Jules Durand

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Jules Durand
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Portrait de Jules Durand[1]

Naissance
Le Havre (Seine-Inférieure, France)
Décès (à 45 ans)
Sotteville-lès-Rouen (Seine-Inférieure, France)
Profession
Activité principale

Jules Durand, né le au Havre et mort le à l'asile de Sotteville-lès-Rouen, est un syndicaliste libertaire français victime en 1910 d'une grave erreur judiciaire, parfois appelée l'« affaire Dreyfus du monde ouvrier » ou l'« affaire Dreyfus du pauvre »[2].

Anarchiste et syndicaliste révolutionnaire, secrétaire du syndicat des charbonniers (qui déchargent et mettent en sac le charbon arrivant par bateau), il est en 1910 au port du Havre, l’un des principaux animateurs d’une grève illimitée contre l’extension du machinisme et la vie chère.

À la suite d’une machination, il est accusé d'être le « responsable moral » de l'assassinat d'un chef d'équipe non-gréviste, en réalité tué lors d'une rixe entre ivrognes. Il est condamné à mort mais grâce à une importante mobilisation, cette peine est commuée en sept années de réclusion.

Gracié partiellement et libéré en février 1911, il est totalement innocenté en 1918. Mais, brisé par cette affaire, il meurt en février 1926 dans un asile psychiatrique.

Son nom est donné à un boulevard du Havre en 1956.

Engagement de Jules Durand[modifier | modifier le code]

Débuts professionnel et militant[modifier | modifier le code]

Amené très tôt à travailler, Jules Durand commence sa carrière professionnelle comme docker, puis devient, comme son père avant lui, charbonnier-journalier[3].

Il fréquente l’université populaire des Bourses du Travail et s'intéresse rapidement aux idées socialistes et notamment au concept de lutte des classes, grâce à ses lectures de Louise Michel, Proudhon ou Émile Pouget. Il rallie le syndicalisme révolutionnaire, aide à constituer l’union départementale des syndicats et devient secrétaire du syndicat des ouvriers charbonniers du Havre qu'il contribue en grande partie à renforcer. Le syndicat compte ainsi environ quatre cents adhérents en 1910. Il est également membre de la Ligue des droits de l'Homme et militant antialcoolique, ce qui le rend dangereux et suspect aux yeux de son employeur. Ce dernier avait en effet l'habitude de payer les dockers en jetons qu'ils devaient échanger auprès des tenanciers de cafés qui leur imposaient des consommations, pour un minimum de 10 % avant de consentir à verser leur salaire[4],[5].

L'affaire Durand[modifier | modifier le code]

Le contexte de l'affaire : la grève d'août 1910[modifier | modifier le code]

Jules Durand sur un drapeau dans une manifestation au Havre.

À la mi-août 1910, le syndicat des ouvriers charbonniers du Havre lance une grève illimitée « contre l’extension du machinisme, contre la vie chère, pour une hausse des salaires et le paiement des heures supplémentaires ». Pour combattre ce mouvement de grève, les compagnies portuaires et maritimes havraises décident d'embaucher des hommes qu'elles paient trois fois plus cher, anti-grévistes, surnommés « renards » ou « jaunes[6] » par les ouvriers en grève[3].

Le , une rixe éclate sur le port entre, d'une part, trois ouvriers charbonniers en grève et, d'autre part, Louis Dongé, contremaître non-gréviste qui insulte les grévistes. Au cours de la rixe entre ces personnes alcoolisées, Louis Dongé sort un revolver, les trois autres se précipitent sur lui pour le désarmer et le frappent à coup de pied alors qu'il est à terre. Il meurt le lendemain à l'hôpital, succombant à une fracture à la base du crâne. Les trois charbonniers sont arrêtés et c'est le début de « l'affaire Durand » qui va faire grand bruit au début du XXe siècle lorsque le secrétaire du syndicat, connu pour ses idées anarchistes et antialcooliques, est appréhendé[7].

