Jules Beaujoint

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Jules Beaujoint
Description de cette image, également commentée ci-après
Jules Beaujoint, Almanach Matot-Braine.
Nom de naissance Jules Hippolyte Beaujoint
Alias
Jules de Grandpré
Naissance
Grandpré, Ardennes, Drapeau de la France France
Décès (à 62 ans)
Paris 14e, Drapeau de la France France
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Œuvres principales

Jules Beaujoint, né le à Grandpré (Ardennes) et mort le dans le 14e arrondissement de Paris, est un journaliste et romancier populaire français. Il utilise également le pseudonyme de Jules de Grandpré.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il fait ses études dans les Ardennes avant de les poursuivre à Reims et Paris. Son père envisage pour lui une carrière d'avocat, mais dans la capitale, le jeune homme fréquente avec plus d'assiduité les cercles politiques et littéraires des cafés et de La Closerie des Lilas que les bancs de l'École de droit.

Compromis dans le coup d'État du 2 décembre 1851 dans les factions opposés au Second Empire, il s'exile en Belgique pendant trois ans, où il fonde et rédige les articles d'un journal socialiste à Bruxelles. Certains de ces écrits, notamment des révélations sur le bagne de Cayenne, sont censurés et le font bannir du pays par ordonnance royale.

Son père, ulcéré par les activités politiques de son fils, lui coupe les vivres. Jules Beaujoint se rend alors à Liège, auprès d'Auguste Blanqui, est arrêté et condamné pour rupture de ban. Cette arrestation lui permet néanmoins de ne pas mourir de faim. Son incarcération ayant fait l'objet d'une vive opposition des démocrates belges, il est finalement libéré et rentre, en dépit des risques, à Paris. Il se cantonne dès alors dans l'écriture et la publication d'ouvrages historiques souvent romancés et de récits policiers, parfois issus de faits divers et prétextes à des descriptions de crimes sanglants et crapuleux, dont le peuple raffole.

Son roman le plus populaire, L'Auberge sanglante de Peirebeilhe (1888), est tiré à 200 000 exemplaires de son vivant et était encore édité en 1960.

Jules Beaujoint est inhumé dans le cimetière parisien de Bagneux (78e division)[1].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Romans et ouvrages historiques[modifier | modifier le code]

Le plus grand succès de Jules Beaujoint.
Les soldats Ducatel et Treve sur la porte de st-CLoud in : Histoire du Palais-Royal.
  • Mme Lafarge (1863)
  • Rendez-vous de chasse et d'amour (1866)
  • Les Nuits de Paul Niquet (1867) (voir Paul Niquet)
  • Mémoires d'un agent de police, drames, mystères, révélations (1868)
  • Les Enfants du Père Duchène, roman historique (1871)
  • Mémoires secrets de la marquise de Pompadour, recueillis et mis en ordre par Jules Beaujoint (1873)
  • Les Reines galantes, avec A.-M. Dumonteil (1873)
  • Mémoires d'un geôlier de la Bastille (1874)
  • Les Oubliettes du Grand Châtelet (1874)
  • La Femme coupée en morceaux (1877), en collaboration avec Louis Noir
  • Le Magicien moderne, récréations amusantes de physique et de chimie (1878)
  • L'Alcôve des reines (1879)
  • Histoire des Tuileries depuis leur origine jusqu'à nos jours. Drames politiques. Vie privée des souverains. Débauches secrètes. Crimes mystérieux. Révélations (1881)
  • Histoire du Palais-Royal et de ses Galeries. Politique et mœurs des Princes (1881)
  • Histoire de l'Hôtel-de-Ville de Paris. Grandeurs et misères du peuple depuis Étienne Marcel (1356) jusqu'à la Commune de 1871 (1882)
  • Mystères du Palais de l'Élysée : histoire complète jusqu'à nos jours (1887)
  • Les Auberges sanglantes : L'Auberge sanglante de Peirebeilhe, L'Auberge des Trois Rois (1888)
  • La Malle sanglante, assassinat de l'huissier Gouffé, affaire Eyraud et Gabrielle Bompard (1890)
  • Les Quatre Sergents de La Rochelle (4 volumes, 1890-1892)
  • Les Grands Duels historiques (1892)

Sous le pseudonyme de Jules de Grandpré[modifier | modifier le code]

  • L'Art de prédire l'avenir. Divination par les songes. Les Pressentiments (1878)
  • Cartouche, roi des voleurs, crimes et scènes de mœurs sous la Régence, aventures et exploits de sa bande (1883)
  • Le Capitaine Mandrin (1885)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]