Jules Dumont d'Urville

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Jules Dumont d'Urville
Jules-Sébastien-César Dumont d’Urville.
Jules-Sébastien-César Dumont d’Urville.

Naissance
à Condé-sur-Noireau
Décès (à 51 ans)
à Meudon
Origine Français
Allégeance Drapeau de l'Empire français Empire français
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Arme Pavillon de la Marine du Premier Empire Marine impériale française
Pavillon de la marine royale française Marine royale française
Grade Contre-amiral
Années de service 1811 – 1842
Distinctions Médaille d'or de la Société de géographie
Autres fonctions Membre de l'Académie de Caen
Famille Dumont d'Urville

Jules Sébastien César Dumont d’Urville, né à Condé-sur-Noireau le et mort accidentellement à Meudon le , est un officier de marine et explorateur français qui mena de nombreuses expéditions, notamment à bord de l'Astrolabe.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Né au sein d’une ancienne famille de Normandie, son père, Gabriel Charles François Dumont, seigneur d’Urville est bailli de la nouvelle Haute Justice de Condé. Après le décès de ce dernier, son éducation est confiée au frère de sa mère, l'abbé de Croisilles, chanoine à Caen. Il poursuit ses études au collège de Bayeux puis, bon élève au lycée de Caen. À 17 ans, il s'engage dans la Marine et, après avoir réussi avec succès un sévère examen, il fut nommé aspirant de première classe en novembre 1807. À vingt ans (en 1810), il se présenta à l’examen de l’École polytechnique, mais son âge trop avancé ne permit pas qu’il y fût reçu. Il débuta sa carrière dans la marine à Brest en 1811 sur le vaisseau l’Aquilon, puis il passa successivement sur l’Amazone, le Suffren, le Borée et la Ville de Marseille et parvint en 1812 au grade d’enseigne de vaisseau. Le premier voyage de Dumont d’Urville eut lieu sur la Ville de Marseille, qui conduisit en 1814 le duc d’Orléans à Palerme et qui l’en ramena avec sa famille. Il rencontre à Toulon Adèle Pépin, fille d’un horloger de la marine originaire de Cluses en Haute-Savoie, qu'il épouse le à Toulon. Le couple a notamment deux fils :

  • Jules (1816-1823) ;
  • Jules (1826-1842), mort accidentellement.

En août 1816, Dumont d'Urville apprend le projet de circumnavigation de Louis de Freycinet. Il quitte Toulon pour Paris afin de convaincre Freycinet de le prendre à bord de l'Uranie mais l'état-major est déjà complet. [1] Ensuite, il retourne à Toulon où il reprend ses études : physique, astronomie, sciences naturelles et langues étrangères.

Jules Dumont d'Urville est connu pour son caractère difficile. Il est à la fois « fascinant et repoussant » selon les mots de Hans-Otto Meissner[2]. Imbu de lui-même et de sa supériorité intellectuelle, certes réelle, il jalouse néanmoins la réussite de ses contemporains jusqu'à leur vouer une haine inextinguible.[Lesquels ?]

La Vénus de Milo[modifier | modifier le code]

Il fait partie, avec le capitaine Pierre-Henry Gauttier du Parc, d’une expédition scientifique envoyée en 1819 en mer Noire et dans les îles grecques avec le navire la Chevrette pour déterminer les positions géographiques de l'archipel grec. Il est chargé lors de cette expédition des observations d'histoire naturelle et de l'archéologie. Il est le premier à signaler à l’ambassadeur français à Constantinople une statue récemment exhumée et dont il perçoit immédiatement l’inestimable valeur.[3] C’est la fameuse Vénus de Milo, sculptée en 130 av. J.-C.. C'est en ces mots que Dumont d'Urville la décrit : "La statue dont je mesurai les deux parties séparées, avait à peu de chose près, six pieds de haut; elle représentait une femme nue, dont la main gauche relevée tenait une pomme, et la droite soutenait une ceinture habilement drapée et tombant négligemment des reins jusqu'aux pieds : du reste, elles ont été l'une et l'autre mutilées, et sont actuellement détachées du corps. Les cheveux sont retroussés par derrière, et retenus par un bandeau. La figure est très belle, et serait bien conservée si le bout du nez n'était pas entamé. Le seul pied qui reste est nu : les oreilles ont été percées et ont dû recevoir des pendants. " .[4] C’est sur la notice qu’il en avait tracée que M. de Marcellus organise l’achat par la France de cette statue, aujourd’hui exposée au musée du Louvre, qui est devenue l’une des plus célèbres au monde. En 1820, la reconnaissance complète du périple de la mer Noire fut exécutée.