L'arrestation de Jules Durand[modifier | modifier le code]

Le , Jules Durand est arrêté à son domicile par les forces de l'ordre, ainsi que les frères Boyer, occupant les fonctions de secrétaire adjoint et de trésorier au sein du syndicat. Ils sont inculpés d'« incitation et complicité de meurtre sur la personne de Louis Dongé » et incarcérés à la maison d'arrêt du Havre. Il est reproché à Jules Durand d'avoir prononcé lors d'un rassemblement que Louis Dongé, par ailleurs membre du syndicat, serait supprimé.

Procès et condamnations[modifier | modifier le code]

Le juge d'instruction chargé de l'enquête, Georges Vernys, mène son instruction criminelle à charge[8] en moins de deux mois, Durand étant inculpé pour complicité d’assassinat, guet-apens et crime avec préméditation. Ainsi, le procès s'ouvre dès le à la cour d'assises de Rouen. Jules Durand est défendu par René Coty, jeune avocat inexpérimenté, lui aussi Havrais et futur président de la Quatrième République (1954-1959).

Jules Durand est nommément désigné par une dizaine de charbonniers non-grévistes comme étant le commanditaire du meurtre. En revanche, le commissaire Albert-Eugène Henry, chef de la Sûreté, rédige un rapport à décharge, persuadé que Jules Durand ne saurait être le responsable de ce meurtre. Il s'appuie sur sa connaissance de Jules Durand comme étant un responsable syndical très raisonnable mais aussi et surtout sur les dires de plusieurs « taupes » présentes lors des rassemblements.

Le 25 novembre, le verdict du jury, « largement recruté dans la riche bourgeoisie »[9], tombe : les frères Boyer sont acquittés, trois des quatre véritables coupables condamnés à des peines de prison. Jules Durand, à la stupéfaction générale, est condamné pour « complicité d'assassinat » sur la personne de Louis Dongé, « en y provoquant par promesses, menaces, abus d'autorité et de pouvoir, machinations et artifices coupables », et ce sans circonstances atténuantes[10]. Il est condamné par le président de la cour d'Assises de Rouen à la peine suprême, la mort. Pris d'une crise de nerfs à la fin du procès, Jules Durand commence à perdre la raison (il ira quarante jours à l'asile). Aussitôt après l'audience, les jurés réunis dans la chambre de leurs délibérations et ayant réalisé que la peine est trop lourde, signent collectivement un recours en grâce en sa faveur[11].

Les suites du procès[modifier | modifier le code]

Le jour du verdict, à 22 h, l'Union des syndicats reçoit un télégramme annonçant la condamnation à mort de Durand. C'est la révolte et la colère et, trois heures plus tard, il est décidé de mener une « campagne d’agitation et de protestations ». Le 28 novembre, une grève générale de vingt-quatre heures en soutien à Jules Durand commence qui paralyse Le Havre et dont les perturbations dureront finalement au-delà…

La Ligue des droits de l'Homme dont Jules Durand est membre ainsi que le Comité de soutien créé au Havre militent sans relâche pour la révision du procès, en lançant notamment une importante campagne de presse. Jules Durand reçoit de nombreux soutiens dont ceux d'Anatole France et de Jean Jaurès[12]. Par ailleurs, deux cents parlementaires, emmenés par Paul Meunier, signent une pétition en faveur d'une grâce présidentielle.

Devant ces réactions et ces mouvements qui gagnent en France, en Angleterre et aux États-Unis, le président de la République, Armand Fallières ne peut rester sans réagir. Le 31 décembre 1910, il décide de gracier partiellement Durand et de commuer sa peine de mort en sept ans de réclusion criminelle[13].

