Jules Lévy

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Jules Lévy
Portrait de Jules Lévy par Adolphe Willette - 1907.jpg
Portrait charge de Jules Lévy par Adolphe Willette (Le Cornet, 1907).
Biographie
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Jules Lévy, né le 29 décembre 1857 à Paris et mort le 4 mars 1935 à Villiers-sur-Marne, est un écrivain et éditeur français, fondateur du mouvement des Arts incohérents (1882-1889).

Parcours[modifier | modifier le code]

Le Bal des Incohérents, vu par Paul-Eugène Mesplès (Le Monde illustré, 1891).

Jules Lévy est le cofondateur en 1878 du groupe des Hydropathes mais surtout le fondateur des Arts incohérents. C'est une personnalité montmartoise, très liée à Émile Goudeau[1].

Article détaillé : Arts incohérents.

Il est, vers 1884, libraire-éditeur à Paris, rue Antoine-Dubois où il édite ses amis, et il est proche de Jules Roques, fondateur du journal illustré Le Courrier français qui le soutient. Il organise de nombreux bals costumés.

Il est un temps rédacteur en chef de la revue du cabaret Le Chat Noir de Rodolphe Salis, puis cofondateur, avec François Mainguy, du journal Fin de Siècle en décembre 1890.

Comme Mainguy, il est harcelé par de nombreux procès pour attentats publics à la pudeur et atteinte aux bonnes mœurs à partir de 1891, notamment sous le ministère d'Ernest Constans (surnommé « Père la Pudeur »), en organisant des fêtes qui parfois dégénèrent en chahut, et de publications d'illustrations et de textes assez érotiques. Il jette l'éponge en 1896 et revend Fin de Siècle en janvier 1898.

Il a écrit également pour Georges Courteline de courtes pièces grandguignolesques.

En 1928, il publie un recueil de morceaux choisis dans un recueil intitulé Les Hydropathes, prose et vers (Delpeuch), dans lequel il publie la liste des membres originels de ce mouvement, soit 235 noms et réunit une cinquantaine de « survivants » pour une conférence à la Sorbonne[2].

Écrits[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Michel Herbert, La chanson à Montmartre, Paris, La Table ronde, (lire en ligne)
  2. Jacques Patin, « Le cinquantenaire des Hydropathes. Un manquant », Le Figaro, mercredi 17 octobre 1928 (exemplaire numérisé sur le site Gallica).

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Noël Richard, À l'Aube du Symbolisme. Hydropathes, Fumistes et Décadent, Paris, Nizet, 1961, p. 37.
  • « Une avant-garde sans avancée. Les "Arts incohérents", 1882-1889 », par Daniel Grojnowski, dans Actes de la recherche en sciences sociales, 1981, 40, 1, p. 73-86lire en ligne sur persee.fr.

Liens externes[modifier | modifier le code]