La Coquille[modifier | modifier le code]

A son retour en France, Dumont d'Urville est chargé au sein du dépôt des cartes de la Marine de mettre au clair les observations de la campagne. Il est encensé par l'Académie et la société de géographie. [5]Nommé lieutenant de vaisseau en 1821, il s'associe à Louis Isidore Duperrey pour mettre à exécution un voyage de circumnavigation planifié par ces deux officiers et approuvé par le gouvernement. Il en résulte le voyage d’exploration scientifique de La Coquille, de 1822 à 1825 avec pour commandant, le capitaine Duperrey. Dumont d'Urville est chargé lors de ce voyage de la botanique et de l'entomologie. Il rapporte au Muséum plus de trois mille espèces de plantes, dont quatre cents nouvelles et mille deux cents espèces d’insectes, dont trois cents nouvelles. Il publie à son retour divers mémoires scientifiques et une Flore des Malouines (en latin). Au retour de la Coquille, les éloges ne tarissent pas face au succès scientifique de l'expédition

L’Astrolabe[modifier | modifier le code]

L’Astrolabe en 1838.

Le comte Chabrol de Crousol, ministre de la Marine confie à Dumont d’Urville une nouvelle exploration de la mer du Sud. Il reçoit en 1826 le commandement des deux corvettes renommée la Coquille renommée L’Astrolabe et la Zélée, avec le grade de capitaine de frégate. Il a pour mission d’explorer l’Océanie et l'expédition est envoyée dans l’océan Pacifique pour arpenter les côtes de la Nouvelle-Guinée, la Nouvelle-Zélande et d’autres îles. La seconde mission de l'expédition est de retrouver le lieu du naufrage de La Pérouse. Le 22 avril 1826, Jules Dumont d’Urville appareille de Toulon comme commandant de L'Astrolabe (l’ancienne La Coquille.)

Dumont d'Urville choisit les officiers suivants pour l'expédition : Jacquinot, Lottin, Gressien Guilbert, Pierre Primevère Lesson (chirurgien de troisième classe), Gaimard (médecin major) assisté du professeur Quoy. Trois élèves de marine : Faraguet, Girard-Dumaine et François Edmond Pâris, De Sainson (dessinateur), un commis et un secrétaire. Presque tous sont des anciens de la Coquille ou de la Chevrette. Jacquinot se charge de constituer l'équipage. Au total, 80 personnes embarquent pour l'expédition. [6]


Le capitaine Peter Dillon est le premier à avoir recueilli des objets provenant des épaves de La Pérouse à Tukopia en 1826 puis à Vanikoro sur les lieux du naufrage. Il identifie ces objets comme les restes de l'expédition de La Pérouse mais il refuse de communiquer les coordonnées précises des épaves. Dumont d'Urville aborde à Hobart le 19 décembre 1827 et apprend la découverte de Dillon. Il séjourne à Vanikoro du 21 février au 17 mars et il fait élever un monument à la gloire de La Pérouse. Grâce aux divers témoignages recueillis et à ses observations, D'Urville reconstitue le déroulement du drame. [7]

L'Astrolabe est de retour à Marseille le 25 mars 1829. Le bilan est lourd : 12 morts, 14 malades débarqués dans un port, 3 déserteurs. [8]

L'expédition de 35 mois a procuré à la géographie et à la navigation la reconnaissance positive de plus de 4 000 lieues de côtes les moins connues du globe sur la Nouvelle-Irlande, la Nouvelle-Bretagne et la Nouvelle-Guinée ; elle a assuré la position de près de 200 îles ou îlots, dont une soixantaine n’avaient encore figuré sur aucune carte. Dumont d'Urville a cartographié les îles Loyauté, effectué un relevé des côtes de la Nouvelle-Zélande. Il a entrepris une exploration des îles Tonga et des Moluques. Ses rapports ont permis la classification des îles en Mélanésie, Polynésie et Micronésie.