Finalement, une nouvelle demande de grâce permet à Jules Durand d'être libéré le 16 février 1911[14]. Il est alors triomphalement accueilli au Havre par ses camarades. Cependant, la folie l'a gagné durant son séjour en prison, et il souffre désormais d'un délire de persécution. Le , il est interné à l'asile d'aliéné de Sotteville-lès-Rouen où il meurt le , à l'âge de 45 ans[15].

Malgré tout, la mobilisation ne perd pas de sa force. En effet, la grâce présidentielle, surtout partielle, ne suffit pas aux soutiens de Jules Durand qui souhaitent une révision du procès afin d'obtenir l’acquittement. Un pourvoi en cassation est déposé le 16 février 1911. La Cour de cassation qui casse le jugement de la cour d’assises le 9 août 1912, renvoyant Jules Durand à un nouveau procès. Ce dernier est rendu impossible en raison de la maladie mentale de l'accusé, constatée par des experts.

Le 19 juillet 1917, les députés votent une loi de circonstance autorisant désormais la Cour de cassation à statuer au fond, sans renvoi, en cas de démence de l'accusé. Ce projet de loi est déposé par Jules Siegfried, alors député du Havre. Le , Jules Durand est définitivement reconnu innocent par un arrêt de la Cour de cassation. Celle-ci atteste de l'utilisation de faux témoignages mais aucune poursuite n'est engagée contre leurs auteurs.

Une manipulation politico-judiciaire ?[modifier | modifier le code]

Les compagnies maritimes concernées, notamment la Compagnie générale transatlantique (qui deviendra plus tard la Compagnie générale maritime), considérant que la grève n'a que trop duré, auraient « acheté » des charbonniers pour qu'ils témoignent contre Jules Durand, ces derniers affirmant que c'est le syndicat lui-même qui aurait voté l'assassinat de Louis Dongé, et que l'instigateur de ce vote aurait été Jules Durand, secrétaire du syndicat.

De plus, la presse locale (principalement Le Havre Éclair) s'était également emparée de cette affaire faisant de Durand un responsable, sinon un coupable du meurtre de Dongé. L'affaire changeait de statut : on passait de la simple rixe entre ivrognes à une mort quasi préméditée.

Il est à noter que le dossier judiciaire de Jules Durand a mystérieusement disparu[16]. Il en va de même de son dossier médical.

Postérité[modifier | modifier le code]

Dans la littérature et les arts[modifier | modifier le code]

Boulevard Durand[modifier | modifier le code]

Armand Salacrou, écrivain havrais, publie en 1960 une pièce de théâtre sur l'affaire, intitulée Boulevard Durand[17].

La pièce est montée en 1963 par la Comédie du Nord, sous la direction d'André Reybaz. Elle est jouée pour la première fois au Havre dans une salle de cinéma puisque le théâtre de la ville a été détruit durant les bombardements de 1944. Sont présentes la fille de Jules Durand ainsi que celle de son avocat, René Coty, ancien président de la République. Les deux premières représentations connaissent un tel succès que quatre autres sont organisées. Le cinéma ne pouvant accueillir la pièce plus longtemps, elle est ensuite jouée dans la salle Franklin, qui n'est autre que la Maison des syndicats du Havre.

La pièce rencontre également un grand succès dans la capitale ; les représentations font salle comble au point que des milliers de personnes ne peuvent y trouver de place. La Comédie du Nord vient jouer la pièce d'Armand Salacrou à Laval, le devant un maigre public. Robert Bourzeix, alors directeur du théâtre (lequel était aussi un cinéma qui projetait cette semaine-là Le Glaive et la Balance d'André Cayatte) avait invité le neveu du président Coty, le docteur Roland Coty, chirurgien à la clinique Saint-François à Laval, mais ce dernier avait décliné l'invitation.

