Jules Mousseron

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Jules Mousseron
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Jules Mousseron en 1912.

Naissance
Denain
Décès (à 75 ans)
Denain
Nationalité Drapeau de la France France
Pays de résidence Drapeau de la France France
Profession
Autres activités
poète, créateur de Cafougnette
Distinctions

Jules Mousseron, né le à Denain (Nord) où il est mort le [1], est un poète français de langue picarde et mineur de fond à la Compagnie des mines d'Anzin. Il est particulièrement connu pour avoir créé le personnage de Cafougnette.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jules Mousseron est né à Denain, au « coron Plat », dans une famille de mineurs ; il travaille lui-même à la mine dès l'âge de douze ans et un jour (le 1er janvier étant férié) comme galibot. Lorsqu'il rencontre en 1886 Adélaïde Blottiaux, celle qui deviendra son épouse, il commence à écrire des vers pour elle, d'abord en français. Mais c'est en écrivant des textes en rouchi, sur les conseils de Julien Renard, qu'il présente dans les spectacles locaux qu'il commence à connaître un certain succès. Il publie son premier recueil, Fleurs d'en bas, en 1897.

Il « crée »[note 1],[note 2] en 1899 le personnage de Cafougnette, qui prendra progressivement de l'importance dans son œuvre jusqu'à devenir le thème comique central. La notoriété de Jules Mousseron s'étend alors bien au-delà de la région. Il reçoit les Palmes académiques en 1908. Il multiplie les spectacles, mais travaille toujours à la mine en tant que mineur de fond, et y restera jusqu'à sa retraite en 1926.

Il cesse pratiquement d'écrire en 1933. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur en 1936. Son dernier recueil paraît à titre posthume en 1946.

La ville de Denain a matérialisé le personnage de Cafougnette en créant en 1950 un géant à son image.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Fleurs d'en bas (1897)
  • Croquis au charbon (1899)
  • Feuillets noircis (1901)
  • Coups de pic et Coups de plume (1904)
  • Au pays des corons (1907)
  • Les Boches au Pays Noir (1919)
  • Éclats de gaillettes (1913)
  • La Terre des Galibots (1923)
  • Les Fougères noires (1926)
  • Autour des Terris (1929)
  • Mes Dernières Berlines (1933)
  • Dans nos mines de charbon (1946)
Monologues
  • Cafougnette à Paris (1899)
  • Souvenirs d'une excursion en Suisse (1907)
  • Cafougnette à Ostende (1927)
  • Cafougnette à Bonsecours (1930)
  • Cafougnette garde-champêtre (1930)
  • Cafougnette in aéroplane (1943)
Pièces
  • Brodequin sans talon
  • Vieux mineur

Les filles de Jules Mousseron ont donné ses manuscrits, sa correspondance ainsi que des imprimés et coupures de presse le concernant à l'université de Valenciennes. Conservé entre 1984 et 2005 à la bibliothèque universitaire de Valenciennes, le fonds a depuis été confié à la bibliothèque municipale où il est en cours de numérisation[2]. Il reste la propriété de l'université de Valenciennes[3].

Hommages[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. Voir le site web de Guy Dubois sur l'ordonnance du 3 janvier 2001 du tribunal de Béthune. « L’affaire Cafougnette », sur http://www.guydubois.free.fr/
  2. D’après le Juge des référés,

    « La juridiction observe qu’il résulte de plusieurs documents (journal Le Galibot) que le nom de Cafougnette a été utilisé par de nombreux auteurs régionaux à la fin du XIXe siècle et au XXe siècle, et que, selon un spécialiste de la littérature du Nord, Jean Dauby, Jules Mousseron n’en serait pas le créateur, Cafougnette étant un personnage populaire vraisemblablement né d’une tradition orale. »

Références

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Dauby, Tout Cafougnette, Éd. Jean Dauby,
  • Jules Mousseron, Œuvres complètes, Éd. Guy Cattiaux, 1994-1995