Les immenses récoltes d’histoire naturelle, amassées durant tout le cours de la campagne, sont déposées au retour au Muséum d’histoire naturelle et le Musée maritime s’enrichit d’un nombre considérable d’objets des peuples visités. Dumont d'Urville a rassemblé une pléthore de matériaux précieux pour la géographie et la botanique. Il fait paraître, sous le titre de Voyage de l’Astrolabe (13 volumes, in-8, 1830 et années suivantes), le résultat de ses recherches très critiquées par le savant François Arago pour leur imprécision. Il contribue à la cartographie de cette région du globe, notamment en proposant à la Société de géographie la subdivision devenue traditionnelle de l’Océanie en Polynésie, Micronésie et Mélanésie (dont il crée le nom) — et en Malaisie. Ces subdivisions sont désormais contestées par les géographes et les linguistes mais continuent d’être utilisées.

1830 et la disgrâce[modifier | modifier le code]

C'est lui qui fut chargé du commandement du vaisseau Great-Britain qui transporta Charles X le 16 août 1830, sur la terre étrangère à Portsmouth (Angleterre). Il obtint dès lors du gouvernement anglais la reconnaissance du nouveau pavillon français et, à son retour, il fit la proposition de réclamer à l’Angleterre les restes de Napoléon Ier. Pendant plusieurs années, la monarchie de Juillet laissa Dumont d’Urville dans un repos qui semblait une disgrâce. Il obtint enfin d’exécuter un nouveau voyage depuis longtemps projeté.

L’Antarctique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Expédition Dumont d'Urville.
Trajet de l’expédition (1837-1840)

Il entreprend en 1837 un nouveau voyage, dans une expédition dans les régions de l’Océan Antarctique. Cette nouvelle expédition est fort décriée par François Arago dans le discours qu'il prononce le 5 juin 1837 à la chambre des députés.[9] Il critique la destination choisie qui n'a selon lui aucun intérêt scientifique : "C'est donc un voyage de pure curiosité; les gens sensés n'entreprennent pas des voyages dangereux, quand il n'y a rien à attendre pour les sciences et pour le commerce." L’Astrolabe et la Zélée partent de Toulon le et le 13 novembre mouillent dans la rade de Rio de Janeiro. Le , elles quittent la Terre de Feu et s’avancent vers les glaces antarctiques. [10] Arago s'interroge également sur la robustesse des navires choisis pour aller au pôle sud et souligne le caractère dangereux de l'expédition. Par la suite, Dumont d'Urville et Arago vont s'affronter par discours interposés relayés dans les Annales maritimes.[11]

Il explore les mers australes, poussa fort avant vers le pôle Antarctique, en affrontant les plus grands périls, découvre quelques nouvelles terres. Les premières rencontrées le sont dès le 59e degré ; au 64e de latitude sud, ce ne sont plus des montagnes flottantes, mais une barrière compacte qui se prolonge à perte de vue. À force de travaux, les navires remontent vers le nord et découvrent une côte de 120 milles d’étendue, qu’on nomme la terre Louis-Philippe.

Le 7 mars, ils sortent des glaces et, le 7 avril, ils font relâche à Valparaíso. Dumont d’Urville quitte cette rade le 29 mai, séjourne, du 26 août au 3 septembre, à Nuku Hiva, îles Marquises et fait le relèvement complet des îles Salomon du 18 au 26 novembre. Le 6 novembre, il revoitVanikoro (îles Nitendi), lieu célèbre par le naufrage de La Pérouse. Le 1er janvier 1839, l’Astrolabe et la Zélée arrivent à Gouaham, le 5 février à Amboine, le 1er juin à la pointe sud de Bornéo, le 8 juin à Jakarta, le 6 octobre à Lampongs (Sumatra). C’est dans ces parages que les deux équipages éprouvent un premier, un cruel désastre : la maladie enlève 17 hommes, contraignant Dumont d’Urville à laisser 16 malades à Hobart vers les premiers jours de décembre.

Ayant appris dans ce port que les capitaines James Clark Ross et Francis Crozier étaient en route pour le pôle Sud, le commandant ne veut pas laisser aux Anglais seuls l’honneur d’une tentative et se décide à faire une nouvelle pointe vers le sud.

Trajet de Dumont d'Urville depuis Hobart (Tasmanie) vers la découverte et la prise de possession de la terre Adélie au nom de la France le 22 janvier 1840.

