Jules Combarieu

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Jules Combarieu
Description de l'image Jules Combarieu (2).jpg.
Nom de naissance Jules Léon Jean Combarieu
Naissance
Cahors, Drapeau de la France France
Décès (à 57 ans)
Paris, Drapeau de la France France
Activité principale Musicologue
Formation Doctorat ès lettres
Famille Abel Combarieu
Distinctions honorifiques Chevalier de la Légion d'honneur
Prix Charles-Blanc (1908 et 1961)

Jules Léon Jean Combarieu est un musicologue français, né à Cahors le [1] et mort à Paris le [2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Comme son frère aîné, Abel Combarieu, né à Cahors le , et qui deviendra le directeur de cabinet du Président de la République Émile Loubet, Jules est le fils d'Henri Combarieu, imprimeur, et de Marie-Louise Salbant, qui se sont mariés dans le Quercy en 1855.

Il fait ses études à la Sorbonne, puis à Berlin avec Philipp Spitta. Il est d'abord professeur de lettres au lycée de Cahors à partir de 1882[3] et est reçu agrégé de lettres en 1884. En 1894, il reçoit le titre de docteur ès lettres, avec Les rapports de la Musique et de la Poésie considérées au point de vue de l'expression[4], et enseigne quelques années au lycée Louis-le-Grand[3].

Il fonde en 1901 la Revue d'histoire et de critique musicales[5] qui devient la Revue musicale[6] à partir de 1902 avant de fusionner avec la revue de la Société internationale de musique en 1912[7].

En 1902, il est chef de cabinet du ministre de l'instruction publique et des beaux-arts et est nommé chevalier de l'ordre de la Légion d'honneur[8]. En 1903, il devient inspecteur de l'académie de Paris[3].

Entre 1904 et 1910, il est professeur d'histoire de la musique au Collège de France[9].

Son frère Abel Combarieu est l'oncle du diplomate et écrivain, membre de l'Académie française, Paul Morand. Christophe Combarieu, auteur du Lied (1998) et du Bel Canto (1999) (Presses universitaires de France), est son arrière-petit-fils.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Le Rapport de la poésie et de la musique considérée du point de vue de l'expression (thèse, 1893),
  • L'Influence de la musique allemande sur la musique française, in Jahrbuch Peters (1895),
  • Études de philologie musicale :
  1. Théorie du rythme dans la composition moderne d'après la doctrine antique (1896- critique et simplification de Westphal),
  2. Essai sur l'archéologie musicale au XXe siècle et le problème de l'origine des neumes (1896 – ces deux ouvrages ont reçu le prix de l'Académie),
  3. Fragment de l'Énéide en musique d'après un manuscrit inédit (1898),

Lire en ligne[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Archives numérisées d'état civil du Lot, Cahors, année 1859, acte de naissance n° 35, vue 10/91 » (consulté le )
  2. « Archives numérisées d'état civil de Paris, année 1916, 6e arr., acte de décès n° 1286, vue 22/31 » (consulté le )
  3. a b et c Guy Caplat, « COMBARIEU Jules, Léon, Jean », Publications de l'Institut national de recherche pédagogique, vol. 13, no 1,‎ , p. 542–543 (lire en ligne, consulté le )
  4. D'après Maurice. De Wulf, « J. Combarieu. Les rapports de la Musique et de la Poésie considérées au point de vue de l'expression. », Revue néo-scolastique, 1re année no 4,‎ , p. 411-413 (www.persee.fr/doc/phlou_0776-5541_1894_num_1_4_3073_t1_0411_0000_1).
  5. « Revue d'histoire et de critique musicales », sur data.bnf.fr (consulté le )
  6. « La Revue musicale (Paris. 1902) », sur data.bnf.fr (consulté le )
  7. « Inventaire des revues de musique et musicologie francophones | Société Française de musicologie », sur sfmusicologie.fr (consulté le )
  8. « Cote LH/574/83 », base Léonore, ministère français de la Culture (consulté le 17 mars 2020)
  9. Rémy Campos, « Philologie et sociologie de la musique au début du XXe siècle. Pierre Aubry et Jules Combarieu », Revue d'Histoire des Sciences Humaines,‎ 2006/1 (n° 14), p. 19-47 (lire en ligne)
  10. « Jules COMBARIEU | Académie française », sur www.academie-francaise.fr (consulté le )
  11. « Prix Charles Blanc | Académie française », sur www.academie-francaise.fr (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]