Jules Froment

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Jules Froment (Lyon, 1878-1946) est un médecin neurologue français. Il introduisit le test diagnostique de la manœuvre, dite de Froment, particulièrement utilisée pour détecter le parkinsonisme[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

On se souvient de lui pour son travail sur les maladies neurologiques. Pendant la Première Guerre mondiale, il était en poste à Rennes, où il soignait des soldats souffrant de troubles nerveux. Après la guerre, il a écrit en collaboration avec Joseph Babinski (1857-1932) un travail important sur l'étiologie de phénomènes tels que le « shell shock » (traumatisme dû aux bombardements) et l'« hystérie des combats. » L'étude a été intitulée Hystérie, pithiatisme et troubles nerveux d'ordre réflexe en neurologie de guerre, et elle a suscité la controverse à l'époque.

Également avec Babinski, on lui doit d’avoir décrit une maladie caractérisée par une combinaison des troubles vasomoteurs, de l'atrophie musculaire et des lésions tissulaires. On la connait maintenant sous le nom de syndrome de Babinski-Froment.

On lui doit d’avoir conçu une série de tests pour les dysfonctionnements nerveux, y compris un moyen simple pour tester la faiblesse du nerf cubital : si un patient tient entre le pouce et l'index une feuille de papier et que le pouce fléchisse, c’est le signe d’une paralysie du nerf cubital. On utilise ce test pour évaluer l'état du muscle court fléchisseur du pouce.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Emmanuel Broussole, Marie-Pierre Rethy et Stéphane Thobois, « Jules Froment (1878-1946) », J Neurol, vol. 256,‎ , p. 1581-1582 (lire en ligne)