Jules Augustin Williams Léon Battesti

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Officier général francais 2 etoiles.svg Jules Augustin Williams Léon Battesti
Naissance
Gravelines, France
Décès (à 56 ans)
Reims, France
Mort au combat
Origine Drapeau de France Français
Allégeance Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Gendarmerie
Grade Général de brigade
Années de service 1877 – 1914
Conflits Campagne d'Algérie
Première Guerre mondiale
Commandement 52e division d'infanterie
Distinctions Chevalier de la Légion d'honneur Chevalier de la Légion d'honneur
Hommages Nom d'une rue à Reims

Jules Augustin Williams Léon Battesti (GravelinesReims), est un officier général français. C'est l'un des 42 généraux français morts au combat durant la Première Guerre mondiale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Gravelines, dans le Nord, il est le fils d'un lieutenant au 16e régiment d'infanterie Jacques Augustin Battesti[1] et de Zoé Flavie Idrag Grady[2].

Après ces études au Prytanée militaire de la Flèche, il intègre l'École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1877 (promotion de Novi Bazar)[3]. En 1879, il en sort 188e sur 340 et affecté au 122e régiment d'infanterie (RI) à Montpellier comme sous-lieutenant. En 1880, il est muté au 8e RI à Saint-Omer. Le , il est promu lieutenant et, est affecté au 73e RI à Béthune.

Il se marie à Boulogne-sur-Mer, le avec Dorothée Céline Ernestine Dubourt[4]. De cette union naît trois filles : Louise Félicie Augustine (1885-1953) ; Andrée (1888-1975) ; Dorothée (1907-1972).

Le , est muté à sa demande dans la gendarmerie (compagnie de gendarmerie du Cher, à Bourges), puis, en à la compagnie du Pas-de-Calais, à Saint-Pol-sur-Ternoise. Le , il intègre le régiment d'infanterie de la Garde républicaine, en vue d'entrer, un mois plus tard[5] à l'École supérieure de Guerre. Il passe capitaine le et, est muté à la compagnie de gendarmerie des Bouches-du-Rhône, à Arles. Le , il obtient le brevet d’état-major. Le mois suivant[6], il est muté à la compagnie de gendarmerie du Vaucluse, à Avignon. Il est placé hors cadre afin de suivre le stage d'état-major à la place forte d’Épinal, du au . Le , il est affecté à la compagnie de gendarmerie de la Seine Inférieure, au Havre. Le capitaine Battesti fait campagne en Algérie du au en qualité d'officier d'ordonnance du général, commandant la division à Oran. Il est nommé chef d'escadron le , et est affecté à la compagnie de l'Indre. Le , il prend le commandement d'un escadron de cavalerie de la Garde républicaine. Il est nommé chevalier de la Légion d’honneur le [7]. De 1904 à 1905, il commande l'école des aspirants de la gendarmerie.

Le , il obtient le grade de lieutenant-colonel, avec le commandement de la 4e légion de gendarmerie au Mans. Avant de prendre le commandement de la 11e légion à Nantes. Il est promu colonel, le , commandant de la légion de gendarmerie à Lille. Le , le colonel Battesti devient inspecteur général du 3e arrondissement de gendarmerie. À ce poste, il est promu général de brigade le .

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le , le général Battesti prend le commandement de la 104e brigade d'infanterie (BI)[8] au sein de la 52e division d'infanterie de réserve[9]. La division est déployée du 9 au 13 août autour de Mézières, avec mission de garder les ponts de la Meuse, de Mézières jusqu'à Givet. Les unités de la division sont engagées lors de la bataille de la Meuse le 28 août autour de Frénois et de Donchery, puis se replient le 29 août. Le 2 septembre, à la suite du limogeage du général Coquet, Battesti est placé à la tête de la 52e division d'infanterie[10].

Il est tué à son poste de commandement pendant le bombardement du par un obus de 210 mm dans la rue de Cernay à Reims[11],[12]. Son décès est déclaré à Cernay-lès-Reims[13].

