Michel de Cuixà et y rénove la vie monastique. Il restaure la chapelle de Notre-Dame dels Correchs (Notre-Dame des Ravins), prédécesseuse de la cathédrale de Perpignan, et l'ancienne église des Capucins, actuellement église Saint-Christophe ; il achète le collège Saint-Louis de Gonzague et le petit séminaire, et fait édifier l'église Saint-Martin de Bon Secours et le Grand Séminaire. Afin d'encourager les recherches scientifiques du clergé, il crée la Revue historique et littéraire du diocèse de Perpignan.

Lors de la querelle des inventaires en 1906, il demande aux prêtres de lire des protestations mais de ne pas résister[5].

Armes[modifier | modifier le code]

De gueules au heaume d'argent, accosté de deux roues du même; à étoiles d'or posées 4 et 3 en chef[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

(ca) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en catalan intitulé « Juli Carsalade du Pont » (voir la liste des auteurs).

  1. Notice BnF de Louis Gouzot (lire en ligne)
  2. Notice BnF de Jules de Carsalade du Pont (lire en ligne)
  3. Carsalade Du Pont, Jules de, Lettre pastorale de monseigneur l'évêque de Perpignan au clergé et aux fidèles de son diocèse leur annonçant le rachat de l'église abbatiale de Saint-Martin du Canigou et sollicitant des aumones pour sa restauration, Perpignan, Charles Latrobe, , 26 p. (lire en ligne)
  4. Fernand-Gérard Belledent, Autour de Mgr Carsalade Dupont et du patrimoine religieux du Roussillon, Perpignan, Société Agricole Scientifique et Littéraire des Pyrénées Orientales. CXIXe Vol., , p. 101-105
  5. Jean Sagnes (dir.), Le pays catalan, t. 2, Pau, Société nouvelle d'éditions régionales, , 579-1133 p. (ISBN 2904610014)
  6. André Cosson, Armorial des cardinaux, archevêques et évêques français actuels, résidentiels et titulaires au 1er janvier 1917, Paris, 1917, H/ Daragon éditeur, 288p. Disponible sur Gallica

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Étienne Frénay et Patrice Teisseire-Dufour, « Carsalade du Pont (Louis, Marie, Jules de) », dans Nouveau Dictionnaire de biographies roussillonnaises 1789-2011, vol. 1 Pouvoirs et société, t. 1 (A-L), Perpignan, Publications de l'olivier, , 699 p. (ISBN 9782908866414)
  • Eugène Cortade :
    • La restauration de l'abbaye de Saint-Martin du Canigou par Mgr de Carsalade du Pont, Conflent no 59, 1972.
    • Jules de Carsalade du Pont: l'évêque des Catalans, Société agricole, scientifique et littéraire, volume 99, 1991

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]