Le , en présence de Christiane Delpech, petite-fille de Jules Durand, en association avec la Ligue des droits de l'Homme, le collectif Jules-Durand et le Théâtre de l’Ephémère, l’intersyndicale havraise CGT-CFDT-FSU-Solidaires, épaulée par le Syndicat de la magistrature et le Syndicat des avocats de France a rendu hommage à Jules Durand « dans le cadre du centenaire du verdict qui avait condamné à mort le syndicaliste révolutionnaire en 1910 »[18]. La pièce est alors jouée une nouvelle fois au Havre.

La pièce inspire un téléfilm du même nom, réalisé par Jean-Paul Carrère. Il est diffusé le sur la deuxième chaîne. Il est à nouveau présenté au public en salles en 2014[19].

Autres œuvres[modifier | modifier le code]

Le dramaturge André Benedetto revient, en 1970, dans sa pièce Emballage, créée au Havre, sur l'affaire Jules Durand. La pièce est éditée chez Pierre-Jean Oswald.

Alain Scoff est l'auteur en 1984 d'un ouvrage sur l'affaire[20].

Un livre écrit par Philippe Huet, Les Quais de la colère, retrace l'histoire de Jules Durand et, plus largement, celle des charbonniers.

Une brochure a été publiée par la CNT-RP en 2010 à l'occasion du centenaire de la machination contre Jules Durand : L'Affaire Durand : 1920-2010, centenaire de la machination contre Jules Durand, anarchiste et syndicaliste du Havre par Patrice Rannou. L'auteur en a fait un livre, L'affaire Durand, aux éditions Rouge et Noir (2014)

La même année paraît L'Affaire Quinot. Un forfait judiciaire, Paris, écrit par d'Émile Danoën et édité par la CNT-RP. par qui raconte aussi l'histoire de Jules Durand.

Travaux universitaires[modifier | modifier le code]

Les travaux universitaires sur Jules Durand sont peu nombreux. Des journées d'étude peuvent néanmoins être citées :

  • celle organisée à l'université du Havre par le laboratoire CIRTAI/DEES avec le concours de l'association des Amis de Jules Durand les 13 et . Une conférence débat était organisée le 13 au soir avec le soutien de la Ligue des droits de l'Homme, intitulée « Jules Durand, vers une réhabilitation complète ? ». Le 14 avait lieu la journée d'étude proprement dite, intitulée « Jules Durand : connaissances actuelles, questions nouvelles ». Un livre intitulé Jules Durand. Un crime social et judiciaire (L'Harmattan, 2015), sous la direction de John Barzman et Jean-Pierre Castelain reprend les actes du colloque ;
  • la journée d'étude organisée par des étudiants en droit de l'université du Havre, le , intitulée « L'Affaire Jules Durand et les Droits de l'homme d'hier à aujourd'hui » ;
  • la journée Jules Durand des 25 et ayant pour thème « La situation sociale dans les ports au début du vingtième siècle », journée organisée par Idées Le Havre UMR 6266 CNRS avec la participation de l'Association des amis de Jules Durand et le soutien de la commission Recherche, de l'UFR LSH et du PRSH de l'université du Havre.

L'entretien de la mémoire de Jules Durand[modifier | modifier le code]

Le , le Comité des amis de Jules Durand, les syndicats autonomes et les anarcho-syndicalistes du Havre érigent une stèle funéraire à sa mémoire dans le cimetière Sainte-Marie du Havre[15].

Le , une commémoration du centième anniversaire de sa libération s’est tenue à Rouen devant le palais de justice par le Collectif pour la défense des libertés fondamentales[15].

Une plaque commémorative est apposée au Havre sur l'immeuble où il a résidé au 51 quai de la Saône, non loin de la Résidence à'docks[21].

L'association des Amis de Jules Durand continue aujourd'hui de faire vivre la mémoire de Jules Durand au Havre en organisant plusieurs événements.

Le , l'université du Havre inaugure un amphithéâtre au nom de Jules Durand.

