Jules Merviel

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Jules Merviel
Tour de France - Merviel.JPG

Jules Merviel lors du Tour de France 1929.

Informations
Naissance
Décès
Nationalité
Équipes amateurs
Club Vélocipédique Dionysien
1926 Vélo Club de Levallois
Équipes professionnelles
1929 Dilecta-Wolber
1930 Alleluia-Wolber
1931 Colin-Wolber
1932-1933 Lutetia-Wolber
1933 Colin-Wolber
1934-1935 F.Pelissier-Hutchinson
1936 Delangle-Wolber
1937 Helyett-Splendor-Hutchinson
1938-1944 Mercier-Hutchinson

Jules Merviel, né le à Saint-Beauzély et mort le à Carqueiranne, est un coureur cycliste français, professionnel de 1929 à 1944.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jules Merviel, naît le 29 septembre 1906, en plein pays d'Auvergne, à Saint-Beauzély, petit chef-lieu de canton, situé au nord-ouest de Millau, dans l'Aveyron, dans une famille avec six autres enfants. Comme il ne « mord » guère aux études, son père, l'envoie garder le troupeau des moutons sur la montagne, à 9 ans. C'est ainsi qu'en rentrant le soir au domicile familial, il supplie son père de lui acheter une bicyclette. Celui-ci, malheureusement, ne veut rien entendre. Pendant des années, il économise l'argent nécessaire à l'achat d'un vélo. Vingt francs sont ainsi réunis qui, un jour, lui permettent de faire l'acquisition de la machine rouillée et grinçante avec laquelle le facteur rural effectue sa tournée quotidienne. « Julou » est heureux maintenant et, comme là gloire le tente plus que jamais, il s'en va, un beau dimanche, à une course organisée à Millau. Pour ce faire, ayant dû, le samedi, travailler dans les champs, il part de Saint-Beauzély en pleine nuit afin d'être à pied d'oeuvre, le dimanche, dès la pointe du jour. Animé d'une énergie farouche, il trouve le moyen, ce jour-là, malgré le handicap apporté par cette « ferraille » qui lui tient lieu de bicyclette, de remporter la victoire, une victoire arrachée avec un tel cran et témoignant d'une telle foi, qu'un marchand de vélos de Millau le prend à part, après l'épreuve, et lui propose une machine neuve. Chaque dimanche, il s'en va, soit à Millau, soit dans les autres villes d'alentour, participer et gagner les épreuves cyclistes locales. Ces victoires ne suffisent pourtant pas à son bonheur et à son ambition, il décide, un beau jour, de partir pour Paris.

Il a 17 ans et demie. Une fois son voyage payé, il lui reste tout juste de quoi ne pas mourir de faim durant, deux ou trois jours. Sa première préoccupation est de trouver du travail. Il se présente pour trouver un emploi de manœuvre, dans toutes les usines bordant la Seine. C'est ainsi qu'il est successivement employé dans une usine de bidons de la Courneuve, dans un atelier de fonderie d'Aubervilliers puis dans une entreprise industrielle de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Cette vie de travail, d'entraînement et de privations se prolonge ainsi durant de longs mois. Jules Merviel a cependant, de plus en plus confiance en lui. Un beau matin, se trouvant sans emploi, il décide de tenter un grand coup : il se présente chez M. Michard, père du sprinter, et, avec son accent qui a conservé un fort parfum du terroir, lui expose son désir de travailler et surtout de courir. M. Michard, dont la bonté est légendaire, lui fait un accueil généreux, il l'engage chez lui comme mécanicien et le fait inscrire au Club Vélocipédique Dionysien (C.V.D.). Dès la première épreuve à laquelle il participe. « Julou » gagne en faisant preuve de telles qualités qu'on le considère d'un œil non plus railleur, mais sincèrement admiratif. La vie continue ainsi durant presque deux ans, jusqu'au jour où Jules Merviel trouve un emploi aux usines Rolls-Royce. Il a vingt ans et Paul Ruinart qui l'a remarqué dans diverses épreuves le fait inscrire au Vélo Club de Levallois. Ses débuts au V.C.L. constituent un véritable coup d'éclat : il termine, en effet, deuxième du Championnat du Monde 1926 des routiers amateurs[1].

Palmarès[modifier | modifier le code]

Résultats sur les grands tours[modifier | modifier le code]

Tour de France[modifier | modifier le code]

Ses classements dans les 3 participations du Tour de France :

  • 1929 : 24e
  • 1930 : 21e, vainqueur de la 7e étape
  • 1935 : abandon (12e étape)

Tour d'Italie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]