Il est cité, à titre posthume, à l'ordre de l'armée :

« En pleine bataille de la Marne, fit preuve de brillantes qualités d'énergie, d'une froide bravoure et un complet mépris du danger, restant jours et nuits au milieu de ses troupes les plus avancées à la ligne. Chargé de missions offensives au nord-est de Reims, toujours au péril de sa vie, trouva une mort glorieuse sur le champ de bataille le 25 septembre 1914. »

— Citation à l'ordre de l’armée, le 6 juillet 1918.

Reconnu « mort pour la France », son corps reposa au cimetière de l’Ouest à Reims[14] avant d'être inhumé au cimetière de l'Est à Boulogne-sur-Mer.

Postérité[modifier | modifier le code]

Son nom est inscrit au monument des Généraux morts au Champ d'Honneur 1914-1918 de l'église Saint-Louis à l'Hôtel des Invalides de Paris[15].

En 1927, une stèle est érigée à l'endroit où il fut tué[16].

Plusieurs casernes de gendarmerie portent le nom du général Battesti (Ajaccio, Mérignac, Reims et Rouen). Reconnu par ses pairs comme excellent cavalier, une plaque est apposée à la caserne Vérines (une des caserne de la Garde républicaine) à Paris. À l'École des officiers de la gendarmerie nationale (EOGN), un amphithéâtre porte son nom.

Décorations[modifier | modifier le code]

Chevalier de la Légion d'honneur Chevalier de la Légion d'honneur (décret du 30 décembre 1901).

Croix de guerre 1914-1918, palme de bronze Croix de guerre 1914-1918, palme de bronze (une citation à l'ordre de l’armée, le 6 juillet 1918 - à titre posthume).

Médaille Coloniale Médaille coloniale (agrafe Sahara).


Sources et références[modifier | modifier le code]

  • Archives municipales de la Ville de Gravelines.
  • Cet article contient tout ou partie d'un document provenant du site La Vie rémoise.
  1. Originaire de Polveroso en Corse.
  2. Acte de naissance no 43/1858 de la commune de Gravelines.
  3. Jean Boÿ, « Historique de la 62e promotion de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr (1885-1887), promotion de Novi Bazar » [PDF], sur www.saint-cyr.org, Association des élèves et anciens élèves de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr (Saint-Cyrienne),‎ (consulté le 29 octobre 2014), p. 3 et 5.
  4. Acte de mariage no 277/1884 de la commune de Boulogne-sur-Mer.
  5. Le .
  6. Le .
  7. « Jules Augustin Williams Léon Battesti », base Léonore, ministère français de la Culture.
  8. Journal de marches et des opérations (JMO) de la 104e BI, cote SHD 26 N 525/1, ministère français de la Défense.
  9. La 104e BI est composée des 320e RI de Péronne et 245e RI de Laon de la 52e division de réserve, formée avec des réservistes de la 2e région militaire.
  10. JMO de la 52e DI, cote SHD 26 N 364/1, ministère français de la Défense.
  11. JMO de la 52e DI, cote SHD 26 N 364/1, ministère français de la Défense.
  12. JMO du service de santé divisionnaire de la 52e DI, cote SHD 26 N 365/1, ministère français de la Défense.
  13. Fiche Mort pour la France.
  14. Jean-Yves Sureau, Les rues de Reims : mémoire de la ville, Reims, .
  15. Relevé du mémorial des généraux 1914-1918, Hôtel des Invalides
  16. 209, rue de Cernay à Reims, 49° 15′ 28″ N, 4° 03′ 31″ E.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gérard Géhin et Jean-Pierre Lucas, Dictionnaire des généraux et amiraux français de la Grande guerre, 1914-1918, vol. A-K, t. 1, Paris, Archives & culture, , 519 p. (ISBN 978-2-350-77058-1, notice BnF no FRBNF41310488).

Liens externes[modifier | modifier le code]