Le 1er janvier 1840, l’Astrolabe et la Zélée remettent à la voile. Le 15, elles coupent la route de Cook en 1773 et, depuis ce moment, se trouvent dans un espace de mer que jamais navire n’avait sillonné ; le 16, par 60° de latitude sud et 141° de longitude est, on voit la première glace, masse de 50 pieds de hauteur sur 200 d’étendue ; le 17, les glaces ont de 100 à 130 pieds sur 3 à 400 toises d’étendue. Le 20 janvier ils voient la terre au « Cap Découverte ». La terre est à 8, à 10 milles de là ; c’est un immense ruban s’étendant à perte de vue du S.S.-E. à l’O.S.-O., haut de 2 à 300 toises, entièrement couvert de glace et de neige ; on est par 66° 38 de latitude sud et 138° 21 de longitude est, sous le cercle polaire antarctique et à peu de distance du pôle sud magnétique qui a été précédemment localisé par l'hydrographe de l'expédition Vincendon-Dumoulin. Dumont d'Urville reconnait ensuite 150 milles de côte[12],[13].

Après avoir aperçu la côte le 20 janvier 1840[14] à 10 h 50 du soir[15], ils embarquent sur deux canots de l'Astrolabe et de la Zélée et mettent pied, le 22 janvier 1840, sur le Rocher du Débarquement[16],[17], le plus élevé et le plus nord-occidental parmi le groupe d'îlots des « Îles Dumoulin », îles ainsi nommées par Dumont d'Urville en l'honneur de l'hydrographe de l'expédition Vincendon-Dumoulin [18],[19], situées au nord est de l'archipel de Pointe Géologie[20], à environ 4 km du continent près du Cap Géodésie. Ils y prélèvent des échantillons de roche, d'algues et d'animaux et en prennent possession en plantant le drapeau français (66° 36′ 19″ S 140° 04′ 00″ E / -66.60528, 140.06667)[21],[22]. Dumont d’Urville annonce à son équipage que cette terre portera désormais le nom de Terre Adélie, rappelant le prénom de sa femme Adèle. Le 29 janvier ils croisent la route de l'expédition américaine de Charles Wilkes, qui le 16 janvier avait aperçu vers l'ouest une "île de glace" située à plus de 175 km de la côte (à l'est de 66° 22′ S 153° 40′ E / -66.367, 153.67), puis, en voguant plus à l'ouest, la côte elle-même le 25 janvier 1840 (67° 04′ 37″ S 147° 42′ 00″ E / -67.07694, 147.7), soit 5 jours après que Dumont d'Urville l'a aperçue 9 degrés de longitude (environ 400 km) plus à l'ouest, puis y a débarqué, de sorte que les États-Unis ne reconnaissent pas la revendication française sur la Terre Adélie.

Le 27 janvier, forcé de renoncer à tous projets d’exploration de la Terre Adélie, dont on avait tracé environ 150 milles d’étendue en voguant vers l'ouest, il se porte au nord, sous toutes voiles possibles, pour s’échapper du labyrinthe où il se trouve engagé. Ainsi, le 1er février 1840 par 65° 20 de latitude sud et 128° 121 de longitude est, il dit un adieu définitif à ces régions sauvages et met le cap au nord pour rallier Hobart, où il arrive le 17 février. Il visite encore la Nouvelle-Zélande, la Nouvelle-Calédonie, le détroit de Torres, touche à l’île Maurice et revient en France.

L’accident[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Catastrophe ferroviaire de Meudon.
Tombe de Jules Dumont-d’Urville au cimetière Montparnasse (Paris).

Il fut à son retour nommé contre-amiral (décembre 1840) et reçut de la Société de géographie la grande médaille d'or. Il s'occupait de publier son Voyage au pôle Sud et dans l'Océanie lorsqu’il périt avec sa femme et son fils de 16 ans dans la première catastrophe ferroviaire française, qui eut lieu le dans la tranchée de Bellevue à Meudon. Les corps de Dumont d'Urville, de sa femme et de son fils ont été inhumés au cimetière du Montparnasse à Paris. Le Voyage au pôle Sud a paru en 1841-1846 rédigé à partir du tome 4 par Vincendon-Dumoulin, hydrographe de l'expédition.

Postérité[modifier | modifier le code]

Plus tard, en l’honneur de cette découverte et des cartographies de qualité dressées par l'hydrographe de l'expédition Vincendon-Dumoulin, on donna le nom de Dumont d'Urville à la mer d'Urville près de l’Antarctique, au mont D'Urville dans la péninsule Antarctique, au cap d'Urville en Nouvelle-Guinée occidentale (Indonésie) et à l’île d'Urville en Nouvelle-Zélande.