Le , Mme Sandrine Dunoyer, adjoint au maire du Havre chargée de la culture, et Jean-Pierre Castelain, président de l'association Les Amis de Jules Durand, inaugurent l'exposition « Vie et combats de Jules Durand, docker charbonnier 1880-1926 » en présence de Christiane Delpech, petite-fille de Jules Durand. Exposition présentée du au dans la chapelle du cimetière Sainte-Marie au Havre.

Un square de Paris et une avenue d'Asnières portent son nom.

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Source : La Vie Ouvrière, décembre 1910
  2. Eddy Simon, Les grandes affaires criminelles de Seine-Maritime, Éditions de Borée, , p. 152.
  3. a et b Alain Rustenholz, Les grandes luttes de la France ouvrière, Les Beaux Jours, , p. 134.
  4. Didier Nourrisson, Alcoolisme et antialcoolisme en France sous la Troisième République, Documentation française, , p. 381.
  5. Jean-Pierre Castelain, Manières de vivre, manières de boire : alcool et sociabilité sur le port, Imago, , p. 27.
  6. Les syndicats jaunes sont des organisations apparues pour faire obstacle aux syndicats ouvriers et ils furent considérés comme des briseurs de grève. Lors de leur création en 1899, leur emblème était un gland jaune et un genêt. Par extension, un membre d'un syndicat jaune était appelé péjorativement jaune, et ici renard est utilisé comme une métaphore de jaune.
  7. Didier Nourrisson, Alcoolisme et antialcoolisme en France sous la Troisième République, Documentation française, , p. 381.
  8. Stanislas Ducrot qui dirige au Havre la Compagnie Générale Transatlantique, veut en finir avec la grève, est en relation avec le procureur qui fait pression sur Vernys.
  9. Madeleine Rebérioux, Parcours engagés dans la France contemporaine, Belin, , p. 2.
  10. Marc Olivier Baruch, Vincent Duclert, Justice, politique et République : de l'affaire Dreyfus à la guerre d'Algérie, Éditions Complexe, , p. 154.
  11. Henri Temerson, Biographies des principales personnalités françaises décédées au cours de l'année, Hachette, , p. 289.
  12. Éditorial de Jaurès consacré à l'Affaire Durand, l'Humanité, 10 décembre 1910.
  13. Annette Haudiquet, Olivier Le Bihan, Sur les quais : ports, docks et dockers de Boudin à Marquet, Somogy, , p. 51.
  14. Éditorial de Jaurès consacré à la libération de Durand, l'Humanité, 16 février 1910.
  15. a, b et c Natalie Castetz, « La résurrection du « Dreyfus ouvrier » », sur liberation.fr, .
  16. « Histoire au Havre : rendre justice à Jules Durand », paris-normandie.fr, 18 septembre 2013.
  17. Armand Salacrou, Boulevard Durand (Chronique d'un procès oublié), Paris, Gallimard, 1961, 288 p., rééditions dans la collection « Folio » à partir de 1972.
  18. Article du site Normandie-actu.
  19. http://www.normandie-actu.fr/erreur-judiciaire-un-telefilm-sur-jules-durand-diffuse-au-havre_100654/
  20. Alain Scoff, Un nommé Durand, Paris, Lattès, 1984.
  21. Plaque commémorative Jules Durand.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alain Scoff, Un nommé Durand, Éditions Jean-Claude Lattès, 1970
  • Natalie Castetz, La résurrection du « Dreyfus ouvrier », Libération, 7 mars 2011, pp. 38-39, lire en ligne.
  • Collectif, Jules Durand : un crime social et judiciaire, L’Harmattan, 2015.
  • Roger Colombier, Jules Durand : une affaire Dreyfus au Havre (1910-1918), Syllepse, 2016.
  • Roger Martin, Les docks assassinés, l'affaire Jules Durand, Les Éditions de l'Atelier, 2016
  • Christophe Preteux, « Un hors-série sur l’appartenance de Jules Durand à l’anarchisme », Paris Normandie,‎ (lire en ligne).

Radio[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]