Furent également nommés en son honneur :

Portent également le nom de Dumont d'Urville :

Dumont d'Urville nomma lui même en l'honneur de son épouse, Adèle Pépin, la terre Adélie en Antarctique et l'île Pépin, une île côtière de Nouvelle-Zélande et en l'honneur de la famille de sa mère, Croisille Harbour, dans la baie de Tasman non loin de l'île précitée. Il nomma aussi les îles Dumoulin, dans l'Antarctique en l'honneur de l'hydrographe de son expédition Clément Adrien Vincendon-Dumoulin.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Le récit de ses voyages fut publié en 24 volumes avec six volumes d’illustrations.

Œuvres publiées de son vivant[modifier | modifier le code]

  • Flore des Îles Malouines, imprimerie de Lebel, 1825. Texte sur Gallica : [1]
  • Voyage autour du monde : exécuté par ordre du Roi sur la corvette de Sa Majesté "la Coquille" pendant les années 1822, 1823, 1824 et 1825, sous le ministère et conformément aux instructions de S.E.M. le Marquis de Clermont-Tonnerre, ministre de la marine ; et publié sous les auspices de Son Excellence Mgr le Comte de Chabrol, par M. L. I. Duperrey, capitaine de frégate, chevalier de Saint-Louis et membre de la légion d'honneur, commandant de l'expédition, 6 volumes in-4° accompagnés de quatre Atlas, formant au moins 376 planches, dont 230 environ coloriées, dessinée et gravées par les meilleurs artistes ; Arthus Bertrand, Paris, 1826-1828. 12 volumes grand in-8°, 600 planches ou cartes. Composé de :
  • Voyage de Découvertes de L'Astrolabe exécuté par ordre du Roi pendant les années 1826-1827-1828-1829 sous le commandement de M. J. Dumont d'Urville, J. Tastu, 1832-1834. Texte sur Gallica : Botanique, par MM. A. Lesson et A. Richard, 1832 [2] ;
  • Analyse du Voyage au Congo et dans l'Afrique équinoxiale de M. Douville, La France littéraire, juin 1832. Texte sur Gallica : [3]

Œuvres posthumes[modifier | modifier le code]

Frontispice du Voyage au pôle sud et dans l'Océanie...

Bibliographie[modifier | modifier le code]

(1791-1795), les trouvailles du capitaine Peter Dillon (1813-1827), une mission de Dumont D'Urville (1828-1829), Paris : Mercure de France, cinquième édition

  • Catherine Méhaud, Hélène Richard Dumont d'Urville en Antarctique : journal de bord de Joseph Seureau, quartier-maître de la Zélée (1837-1840), Paris : Publisud, 1995
  • Jacques Guillon Dumont d'Urville 1790-1842 : la Vénus de Milo, les épaves de La Pérouse, l'Antarctique et la Terre Adélie, Paris : Editions France empire, 1986
  • Yves Jacob Dumont d'Urville : le dernier grand marin de découvertes, Grenoble : Glénat, 1995
  • Julia Ferloni"" De Lapérouse à Dumont d'Urville : les explorateurs du Pacifique,
  • Dumont d'Urville, Marcellus & Voutier Enlèvement de Vénus, [Paris] : la Bibliothèque, 1994

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Guillon, Jacques, Dumont d'Urville 1790-1842 : la Vénus de Milo, les épaves de la Pérouse, l'Antarctique et la Terre Adélie, Paris : Editions France empire, 1986, p. 24
  2. Hans-Otto Meissner, La Pérouse, le gentilhomme des mers, éditions Perrin, 2004, (ISBN 2-262-02183-X), p. 256 et suiv.
  3. Dumont d'Urville, Marcellus & Voutier, Elèvement de Vénus, Paris : la bibliothèque, 1994, p. 11
  4. Dumont d'Urville, Marcellus & Voutier, Elèvement de Vénus, Paris : la bibliothèque, 1994, p. 21
  5. Guillon, Jacques, Dumont d'Urville 1790-1842 : la Vénus de Milo, les épaves de Lapérouse, l'Antarctique et la Terre Adélie, Paris : Editions France empire, 1986, p. 52
  6. Jacob, Yves, Dumont d'Urville : le dernier grand marin de découvertes, Grenoble : Glénat, 1995, p. 82
  7. Jacob, Yves, Dumont d'Urville : le dernier grand marin de découvertes, Grenoble : Glénat, 1995, p. 145
  8. Guillon, Jacques, Dumont d'Urville 1790-1842 : la Vénus de Milo, les épaves de la Pérouse, l'Antarctique et la Terre Adélie, Paris : Editions France empire, 1986, p. 130
  9. Annales maritimes, 1937, tome 1, p. 914-944
  10. Annales maritimes, 1937, tome 1, p.931
  11. Annales maritimes, 1397, tome 2, p. 64-106
  12. Carte des explorations effectuées par les corvettes l'Astrolabe et la Zélée dans les régions circum-polaires, 1841, site du Secrétariat du Traité de l'Antarctique, Documents, Sites Historiques et Monuments, planche du Voyage au Pôle sud et dans l'Océanie sur les corvettes “l'Astrolabe” et “la Zélée”, agrandir pour trouver la position n°38 des vaisseaux avant le débarquement, à plus de 7 miles nautiques au sud (environ 14 km), près de la langue du Glacier de l'Astrolabe appelé Pointe Géologie sur la carte.
  13. Voyage au Pôle sud et dans l'Océanie sur les corvettes “l'Astrolabe” et “la Zélée”, exécuté par ordre du Roi pendant les années 1837-1838-1839-1840 sous le commandement de M. J. Dumont-d'Urville, capitaine de vaisseau, Paris, Gide éditeur, 1842-1846, tome 8, p. 148-152, site Gallica : « Le canot de l'Astrolabe avait déjà pris beaucoup d'avance (…) et au bout de deux heures et demie, nous atteignîmes le plus rapproché des îlots aperçus. (…) en si peu de temps, une distance de plus de sept milles. (…) Il était près de neuf heures lorsque, à notre grande joie, nous prîmes terre sur la partie ouest de l’îlot le plus occidental et le plus élevé. » On notera que dans sa relation de voyage Dumont d'Urville, ayant oublié de rajouter un jour en passant le méridien 180° par l'est, antidate d'un jour les évènements qui suivirent, ce qui inspira peut être Jules Verne dans son Tour du monde en quatre-vingts jours.
  14. Proposition de classement du rocher du débarquement dans le cadre des sites et monuments historiques, Réunion consultative du Traité de l'Antarctique, 2006, note 4, qui mentionne l'erreur de date commise par Dumont d'Urville.
  15. Voyage au Pôle Sud et dans l'Océanie sur les corvettes “l'Astrolabe” et “la Zélée”, exécuté par ordre du Roi pendant les années 1837-1838-1839-1840 sous le commandement de M. J. Dumont-d'Urville, capitaine de vaisseau, Paris, Gide éditeur, 1842-1846, tome 8, p. 138, site Gallica.
  16. Photographie du Rocher du Débarquement, site du Secrétariat du Traité de l'Antarctique, Documents, Sites Historiques et Monuments.
  17. Proposition de classement du rocher du débarquement dans le cadre des sites et monuments historiques, site du Secrétariat du Traité de l'Antarctique, Documents, Sites Historiques et Monuments, p. 2.
  18. Carte des Îles Dumoulin par Dubouzet en 1840, site du Secrétariat du Traité de l'Antarctique, Documents, Sites Historiques et Monuments.
  19. Carte des Îles Dumoulin et du « Rocher du Débarquement » dans le Pilote de Terre Adélie, site du Secrétariat du Traité de l'Antarctique, Documents, Sites Historiques et Monuments.
  20. Carte IGN de l'archipel de Pointe Géologie, site du Secrétariat du Traité de l'Antarctique, Documents, Sites Historiques et Monuments.
  21. Planches 168 à 171 du Voyage au Pôle Sud et dans l'Océanie sur les corvettes “l'Astrolabe” et “la Zélée”, site LINK Tasmania, Adelie Coast (Antarctica) - Pictorial works.
  22. Prise de possession de la Terre Adélie, site du Secrétariat du Traité de l'Antarctique, Documents, Sites Historiques et Monuments, planche 171 du Voyage au Pôle Sud et dans l'Océanie sur les corvettes “l'Astrolabe” et “la Zélée”, vue de l'ouest.

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources partielles[modifier | modifier le code]


d'Urv. est l’abréviation botanique standard de Jules Dumont d'Urville.
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